Wonder

August Pullman est un petit garçon né avec une malformation du visage qui l’a empêché jusqu’à présent d’aller normalement à l’école. Aujourd’hui, il rentre en CM2 à l’école de son quartier. C’est le début d’une aventure humaine hors du commun. Chacun, dans sa famille, parmi ses nouveaux camarades de classe et dans la ville tout entière, va être confronté à ses propres limites, à sa générosité ou à son étroitesse d’esprit…

Comment raconter une histoire sur la tolérance, la différence et le difficile regard des autres sans tomber immanquablement dans la sensiblerie inopportune ? Il faut tout le tact, la bienveillance et la sincérité d’un cinéaste aussi inspiré que Stephen Chbosky (qui nous avait émerveillé avec Le Monde de Charlie), qui adapte au cinéma le roman de R.J Palacio avec une bien belle délicatesse.

Fable sur l’enfance, Wonder est filmé à la manière d’un récit initiatique où le héros apprend progressivement à dépasser ses peurs, à faire fi des préjugés et à s’ouvrir au monde qui l’entoure.

Porté par un merveilleux casting (dont le jeune Jacob Tremblay, remarqué dans Room, et Julia Roberts, que l’on aime tant retrouver sur grand écran), ce film tout en douceur trouve un juste équilibre dans les différentes émotions provoquées grâce à une écriture ingénieuse qui donne la parole à chaque protagoniste qui entoure le héros. Les points de vue se multiplient, les histoires s’entrecroisent et le récit devient choral, insufflant à l’intrigue humour et tendresse, fantaisie et subtilité

Voici un film lumineux sur les blessures d’enfance, qui résonne en chacun de nous.

Sortie le 20 décembre 2017.

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