London house

Dans un quartier résidentiel de Londres, Kate et Justin, trentenaires bientôt parents, occupent un grand appartement au premier étage d’une belle maison bourgeoise. Lorsque Theresa et Jon, un couple aisé également dans l’attente d’un enfant, emménagent dans l’appartement du rez-de-chaussée, les deux couples se lient d’amitié. Kate est fascinée par Theresa mais au fil d’événements troublants, elle est envahie par un sentiment d’inquiétude qui va se transformer en un véritable cauchemar

Pour son premier long métrage, David Farr s’illustre par la réalisation d’un thriller angoissant particulièrement soigné.

London House n’a de charmant que son titre : derrière les apparences coquette et bourgeoise de la maison et de ses habitants se joue un huis-clos troublant, à coup de miroir déformant, de manipulation sournoise, de mystère et de folie.

L’étau se resserre autour de Kate et de Justin, l’atmosphère oppressante livre peu de répit, et bien que l’on devine très vite l’issue fatale de l’histoire, ce petit théâtre de l’intime de l’horreur exerce une étrange fascination.

Servi par un quator inspiré (Clémence Poésy en tête) et une mise en scène tenue – malgré un scénario attendu -, London House dérange et intrigue. Un premier film prometteur.

Sortie le 22 mars 2017.

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The lost city of Z

L’histoire vraie de Percival Harrison Fawcett, un des plus grands explorateurs du XXe siècle. Percy Fawcett est un colonel britannique reconnu et un mari aimant. En 1906, alors qu’il s’apprête à devenir père, la Société géographique royale d’Angleterre lui propose de partir en Amazonie afin de cartographier les frontières entre le Brésil et la Bolivie. Sur place, l’homme se prend de passion pour l’exploration et découvre des traces de ce qu’il pense être une cité perdue très ancienne. De retour en Angleterre, Fawcett n’a de cesse de penser à cette mystérieuse civilisation, tiraillé entre son amour pour sa famille et sa soif d’exploration et de gloire…

Habitué aux films intimes et sobres, James Gray (La Nuit nous appartient, Two Lovers) étonne en portant sur grand écran une épopée fascinante aux allures de grandes sagas d’aventure. Adapté du roman de David Grann, The Lost City of Z est une fresque épique et envoûtante qui saisit d’emblée par sa mise en scène maîtrisée, son classicisme teinté d’onirisme, son esthétique sublime, son charme captivant.

Portée par un casting impeccable (Charlie Hunnam, Robert Pattinson, Sienna Miller), cette fable poétique sur l’humanisme, le sacrifice et le courage, se révèle aussi puissante que délicate.

Un film magistral.

Sortie le 15 mars 2017.

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L’autre côté de l’espoir

369467.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxHelsinki. Deux destins qui se croisent. Wikhström, la cinquantaine, décide de changer de vie en quittant sa femme alcoolique et son travail de représentant de commerce pour ouvrir un restaurant. Khaled est quant à lui un jeune réfugié syrien, échoué dans la capitale par accident. Il voit sa demande d’asile rejetée mais décide de rester malgré tout. Un soir, Wikhström le trouve dans la cour de son restaurant. Touché par le jeune homme, il décide de le prendre sous son aile.

Lorsque Aki Kaurismäki (L’Homme sans passé) prend sa caméra, ce n’est jamais par hasard. Après avoir traité une première fois le thème de l’immigration dans son dernier film, Le Havre, le cinéaste finlandais braque à nouveau les projecteurs sur les laissés-pour-compte et interroge avec un humour corrosif teinté de désespoir sur la question des réfugiés.

« Avec ce film, je tente de mon mieux de briser le point de vue européen sur les réfugiés considérés tantôt comme des victimes objets de notre apitoiement, tantôt comme des réfugiés économiques qui avec insolence veulent prendre notre travail, nos femmes, nos logements et nos voitures », confie le réalisateur.

Récompensé de l’ours d’argent à la dernière Berlinale, L’autre côté de l’espoir est un conte des temps modernes, qui dénonce avec véhémence sans jamais être moralisateur, qui prône un discours humaniste sans verser dans le sentencieux, et qui pratique l’empathie à travers un comique subversif.

Une économie de moyens d’une efficacité redoutable, une noirceur esthétique sublimée par une lumière délicate, une mise en scène onirique teintée de mélancolie, une musicalité singulière, et des personnages profondément attachants, sans que l’on sache vraiment pourquoi… L’autre côté de l’espoir est un film d’une poésie infinie qui agit tel un miroir grossissant sur le monde qui nous entoure. Implacable et nécessaire.

Sortie le 15 mars 2017.

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