Boys like us

164964.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxTrois amis gays, trentenaires névrosés, parisiens agités, perdus dans les montagnes autrichiennes. Entre sommets vertigineux et gouffres abyssaux, il est peut-être temps de faire le point sur leurs vies, leurs amours et leur amitié…

Après Domaine, premier long métrage sur l’amour étrange et ambigüe d’un jeune homme et d’une femme plus âgée, Patric Chiha change de registre pour une comédie pêchue teintée de mélancolie.

Tumultueux, joyeusement déluré et profondément nostalgique, Boys like us met en scène une histoire qui se conjugue à trois. Tout d’abord Rudolf (Florian Carove), autrichien psychorigide qui vient de se faire larguer et décide sur un coup de tête de retourner dans son patelin natal pour s’adonner à sa passion : l’écriture. Un changement de vie radical qui risque de mettre en péril sa relation avec ses deux amis de toujours, dont Gabriel (Raphaël Bouvet, aux faux airs de Patrick Dupond), frêle comédien obnubilé par son ex qu’il n’arrive pas à oublier, au point de devoir appeler sa psy à l’aide tel un enfant qui appellerait sa mère pour être rassuré. Enfin, Nicolas (Jonathan Capdevielle), éternel adolescent pathétique qui ne s’est pas vu vieillir, au point d’aller séduire des minets de moins de 20 ans.

Ce trio bancal a pourtant trouvé un équilibre improbable fait de parties de ping-pong improvisées, de séances de trampoline propices aux confidences, de randonnées où l’on se rend compte que l’on a été « un peu homo-cliché aujourd’hui », de soirées où l’on se met minable pour oublier, de coups de gueule inopinés qui éclatent comme une bombe à retardement…

Drôle, gentiment barré et touchant, Boys like us s’interroge sur notre époque et évoque les névroses que l’on tente de masquer, la peine que l’on préfère fuir, la peur de la solitude qui nous assaille, l’angoisse du changement, l’enfance que l’on veut retenir et ces rudes désillusions que l’on ne peut ignorer éternellement.

Malgré une fin « complètement disjonctée » (selon les mots du réalisateur) où le fantôme d’une diva radioactive débarque dans le récit comme un cheveu sur la soupe, cette comédie toute simple nous fait passer un bon moment. Et c’est déjà pas si mal.

Sortie le 3 septembre 2014.

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Article rédigé par : Laetitia
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