Gaspard va au mariage

Après s’être tenu prudemment à l’écart pendant des années, Gaspard, 25 ans, doit renouer avec sa famille à l’annonce du remariage de son père. Accompagné de Laura, une fille fantasque qui accepte de jouer sa petite amie le temps du mariage, il se sent enfin prêt à remettre les pieds dans le zoo de ses parents et y retrouver les singes et les fauves qui l’ont vu grandir… Mais entre un père trop cavaleur, un frère trop raisonnable et une sœur bien trop belle, il n’a pas conscience qu’il s’apprête à vivre les derniers jours de son enfance.

Ce qui charme d’emblée chez le cinéaste Antony Cordier (Douches froides, Happy Few), c’est son imprévisible minutie créatrice qui nous embarque dans son univers follement rocambolesque avec une douceur infinie.

Dans Gaspard va au mariage, le cinéaste s’intéresse au délicat passage à l’âge adulte, aux difficultés de sortir de l’enfance et du cocon familial, de s’aventurer à la rencontre et de voir son univers possiblement voler en éclats. Un sujet familier traité ici avec une grâce toute poétique teintée d’une fantaisie douce et décalée.

Dans cette comédie aux airs de conte initiatique, les histoires se croisent et se décroisent : il y a certes Gaspard (Félix Moati), rêveur contrarié, génial inventeur du bouchon parachute ou de la planche à pain pour mangeoire à oiseaux, parti vivre d’autres aventures loin des siens ; Virgil (Guillaume Gouix), l’aîné responsable et pragmatique qui tente de maintenir à flot un zoo en pleine dérive ; Coline, la benjamine flanquée d’une peau d’ours qui idéalise Gaspard et semble ne pas vouloir grandir ; Max (Johan Heldenbergh), patriarche haut en couleur et futur marié volage qui panse ses blessures en plongeant au milieu de poissons-docteurs ; et Laura (Laëtitia Dosch), jeune femme un brin aventurière qui vient à son insu perturber l’équilibre particulier de cette cette famille marginale éprise de liberté.

Insolite, singulier et parfois déroutant, Gaspard va au mariage séduit par son atmosphère réaliste et féerique, sa mise en scène poétique et aérienne, son casting en tout point parfait, son écriture originale et inspirée.

Voilà un film d’une belle inventivité aussi réjouissant que rafraîchissant !

 

Sortie le 31 janvier 2018.

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In the Fade

La vie de Katja s’effondre lorsque son mari et son fils meurent dans un attentat à la bombe. Après le deuil et l’injustice, viendra le temps de la vengeance.

Certains films s’annoncent d’emblée délicats, tant par le sujet traité que par la façon de le mettre en scène qui exige alors pudeur et retenue. Fatih Akin (Soul Kitchen, De l’autre côté) ne s’y est pas trompé en abordant le drame In the Fade sous l’angle du thriller.

Quelques scènes suffisent au cinéaste allemand pour nous plonger dans la douleur insoutenable, celle de l’arrachement cruel, injuste, inacceptable. Le bonheur familial brossé en début de film est réduit en cendres, laissant la place à la souffrance intolérable.

L’intelligence d’Akin est la subtilité avec laquelle il parvient à rendre l’intime universel, investissant le spectateur dans une histoire de vengeance précaire et pourtant haletante grâce à une mise en scène tirée au cordeau.

Mais sa plus grande inspiration est d’avoir confié à Diane Kruger le rôle de cette femme meurtrie et bouleversante. Récompensée du prix d’interprétation féminine au dernier Festival de Cannes, l’actrice, sublime en héroïne tragique, porte magistralement le film sur ses épaules et prouve une fois encore toute l’étendue de sont talent.

In the Fade est un film poignant et éprouvant, dont on ne ressort pas complètement indemne.

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Sortie le 17 janvier 2018.
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Jeu concours Festival cinéma Télérama

Le Festival cinéma Télérama vous donne rendez-vous du 24 au 30 janvier 2018 pour voir ou revoir quelques-uns des meilleurs films de 2017 et découvrir plusieurs films en avant-première !

Munis du PASS (disponible dans le magazine Télérama ou sur Télérama.fr), profitez des séances au prix de 3,50€ dans les cinémas partenaires et concoctez-vous un programme 4 étoiles : au « menu », 120 battements par minute de Robin Campillo, Grand prix du dernier Festival de Cannes, Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve, The lost City of Z de James Gray, Barbara de Mathieu Amalric, Le Caire Confidentiel de Tarik Saleh, Patients de Grand corps malade et Mehdi Idir…

A l’occasion de la 21e édition du Festival cinéma Télérama, organisée en partenariat avec BNP Paribas, nous vous proposons un jeu concours* pour tenter de remporter 5 abonnements numériques Télérama de 3 mois avec accès à la plateforme et 10 hors-séries « cinéma » Télérama.

Pour cela, il vous suffit de répondre au questionnaire en ligne ICI avant le 30 janvier 2018 23h59. Les gagnants, tirés au sort, seront contactés par mail dans les meilleurs délais.

Des PASS sont également à gagner sur cinema.bnpparibas et sur welovecinema.fr.

Plus d’informations sur la page Facebook BNP Paribas et sur le site du Festival Télérama.

Bonne chance à tous !

*valable en France métropolitaine

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