Jeu concours Patients

385646.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxQuand on aime, on partage, qui plus est lorsqu’il s’agit d’un gros coup de coeur ! Patients, premier long métrage de Grand Corps Malade et Mehdi Idir, nous fait passer par une belle palette d’émotions : on rit beaucoup, on pleure un peu – mais avec le sourire -, et on ressort avec une furieuse envie de croquer la vie à pleines dents.

Se laver, s’habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras, traumas crâniens…. Bref, toute la crème du handicap. Ensemble ils vont apprendre la patience. Ils vont résister, se vanner, s’engueuler, se séduire mais surtout trouver l’énergie pour réapprendre à vivre. Patients est l’histoire d’une renaissance, d’un voyage chaotique fait de victoires et de défaites, de larmes et d’éclats de rire, mais surtout de rencontres : on ne guérit pas seul.

Intelligent, solaire, élégant, bien écrit… Patients est un petit bijou que nous vous recommandons vivement ! Pour tenter de remporter 2 places de cinéma ou un exemplaire du récit autobiographique de Grand Corps Malade, il suffit de répondre au questionnaire en ligne ici avant le 3 mars 2017 minuit. Les gagnants, tirés au sort, seront contactés par mail et recevront leur lot par voie postale dans les meilleurs délais.

Bonne chance à tous!

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Les Derniers parisiens

424058.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxTout juste sorti de prison, Nas revient dans son quartier, Pigalle, où il retrouve ses amis et son grand frère Arezki, patron du bar Le Prestige. Nas est décidé à se refaire un nom et Le Prestige pourrait bien lui servir de tremplin…

Premier long métrage de Hamé Bourokba et Ekoué Labitey – membres du groupe de rap La Rumeur -, Les Derniers parisiens esquisse le portrait d’un quartier en pleine mutation, où la vie nocturne, imprévisible et colorée, s’aseptise peu à peu, où les petits commerces se font bouffer par la grosse distribution, où les artistes sans le sou ont disparu au profit de businessmen peu fréquentables et où le fol enthousiasme a cédé la place à une certaine mélancolie.

« Quand on a vu qu’un Starbucks remplaçait un célèbre sex-shop, on s’est dit qu’il y avait un basculement irréversible, décrit Ekoué. La vie est devenue tellement chère que, si quelques boutiques pour les touristes subsistent, beaucoup de gens qui faisaient de Pigalle un lieu pluriel, métissé et commerçant ont dû partir. Les Derniers parisiens est [notre façon de] dire quelque chose sur Paris, sur notre époque, le petit peuple et les gens de peu. »

Une intention louable, une idée originale, quelques trouvailles bien senties (des plans rapprochés, filmés « à hauteur d’hommes » pour mieux immerger le spectateur au coeur des déambulations du personnage principal) et au casting, l’impeccable Reda Kateb… le film avait de quoi réjouir. Malheureusement, le manque de maîtrise technique, le scénario confus qui mêle plusieurs histoires à la fois sans jamais en traiter une seule, les caractères trop superficiels des personnages – qui auraient pourtant mérité d’être creusés-, l’atmosphère couleur pastel là où les teintes franches voire criardes auraient été de meilleur effet, le langage souvent incompréhensible des personnages font que l’on survole le film sans jamais y entrer vraiment.

C’est bien dommage.

Sortie le 22 février 2017.

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Dans la forêt

017677.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxTom et son grand frère Benjamin partent en Suède retrouver leur père pour les vacances d’été. Tom appréhende les retrouvailles avec cet homme étrange et solitaire. Le père, lui, semble convaincu que Tom a le don de voir des choses que les autres ne voient pas.
Quand il leur propose d’aller vers le Nord pour passer quelques jours dans une cabane au bord d’un lac, les enfants sont ravis. Mais l’endroit est très isolé, au milieu d’une immense forêt qui exacerbe les peurs de Tom. Et plus les jours passent, moins le père semble envisager leur retour…

Après Qui a tué Bambi ? et L’Autre monde, le cinéaste Gilles Marchand continue à brouiller les pistes et nous entraîne dans les méandres d’un récit délicieusement angoissant où la frontière entre cauchemar et réalité semble avoir disparu.

A mi-chemin entre le thriller et le conte fantastique, Dans la forêt plonge le spectateur dans une atmosphère onirique au cœur d’une forêt majestueuse qui se révèle vite oppressante. C’est alors que le film se fait envoûtant et nous happe, portés par le regard de Tom, petit garçon quasi-mutique, sensible et intuitif. Fasciné par ce père mystérieux qu’il craint et qui l’intrigue, Tom voit ses peurs d’enfant se matérialiser et n’a pas d’autre choix que de les affronter.

« Je voulais faire ressentir des choses à travers des yeux d’enfant. Le regard qu’on porte sur [notre entourage] quand on est petit est tellement puissant. On ressent le réel comme une aventure. Avec Dans la forêt, j’avais envie de rouvrir des portes que chacun de nous apprend à fermer en devenant adulte » explique Gilles Marchand.

Si l’histoire met un temps à se mettre en place – le récit devient intéressant dès l’instant où apparaît le père, fragile et inquiétant -, on glisse aisément vers cet univers peu commun, où le « monstre » peut se cacher n’importe où, où la figure paternelle déconcerte autant qu’elle émeut, et où nos peurs enfantines refont surface de façon inopinée, tel un diable en boîte.
Une économie de langage, la puissance de la mise en scène, évanescente et magnétique, sublimée par la photographie de Jeanne Lapoirie, l’écriture finement ciselée du scénario, le suspense continu, la prestation sur le fil de Jérémie Elkaïm, dont le personnage flirte dangereusement avec une forme de folie, la maîtrise de jeu du jeune Timothé Vom Dorp, les différentes grilles de lecture – sur la paternité, la transmission, l’apprentissage par la peur -, libres d’interprétation… Autant d’éléments qui font de ce film singulier une expérience cinématographique à part entière.

Avertissement : interdit aux moins de 12 ans

Sortie le 15 février 2017.

 

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