La Grande Aventure Lego 2

Alors que les habitants de Bricksburg coulent des jours heureux depuis cinq ans, une nouvelle et terrible menace se profile à l’horizon : des envahisseurs Lego Duplo® venus des confins de l’espace qui détruisent tout sur leur passage !
Pour vaincre ces redoutables ennemis et rétablir la paix dans l’univers Lego, Emmet, Lucy, Batman et leurs amis devront explorer des mondes lointains et inconnus. Ils découvriront même à cette occasion une étrange galaxie où chaque situation est une comédie musicale ! Cette nouvelle aventure mettra à l’épreuve leur courage, leur créativité et leurs facultés de Maîtres Constructeurs…

Cinq ans après le premier volet signé Phil Lord et Christopher Miller, c’est Mike Mitchell (Les Trolls, Famille à louer) qui reprend le flambeau – accompagné de Lord et de Miller au scénario – pour imaginer les nouvelles aventures rocambolesques de l’univers Lego.

On retrouve, dans ce nouveau chapitre, les ingrédients qui ont fait le succès du précédent : un humour décalé, des personnages loufoques ô combien sympathiques, une imagination foisonnante, une animation maîtrisée. On y croise des adorables étoiles qui explosent, des petits cœurs qui vomissent des paillettes, Batman qui rêve de se marier à la Reine aux mille visages – trop chatoyante pour être honnête -, Superman devenu « superpote » avec Lex luthor, Emmeth qui aspire à être un dur à cuire, une Lucie plus tendre qu’elle ne veut laisser paraître mais aussi Bruce Willis qui erre dans les conduits d’aération – parce que, ben, c’est Bruce Willis -, des raptors domestiqués, des vampires scintillants et romantiques comme dans les contes pour adolescents…

De la vanne à tout va, des gags potaches et amusants, et un film qui fait la part belle à la fantaisie et à l’imaginaire. Un bémol tout de même sur la durée (le dernier quart d’heure est de trop), sur le rythme qui s’essouffle à plusieurs reprises et sur la fin moralisatrice tendance guimauve dont on se serait passé. Mais gageons que La Grande Aventure Lego 2 ravira les fans avec le même plaisir de la découverte.

Sortie le 20 février 2019.

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Tout ce qui me reste de la révolution

Angèle avait 8 ans quand s’ouvrait le premier McDonald’s de Berlin-Est… Depuis, elle se bat contre la malédiction de sa génération : être née « trop tard », à l’heure de la déprime politique mondiale. Elle vient d’une famille de militants, mais sa mère a abandonné son combat politique du jour au lendemain pour déménager, seule, à la campagne, et sa sœur a choisi le monde de l’entreprise et a épousé un cadre – au bord du « burn-out ». Seul son père, ancien maoïste chez qui elle retourne vivre, est resté fidèle à ses idéaux. En colère, déterminée, Angèle s’applique autant à essayer de changer le monde qu’à fuir les rencontres amoureuses…
Que lui reste-t-il de la révolution, de ses transmissions, de ses rendez-vous ratés et de ses espoirs à construire? Tantôt Don Quichotte, tantôt Bridget Jones, Angèle tente de trouver son équilibre dans un monde qui a changé.

Traiter de l’héritage de mai 1968 et de la fin des idéologies avec truculence et fantaisie… Telle est l’idée réjouissante de Judith Davies, qui réalise Tout ce qu’il me reste de la révolution, un tourbillon loufoque et chaotique aux propos sagaces.

Inspiré de Tout ce qu’il nous reste de la révolution, c’est Simon, premier spectacle créé en 2008 par le collectif « L’avantage du doute » – troupe dont elle fait partie ainsi que la plupart des acteurs du film -, cette comédie romantico-politique séduit par bien des aspects : son impétuosité, son intelligence fulgurante, sa grogne superbe et volubile… Mais pas seulement. Car ce tempérament rageur – et très drôle – qui s’échine à vouloir changer le monde, cache quelques fêlures qui s’exposent peu à peu, révélant de jolis moments de tendresse.

A la fois rocambolesque, pertinent mais dénué de tout jugement moralisateur, Tout ce qu’il nous reste de la révolution est une bonne surprise, aux dialogues ciselés, servis par des interprètes en tout point parfaits (Malik Zidi, Claire Dumas, Mireille Perrier…). Une belle réflexion sur la vie citoyenne -et la vie, tout court ! -, dont l’ardeur et la finesse d’esprit nous a conquis.

Sortie le 6 février 2019

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The Place

Un homme mystérieux, assis à la même table d’un café, reçoit la visite de dix hommes et femmes qui entrent et sortent à toute heure de la journée pour se confier à lui. Il a la réputation d’exaucer le vœu de chacun en échange d’un défi à relever. Tous se précipitent à sa rencontre. Mais pourquoi et jusqu’où iront-ils pour réaliser leurs désirs ?

Tiré de la série télévisée américaine The Booth At The End, The Place, réalisé par Paolo Genovese, offre un huis clos passionnant aux allures de petit théâtre de l’absurde et des vanités. Oscillant entre la comédie dramatique et le thriller, le film met en scène un homme taciturne, qui endosse le rôle de « maître du jeu », tirant les ficelles de dix pantins, tous fascinés par sa capacité à déterminer leur destin. Croyance, superstition, désespoir, force de conviction… telles sont les motivations de chacun, dont la véritable nature se révèle dès lors qu’ils acceptent de s’en remettre à un inconnu dans l’espoir de voir leur vie changer.

« Chacun des personnages, pour des raisons différentes, se place au centre de sa propre histoire. Il peut le faire pour rechercher un plaisir ou par exigence personnelle, ou encore pour sauver un proche. Ce sont toujours des recherches profondément intimes […]. Ce qui m’intéressait, c’est d’interroger le sens moral, mettre en évidence le façon dont notre morale change en fonction des situations dans lesquelles nous nous trouvons. A travers ces destins croisés, le spectateur est libre de sa propre interprétation, de son propre jugement. » explique le réalisateur.

Une écriture ciselée, un suspense qui va crescendo, une aura mystérieuse, une mise en scène sobre et efficace, une virtuosité de rythme, des comédiens en tout point parfaits – à commencer par Valerio Masteandra, que l’on a du mal à cerner au début mais qui se révèle sublime dans ce personnage tragique -… Autant d’atouts qui font de The Place une très bonne surprise.

Sortie le 30 janvier 2019.

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