La Dame en noir +

Arthur Kipps, jeune notaire à Londres, est obligé de se rendre dans le petit village perdu de Crythin Gifford pour régler la succession d’une cliente récemment décédée. Dans l’impressionnant manoir de la défunte, il ne va pas tarder à découvrir d’étranges signes qui semblent renvoyer à de très sombres secrets. Face au passé enfoui des villageois, face à la mystérieuse femme en noir qui hante les lieux et s’approche chaque jour davantage, Arthur va basculer dans le plus épouvantable des cauchemars…

Après avoir signé le terrifiant Eden Lake, James Watkins persiste dans le film de genre et adapte La Dame en noir, un roman de Susan Hill écrit il y a près de vingt ans.

Au coeur de paysages fantomatiques qui rappellent la lande sauvage et rude dépeinte par Emily Brontë dans Les Hauts du Hurlevent, Watlins prend un malin plaisir à jouer avec nos peurs – et nos nerfs – en utilisant des mécanismes simples mais efficaces : le parquet qui grince, les portes qui claquent, des cris stridents, des apparitions soudaines, des automates qui s’activent subitement, la petite musique angoissante et sournoise qui prépare le spectateur à un sursaut prochain depuis le fond de son fauteuil… tout concourt à faire que notre palpitant s’emballe à moult reprises, frôlant la limite dusupportable. Le suspense monte rapidement, et nous voici pris au piège entre les mains d’une sorte de marionnettiste machiavélique qui mêle fantastique et drame dans la grande tradition des histoires de fantômes de l’époque victorienne.

Toutefois, en dépit d’une esthétique soignée et de la prestation tout en maîtrise d’un Daniel Radcliffe mélancolique, le scénario sans grande originalité, voire des plus sommaires – une histoire de vengeance et de malédiction d’une femme jugée sénile dont le fils qu’on lui a enlevé est mort noyé – est à déplorer. A voir si le coeur – bien accroché ! – vous en dit…

Sortie le 14 mars 2012.

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Article rédigé par : Laetitia
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