Free fire

Une vente d’armes clandestine doit avoir lieu dans un entrepôt désert. Tous ceux qui y sont associés se retrouvent face à face : deux Irlandais, Justine, l’intermédiaire, et le gang dirigé par Vernon et Ord. Mais rien ne se passe comme prévu et la transaction vire à l’affrontement. C’est désormais chacun pour soi… pour s’en sortir, il va falloir être malin et résistant.

Vous aimez les films bien écrits, autour d’un scénario construit, de personnages dessinés avec soin, d’une mise en scène recherchée ? Mieux vaut passer votre chemin. Free Fire – réalisé par Ben Wheatley – fait plutôt dans la castagne balourde, à coup de petits et gros calibres, à laquelle se livrent des benêts antipathiques à souhait.

Le réalisateur explique s’être inspiré de récits de fusillades des années 1970 et 1980 consignés dans les annales du FBI : « Ce qui ressortait, c’était l’impression de chaos et d’horreur. Ces types étaient surentraînés et il semble que personne ne soit arrivé à tirer droit… C’est complètement fou de lire ça et ce témoignage m’a hanté pendant longtemps, au point que j’ai eu envie d’en faire un film. […] J’ai imaginé ce que cela donnerait dans la réalité – tout en restant bien sûr dans un cadre divertissant ».

Pour ce qui est du chaos, c’est plutôt bien vu. Pour ce qui est du divertissement, cool, drôle et bien pensé, c’est raté. Wheatley se contente de faire du sous-Tarantino, et se complaît dans un film de sales gosses qui, soit, semblent prendre beaucoup de plaisir à se dézinguer les uns les autres dans la bonne humeur, mais qui n’intéressent en rien le spectateur.

Bourrin, simpliste et insignifiant. Mieux vaut se contenter à la rigueur de la bande annonce, seul élément réussi.

Sortie le 14 juin 2017.

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