Parasite

Toute la famille de Ki-taek est au chômage, et s’intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit à se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais chez les Park. C’est le début d’un engrenage incontrôlable, dont personne ne sortira véritablement indemne…

Il y a longtemps qu’une Palme d’or n’avait pas fait une telle unanimité ! Perspicace, subtile, malin, précis, brillant… les qualificatifs dithyrambiques ne manquent pas pour qualifier Parasite de Bong Joon-ho.

Le réalisateur d’Okja, qui avait fait grand bruit lors de sa sélection au Festival de Cannes 2017 en raison de son mode de diffusion (le film, produit par Netflix, a été diffusé exclusivement sur la plateforme de streaming, sans aucune sortie en salles de cinéma), a enthousiasmé la Croisette – critique et public confondus.

A travers cette satire sociale aux airs de « tragi-comédie », le cinéaste s’intéresse aux différentes classes sociales et s’interroge sur leur façon de cohabiter dans un monde où les rapports de classe sont de plus en plus violents. Comédie géniale qui explore différents genres cinématographiques avec une étonnante virtuosité, Parasite séduit par son propos d’une rare intelligence, donnant à voir sans jamais condamner.

Ce film, aux affluences « chabroliennes » assumées, est à la fois drôle et inquiétant, caustique et mystérieux, dense et maîtrisé, universel et singulier. Et parce qu’il est des intrigues essentielles de préserver, il est temps d’arrêter ici cette critique et de vous inviter à découvrir cette Palme d’or historique – c’est la première fois qu’un réalisateur coréen remporte la prestigieuse statuette – sur grand écran !

Sortie le 5 juin 2019.

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs.

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS

Ne coupez pas !

Le tournage d’un téléfilm d’horreur filmé en direct bat son plein dans une usine désaffectée. Entre les techniciens blasés et les acteurs pas vraiment concernés, seul le réalisateur semble investi de l’énergie nécessaire pour donner vie à un énième film de zombies à petit budget. Pendant la préparation d’un plan particulièrement ingrat, le tournage est perturbé par l’irruption d’authentiques morts-vivants…

Ne vous fiez pas aux apparences : sous ses faux airs d’amateurisme pathétique, Ne coupez pas, premier long métrage du réalisateur japonais Shin’ichirô UEDA, vaut son pesant de zombies.

Projeté en ouverture du festival Kinotayo en janvier 2019 à la Maison de la Culture du Japon à Paris, ce film aussi désopilant qu’inattendu a reçu le Soleil d’Or du public. Réalisé avec un budget de 26 000 €, Ne coupez pas ! s’inscrit comme l’un des plus gros succès du cinéma indépendant japonais, attirant plus de 2 millions de spectateurs nippons (les producteurs espéraient réaliser 5000 entrées).

On vous laisse découvrir par vous-mêmes les raisons d’un tel succès, non sans vous glisser quelques pistes : de l’inventivité, du kitsch, de l’humour qui rappelle celui distillé dans les mangas télévisés des années 80-90, une mise en scène maîtrisée, alternant plans séquences, flash-back, et mises en abîme vertigineuses d’un film dans un film (dans un film !). Vous suivez ?

Voilà du cinéma d’auteur créatif, loufoque, cocasse et ingénieux. Bref, une belle surprise que l’on vous encourage à découvrir sur grand écran !

Sortie le 24 avril 2019.

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS

The Unthinkable

Alors que la Suède subit une attaque mystérieuse supposée terroriste, Alex est forcé de retourner dans son village natal à la mort de sa mère. Il y retrouve Anna, son amour de jeunesse, ainsi que Bjorn, son père qu’il n’a plus vu depuis plusieurs années. Ensemble, ils devront renouer les liens brisés afin de survivre dans un pays plongé dans le chaos… en attendant le prochain assaut.

Primé au Festival du film fantastique de Gérardmer 2019, The Unthinkable est le premier long métrage du suédois Victor Danell, issu du collectif d’artistes Crazy Pictures. Audacieux, le réalisateur met en scène un film catastrophe par le prisme de la sphère intime. Visuellement impeccable (la réalisation est maîtrisée, la photographie soignée), le films pèche malheureusement d’un excès d’ambition, oubliant tout bonnement le traitement scénaristique.
Construit sur deux époques qui se répondent par flash backs, ce film d’action aux accents de science fiction se focalise sur le personnage d’Alex, devenu un musicien célèbre après avoir grandi dans un foyer dysfonctionnel. Le début du film se déroule autour du gamin qui, devenu adulte, est rappelé par son passé et va devoir son confronter à son père. Du moins est-ce ce que laisse présager cette première partie du film. Il n’en est finalement rien.
Ce retour sur les lieux de son enfance n’est qu’un prétexte scénaristique qui n’apporte rien à l’intrigue. La relation du père et du fils reste superficielle et l’on bascule alors dans cette histoire d’attaque terroriste incompréhensible et incohérente au possible. Les personnages manquent de consistance, les scènes s’enchaînent avec maladresse, les événements apocalyptiques qui se profilent nous laisse sur notre faim.
Voici un film hélas brouillon, bancal et mal amené, qui, faute d’un scénario solide, nous plonge dans la confusion la plus totale et dans un ennui certain. 

En VOD depuis le 28 mars 2019.

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS