Cannes 2012 – A l’intérieur du Festival de Cannes… (2e partie)

Ce que l’on ne sait pas toujours lorsque l’on assiste au Festival de Cannes, c’est qu’il existe tout un tas de codes à connaître afin de profiter au mieux de ce que la Croisette a à offrir.

Règle n°1 : la hiérarchie des accréditations tu maîtriseras

Il existe plusieurs types d’accréditations : presse, exploitant, cinéphile, chacun ayant un accès spécifique.

Sésame des sésames, les accréditations presse sont ces fameux passes réservés aux professionnels qui permettent d’assister aux projections des films en compétition pour la Palme d’Or mais aussi aux films sélectionnés dans les sections parallèles (Un Certain regard, La Semaine de la critique, la Quinzaine des réalisateurs). Ces « accred », comme on dit dans le jargon, sont codifiés par couleur, en fonction de l’importance « médiatique » et de l’ancienneté du journaliste : rose et blanc (le « top du must » : vous êtes prioritaire et accédez à tout ce que vous souhaitez : projections, montée des marches lors de la très convoitée séance du soir – en présence des équipes des films -, conférences, soirées, interviews, stand Nespresso servi par George lui-même dans son plus beau smoking – ou presque -… Bref, la belle vie !), bleu(un peu en-dessous niveau « standing » mais pas mal non plus) et jaune (accès aux projections dans la journée, celles du soir avec montée des marches se faisant sur invitation exclusive).

Les blogueurs peuvent être accrédités « presse » (catégorie « hors média »), mais on ne peut obtenir qu’une seule accréditation presse par blog. William, ce petit veinard, ayant « décroché » le fameux pass presse (le jaune), j’ai dû pour ma part faire une demande d’accréditation « Cannes cinéphiles », attribuée généralement aux cannois, aux associations et aux étudiants en cinéma.

Le premier effet « kiss cool » a été de constater que le pass « Cannes cinéphiles » ne permet pas vraiment de profiter du festival : pas d’accès au Palais des festivals (adieu George !), pas d’accès aux films en compétition – à moins de tenter sa chance dans la file « dernière minute », au cas où tel ou tel film susciterait un moindre intérêt de la part des « accrédités importants ». L’amour propre est donc à ranger au placard (avec sa belle robe de soiréepuisqu’ayant peu de chance de décrocher une invitation pour la projo du soir, il ne faut pas trop compter sur une montée des marches en tenue de soirée!), pas d’accès aux conférences… Si vous n’êtes pas un minimum débrouillard, vous aurez alors de fortes chances de finir frustrés et aigris de passer à côté du festival. Heureusement, le système D est généralement monnaie courante sur la Croisette et il est souvent possible de récupérer des invitations pour des projections à la grâce de certains festivaliers compatissants qui cultivent l’esprit d’entraide.

Arrêtons les médisances : « Cannes cinéphiles » offre toute une programmation des plus intéressantes avec des films en compétition dans les sections parallèles. Mais le deuxième effet « kiss cool » survient lorsque, après vous êtes acquittés de 4€ pour obtenir le programme, vous vous rendez compte que ces projections ne commencent que le vendredi (l’ouverture du festival se faisant deux jours plus tôt) et se déroulent à Cannes La Bocca, à environ 4km de la Croisette. Soit, il existe un réseau de bus qui ne fonctionne pas trop mal… Et ça ajoute un petit côté exotique, pour peu que vous maîtrisiez l’art du second degré !

Pour ce qui est des accréditations « exploitant », elles sont réservées aux gérants de salles de cinéma et fonctionnent par points : chaque accrédité possède un système de points au départ, qui s’auto-alimentent chaque jour. Telle ou telle projection coûtera plus ou moins chère en fonction de l’horaire de diffusion (les séances de 8h30 coûtant bien moins chère que celles du soir) et doivent être réservées en fonction des créneaux donnés (c’est là où vous bénissez votre Iphone et votre super application « pro/presse » car les places partent très vite et la réactivité est alors une qualité primordiale).

Qui eût cru que le Festival était loin d’être un jeu d’enfant ?…

Rendez-vous sur Hellocoton !
Article rédigé par : Laetitia
  • Twitter
  • RSS

Mettre un commentaire