Game Night

Pour pimenter leur vie de couple, Max et Annie animent un jeu une nuit par semaine. Cette fois ils comptent sur Brooks, le frère charismatique de Max, pour organiser une super soirée à thème autour du polar, avec vrais faux malfrats et agents fédéraux ! Brooks a même prévu de se faire enlever…. sauf qu’il reste introuvable. En tentant de résoudre l’énigme, nos joueurs invétérés commencent à comprendre qu’ils se sont peut-être trompés sur toute la ligne. De fausse piste en rebondissement, ils n’ont plus aucun point de repère et ne savent plus s’il s’agit encore d’un jeu… ou pas. Cette nuit risque bien d’être la plus délirante – et la plus dangereuse – de toute leur carrière de joueurs…

Après l’insignifiant Vive les vacances, le duo de réalisateurs Jonathan Golstein et John Francis Daley (également scénaristes de Comment tuer son boss ?) se rachètent une conduite avec Game Night, une comédie multi-genres aussi déjantée que jubilatoire.

A la fois polar au scénario bien ficelé, film d’action qui fait la part belle aux cascades spectaculaires et aux courses poursuites haletantes, comédie où humour noir et situations rocambolesques font bon ménage, ce Game Night, aux allures de Cluedo louftingue s’avère fort divertissant.

Les réalisateurs prennent un malin plaisir à mener le spectateur en bateau en dosant brillamment les effets de surprise entre deux éclats de rire soudains. De l’absurde, du grotesque, du suspense, de la castagne, et un casting impeccable – dont Jesse Plemons, tout bonnement génial dans le rôle du voisin sinistre et inquiétant… Game Night est une belle surprise, honnête et efficace, qui fait passer un très bon moment en salles.

Sortie le 18 avril 2018.

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Free fire

Une vente d’armes clandestine doit avoir lieu dans un entrepôt désert. Tous ceux qui y sont associés se retrouvent face à face : deux Irlandais, Justine, l’intermédiaire, et le gang dirigé par Vernon et Ord. Mais rien ne se passe comme prévu et la transaction vire à l’affrontement. C’est désormais chacun pour soi… pour s’en sortir, il va falloir être malin et résistant.

Vous aimez les films bien écrits, autour d’un scénario construit, de personnages dessinés avec soin, d’une mise en scène recherchée ? Mieux vaut passer votre chemin. Free Fire – réalisé par Ben Wheatley – fait plutôt dans la castagne balourde, à coup de petits et gros calibres, à laquelle se livrent des benêts antipathiques à souhait.

Le réalisateur explique s’être inspiré de récits de fusillades des années 1970 et 1980 consignés dans les annales du FBI : « Ce qui ressortait, c’était l’impression de chaos et d’horreur. Ces types étaient surentraînés et il semble que personne ne soit arrivé à tirer droit… C’est complètement fou de lire ça et ce témoignage m’a hanté pendant longtemps, au point que j’ai eu envie d’en faire un film. […] J’ai imaginé ce que cela donnerait dans la réalité – tout en restant bien sûr dans un cadre divertissant ».

Pour ce qui est du chaos, c’est plutôt bien vu. Pour ce qui est du divertissement, cool, drôle et bien pensé, c’est raté. Wheatley se contente de faire du sous-Tarantino, et se complaît dans un film de sales gosses qui, soit, semblent prendre beaucoup de plaisir à se dézinguer les uns les autres dans la bonne humeur, mais qui n’intéressent en rien le spectateur.

Bourrin, simpliste et insignifiant. Mieux vaut se contenter à la rigueur de la bande annonce, seul élément réussi.

Sortie le 14 juin 2017.

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Braquage à l’italienne

Pour Willie, Joe et Al, trois amis octogénaires – ou presque –, la retraite, c’est du passé. Quand ils apprennent que leurs pensions sont parties en fumée, ils décident de passer à l’action. Bousculant tous leurs principes, ils tentent l’impensable : braquer la banque qui les a ruinés !

Après le magique Garden State et le poétique Le Rôle de ma vie, Zach Braff (inénarrable JD de la série Scrubs) nous régale d’une nouvelle comédie irrésistible dont il a le secret.

Au vu de son casting, Braquage à l’ancienne s’avère d’emblée prometteur : l’élégance à l’anglaise de Sir Michael Caine, le charme malicieux de Morgan Freeman et la grogne savoureuse d’Alan Arkin. La complicité des trois protagonistes fonctionnent à merveille dans cette comédie sociale qui dénonce avec mordant le sort réservé aux retraités.

Si le scénario, quoique bien écrit, est plutôt convenu, Zach Braff signe une partition sans réelles fausse note, rythmée et ponctuée de quelques répliques bien senties et de situations cocasses.

Voici une comédie pleine de tendresse aux allures de polar rondement mené, dont on ressort avec le sourire.

Sortie le 3 mai 2017.

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