In the Fade

La vie de Katja s’effondre lorsque son mari et son fils meurent dans un attentat à la bombe. Après le deuil et l’injustice, viendra le temps de la vengeance.

Certains films s’annoncent d’emblée délicats, tant par le sujet traité que par la façon de le mettre en scène qui exige alors pudeur et retenue. Fatih Akin (Soul Kitchen, De l’autre côté) ne s’y est pas trompé en abordant le drame In the Fade sous l’angle du thriller.

Quelques scènes suffisent au cinéaste allemand pour nous plonger dans la douleur insoutenable, celle de l’arrachement cruel, injuste, inacceptable. Le bonheur familial brossé en début de film est réduit en cendres, laissant la place à la souffrance intolérable.

L’intelligence d’Akin est la subtilité avec laquelle il parvient à rendre l’intime universel, investissant le spectateur dans une histoire de vengeance précaire et pourtant haletante grâce à une mise en scène tirée au cordeau.

Mais sa plus grande inspiration est d’avoir confié à Diane Kruger le rôle de cette femme meurtrie et bouleversante. Récompensée du prix d’interprétation féminine au dernier Festival de Cannes, l’actrice, sublime en héroïne tragique, porte magistralement le film sur ses épaules et prouve une fois encore toute l’étendue de sont talent.

In the Fade est un film poignant et éprouvant, dont on ne ressort pas complètement indemne.

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Sortie le 17 janvier 2018.
Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS

Jeu concours Festival cinéma Télérama

Le Festival cinéma Télérama vous donne rendez-vous du 24 au 30 janvier 2018 pour voir ou revoir quelques-uns des meilleurs films de 2017 et découvrir plusieurs films en avant-première !

Munis du PASS (disponible dans le magazine Télérama ou sur Télérama.fr), profitez des séances au prix de 3,50€ dans les cinémas partenaires et concoctez-vous un programme 4 étoiles : au « menu », 120 battements par minute de Robin Campillo, Grand prix du dernier Festival de Cannes, Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve, The lost City of Z de James Gray, Barbara de Mathieu Amalric, Le Caire Confidentiel de Tarik Saleh, Patients de Grand corps malade et Mehdi Idir…

A l’occasion de la 21e édition du Festival cinéma Télérama, organisée en partenariat avec BNP Paribas, nous vous proposons un jeu concours* pour tenter de remporter 5 abonnements numériques Télérama de 3 mois avec accès à la plateforme et 10 hors-séries « cinéma » Télérama.

Pour cela, il vous suffit de répondre au questionnaire en ligne ICI avant le 30 janvier 2018 23h59. Les gagnants, tirés au sort, seront contactés par mail dans les meilleurs délais.

Des PASS sont également à gagner sur cinema.bnpparibas et sur welovecinema.fr.

Plus d’informations sur la page Facebook BNP Paribas et sur le site du Festival Télérama.

Bonne chance à tous !

*valable en France métropolitaine

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS

Downsizing

Pour lutter contre la surpopulation, des scientifiques mettent au point un processus permettant de réduire les humains à une taille d’environ 12 cm : le « downsizing ». Chacun réalise que réduire sa taille est surtout une bonne occasion d’augmenter de façon considérable son niveau de vie. Cette promesse d’un avenir meilleur décide Paul Safranek et sa femme à abandonner le stress de leur quotidien à Omaha (Nebraska), pour se lancer dans une aventure qui changera leur vie pour toujours.

De l’aventure, de l’humour, de la science fiction, une réflexion métaphysique, de la romance aussi… Downsizing, film protéiforme signé du génial Alexander Payne (Nebraska, The Descendants...), a de quoi réjouir nombreux cinéphiles.

Derrière ses airs de fantaisie truculente, Downisizing prend le temps de développer une histoire bien plus complexe qu’il n’y paraît, où la satire politico-sociale côtoie la chronique écologique, où le drame devient comique et ou le récit initiatique donne lieu à une épopée onirique extraordinaire.

« Ce que j’aime, c’est filmer l’homme dans son environnement naturel. Je suis un vrai fan d’Anthony Mann, par exemple. Dans ses films, on se sent toujours proche de l’individu et du contexte dans lequel il évolue. Je partage ce besoin. […] On se promène dans mes films : on a les éléments dont on a besoin pour suivre l’histoire et des informations sur le contexte en plus. Il y a des choses qu’on ne peut pas écrire dans un scénario avant de les découvrir dans le film. Le scénario est juste une excuse pour explorer le monde ! C’est ça qui m’intéresse. » explique le cinéaste qui prouve une fois encore qu’il a le don d’embarquer le spectateur dans un incroyable voyage rythmé par une imagination joyeusement débridée.

L’un des points forts du film, ô combien réjouissant -, est son écriture, fluide, efficace, inventive. Les personnages,  brossés avec finesse, évoluent dans des situations réalistes ou rocambolesques avec aisance, les péripéties se succèdent de façon faussement décousue jusqu’à ce que tout fasse sens… Le casting est judicieux : Matt Damon excelle dans son rôle d’anti-héros fellinien qui finit par se réveiller d’une longue torpeur au gré de ses rencontres insolites, Christoph Waltz nous régale de sa légendaire truculence et Hong Chau fascine par sa force de caractère malgré une apparente fragilité.

Il y aurait encore  tant à dire sur les prouesse techniques remarquables, les effets de perspective judicieux, la mise en scène soignée et poétique, le twist émotionnel subtilement amené, le propos intelligent et singulier… On préfère simplement vous recommander chaleureusement ce gros coup de cœur de ce début d’année !

Sortie le 10 janvier 2018.

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS