Nos futurs

567868.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxDeux amis d’enfance, qui s’étaient perdus de vue depuis le lycée, se retrouvent et partent en quête de leurs souvenirs…

Si le scénario de Nos Futurs étonne par sa simplicité désarçonnante, il n’est est pas moins efficace. Tel est le talent de Rémi Bezançon (Le Premier jour du reste de ta vie) : nous prendre par la main l’air de rien et nous faire voyager à travers les histoires de la vie qu’il met en scène avec une tendre nostalgie.

Servie par un duo antinomique à la complicité évidente (Pio Marmai en « adulescent » des plus convainquants, Pierre Rochefort tout en justesse en trentenaire taciturne) et des seconds rôles irrésistibles ( Kyan Khojandi en tête dans le rôle d’un « DJ Max Max » déjanté à souhait), Nos futurs est une comédie au fort capital sympathique, construite sous forme de puzzle qui prend forme au gré des indices semés.

Mais n’ajoutons rien de plus si ce n’est que Rémi Bezançon signe un bien joli film où la mélancolie prend des teintes lumineuses et où la légèreté se fait profonde.

Sortie  le 22 juillet 2015.

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Microbe et Gasoil

431745.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLes aventures débridées de deux ados un peu à la marge : le petit « Microbe » et l’inventif « Gasoil ». Alors que les grandes vacances approchent, les deux amis n’ont aucune envie de passer deux mois avec leur famille. A l’aide d’un moteur de tondeuse et de planches de bois, ils décident de fabriquer leur propre « voiture » et de partir à l’aventure sur les routes de France…

Inventivité, débrouillardise, fantaisie, créativité foisonnante, humour décalé, répliques savoureuses et atmosphère surannée… A travers une belle histoire d’amitié entre deux adolescents incompris, aussi ingénieux que doués pour la bricole, Microbe et Gasoil restitue l’univers génialement foutraque de Michel Gondry.

Tissé à partir des souvenirs d’enfance du cinéaste, Microbe et Gasoil revêt un caractère joyeusement nostalgique et rappelle une époque où l’imagination était sans limite, où l’on créait une voiture à partir de deux bouts de bois (avec certes moins de talent que les deux compères du film) et où l’on partait à l’aventure au bout du jardin, le baluchon à l’épaule et les étoiles plein les yeux.

Avec un enthousiasme communicatif, ces deux héros irrésistiblement attachants nous embarquent dans leurs pérégrinations initiatiques faites de rencontres plus ou moins heureuses (un dentiste peu rassurant, une équipe de rugby aux airs mafieux, des sirènes dangereusement séduisantes…), de courses poursuites hilarantes, d’accident capillaire, d’embûches et d’imprévus, de bons moments de complicité et de coeur qui bat la chamade.

Voici un bien joli Road movie picaresque où l’on fabrique, où l’on s’amuse… et où on rend hommage à la liberté. Comme l’admet Gasoil : « Pour être mon ami il faut une sacrée indépendance d’esprit ».

L’artisan Gondry nous conte une nouvelle histoire pleine d’espièglerie avec toute la tendresse, toute la poésie et toute la fantaisie qu’on lui connaît.

Sortie le 8 juillet 2015.

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Daddy cool

551028.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxEntre fous rires et crises de larmes, Cameron Stuart ne sait plus où donner de la tête. Diagnostiqué bipolaire, Cameron suit un traitement dans le but de reconquérir sa femme Maggie et de réintégrer le cocon familial qu’ils forment avec leurs deux filles. Mais lorsque Maggie décide de quitter Boston pour partir à New-York reprendre ses études, la jeune femme n’a pas d’autre choix que de confier la garde de ses enfants à ce père pas tout à fait comme les autres…

« Créer, c’est toujours parler de l’enfance » écrivait Jean Genet. Une citation qui aurait pu inspirer la scénariste Maya Forbes, qui, pour son premier film derrière la caméra, a choisi de mettre en images ses souvenirs d’enfance.

Tendre, drôle, parfois survolté, Daddy cool surprend par sa tonalité résolument moderne et nous plonge dans le quotidien d’un couple en crise au milieu des années 1970. Phase maniaco-dépressive, éducation, égalité des chances, métissage, parité sont quelques uns des thèmes esquissés au cours de cette comédie dramatique douce et lumineuse, qui nous émeut par sa pudeur.

Au-delà du scénario léché et de la mise en scène délicate, Daddy cool est servi par un casting impeccable : Zoé Saldana campe une mère courageuse tiraillée entre le bien-être de sa famille et son envie de réussite socio-professionnelle, la jeune Imogene Wolodarsky (qui n’est autre que la fille de la réalisatrice) révèle déjà une belle maturité d’interprétation. Quant à Mark Ruffalo, il incarne avec aisance et justesse ce père aussi dérouté que déroutant, luttant pour se responsabiliser malgré la maladie, laissant exprimer avec maestria sa folie douce, sa créativité envahissante ou son goût pour l’aventure – qu’il s’agisse d’aller pêcher en slip rouge par temps de neige, de rouler en voiture au plancher « décapotable » ou de confectionner une robe de sirène danseuse de flamenco toute la nuit!

En dépit de son caractère aussi fluctuant que les montagnes russes, ce père non-conventionnel et débordant d’amour réussit peu à peu à trouver un équilibre, certes fragile, mais ô combien sincère.

Un bien joli film sous forme d’hommage, vivement recommandé!

Sortie le 8 juillet 2015.

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