Eden

513445.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxAu début des années 90, la musique électronique française est en pleine effervescence. Paul, DJ, fait ses premiers pas dans le milieu de la nuit parisienne et crée avec son meilleur ami le duo «Cheers».
Ils trouveront leur public et joueront dans les plus grands clubs de la capitale. C’est le début pour eux d’une ascension euphorique, vertigineuse, dangereuse et éphémère.
C’est aussi le parcours sentimental d’un jeune homme qui accumule les histoires d’amour et qui n’arrive pas à construire.
Eden tente de faire revivre l’euphorie des années 90 et l’histoire de la French Touch : cette génération d’artistes français qui continue de briller dans le monde entier.

A travers l’histoire de Paul (Félix de Givry), Mia Hansen-Løve dépeint une époque en pleine recherche créative, mêlant aspiration, vivacité, tâtonnement, curiosité, imagination, et retrace avec une énergie aux notes mélancoliques l’émergence puis l’avènement de la musique électronique.

Inspirée par son frère aîné, Sven, DJ renommé dans le monde de la House Garage, la cinéaste a souhaité mettre l’accent sur une génération hédoniste et visionnaire, qui a pris ses « rêves d’enfant au sérieux » et décidé que « la fête et le plaisir, c’est la vie ».

Souvenirs recréés ou inventés, fiction réelle ou réalité fictive, Eden réveille une certaine nostalgie pleine de tendresse, sublimée par une bande son prestigieuse (Veridis Quo de Daft Punk, The Mkapella de M.K., Caught in the middle de Juliet Roberts…) qui révèle tout l’enthousiasme d’une scène musicale alors inédite.

Si l’on reconnaît le talent de Mia Hansen-Løve pour retranscrire avec poésie et véracité l’ambiance électrisante des années 90, on déplore toutefois le côté poussif de la seconde partie du film et le manque d’empathie pour le personnage principal, qui semble se laisser porter par le courant avec une nonchalance qui devient vite exaspérante.

Une belle intention mais qui ne convainc pas totalement.

Sortie le 19 novembre 2014.

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Les Opportunistes

185751.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxPrès du Lac de Côme en Italie. Les familles de la richissime Carla Bernaschi et de Dino Ossola, agent immobilier au bord de la faillite, sont liées par une même obsession : l’argent. Un accident la veille de Noël va brutalement changer leurs destins.

Adapté du roman Human Capital de Stephen Amidon, Les Opportunistes dévoile le quotidien de riches provinciaux italiens à travers différents tableaux, qu’il s’agisse de l’impassible homme d’affaires (Fabrizio Gifuni), de son épouse tristement oisive qui occupe ses journées par des achats compulsifs (Valeria Bruni Tedeschi), de l’agent immobilier cupide et couard (Fabrizio Bentivoglio) ou de sa femme psy qui cherche à se donner bonne conscience.

Voir ce petit théâtre des vanités se mettre en scène a quelque chose de fort plaisant, un amusement accentué par la tonalité acerbe du film, qui offre une satyre douce-amer de ce petit monde de pantins inconsistants, incarnés avec saveur par des acteurs inspirés.

Autre point fort, le découpage en trois chapitres (chacun dédié à l’un des personnages) qui se rejoignent, permettant à Paolo Virzi de décliner sa comédie noire en plusieurs genres, du polar à la critique sociale et politique en passant par la romance… Un procédé qui révèle toutefois ses limites, chaque histoire s’avérant suffisamment dense pour être approfondie.

Si l’on regrette un manque de cohésion et un rythme qui tend à s’essouffler, Les Opportunistes n’en reste pas moins un film plaisant qui se démarque par son traitement original et son propos caustique.

Sortie le 19 novembre 2014.

 

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Cinéma du Québec à Paris

La_002a Guerre des Tuques d’André Melançon, C.R.A.Z.Y de Jean-Marc Vallée, Le Déclin de l’Empire américain de Denys Arcand, Starbuck de Ken Scott, Monsieur Lazhar de Philippe Falardeau ou encore tout récemment Mommy de Xavier Dolan… depuis de nombreuses années, le cinéma québécois séduit, étonne, émeut, révélant des pépites inattendues qui charment le public par-delà les frontières.

A l’initiative de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), le  Cinéma du Québec à Paris célèbre depuis 18 ans la création cinéphile de la « Belle Province », dans une perspective d’échanges et de découvertes.

Du 21 au 26 novembre 2014, le festival prend ses quartiers d’hiver au Forum des images, sous l’égide de Carole Laure,  présidente d’honneur de l’événement depuis sa création, qui présentera son film Love Project en soirée d’ouverture.

Au programme de cette 18e édition, La Petite Reine, un drame sur le dopage d’Alexis Durand-Brault, Alex marche à l’amour, un documentaire sous forme de road movie signé Dominic Leclerc, 1987, une comédie de Ricardo Trogi, La Gang des hors-la-loi, un film pour enfants de Jean Beaudry ou encore Le Règne de la beauté, de Denys Arcand, qui clôturera les festivités.

Une sélection de courts métrages, une rencontre autour de l’oeuvre du grand poète Gaston Miron ainsi qu’une leçon de musique singulière dirigée par le compositeur et réalisateur Lewis Furey complèteront cette programmation riche et attrayante, qui rappelle toute la force et l’imagination d’un cinéma québécois qui n’a de cesse de se réinventer.

Plus d’informations sur le site du Forum des images.

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