Le Gangster, le flic et l’assassin

Un puissant chef de gang dont la férocité est redoutée dans le milieu manque de se faire assassiner par un homme qui prend la fuite sans être identifié. S’il a survécu de justesse à l’attaque, le gangster sait que sa réputation est irrémédiablement endommagée : il doit retrouver l’assassin et le faire payer. De son côté, un inspecteur de police, est persuadé que le fameux assassin est l’insaisissable tueur en série nommé « K ».
Le flic et le gangster vont alors unir leurs forces pour attraper l’assassin. Mais si le premier rêve de le voir derrière les barreaux, le deuxième n’a qu’une idée en tête : se venger.

Présenté hors compétition au dernier Festival de Cannes, Le Gangster, le flic et l’assassin, un thriller musclé, rondement mené et somme toute jubilatoire, s’est révélé l’une des bonnes surprises de ce 72e festival. Réalisé par le sud-coréen Lee Won-tae (Man of Will, 2017), cette histoire de vendetta nous embarque dès les premières scènes, où la violence s’exerce sans scrupule mais avec précision (âmes sensibles, s’abstenir).

Un scénario qui tient la route, une association de malfaiteurs des plus inspirée, des acteurs en tout point parfait (du mafieux impavide Ma Dong-seok au mutique et inquiétant Kim Sung-kyu, – l’assassin -, en passant par le flic plein de verve interprété par Kim Moo-yul ), une mise en scène ciselée, nerveuse mais néanmoins élégante, de la castagne… Voici un polar d’une efficacité redoutable dont on ne ressort pas tout à fait indemne… Avis aux amateurs !

Avertissement : Interdit aux – de 12 ans.

Sortie le 14 août 2019.

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The Unthinkable

Alors que la Suède subit une attaque mystérieuse supposée terroriste, Alex est forcé de retourner dans son village natal à la mort de sa mère. Il y retrouve Anna, son amour de jeunesse, ainsi que Bjorn, son père qu’il n’a plus vu depuis plusieurs années. Ensemble, ils devront renouer les liens brisés afin de survivre dans un pays plongé dans le chaos… en attendant le prochain assaut.

Primé au Festival du film fantastique de Gérardmer 2019, The Unthinkable est le premier long métrage du suédois Victor Danell, issu du collectif d’artistes Crazy Pictures. Audacieux, le réalisateur met en scène un film catastrophe par le prisme de la sphère intime. Visuellement impeccable (la réalisation est maîtrisée, la photographie soignée), le films pèche malheureusement d’un excès d’ambition, oubliant tout bonnement le traitement scénaristique.
Construit sur deux époques qui se répondent par flash backs, ce film d’action aux accents de science fiction se focalise sur le personnage d’Alex, devenu un musicien célèbre après avoir grandi dans un foyer dysfonctionnel. Le début du film se déroule autour du gamin qui, devenu adulte, est rappelé par son passé et va devoir son confronter à son père. Du moins est-ce ce que laisse présager cette première partie du film. Il n’en est finalement rien.
Ce retour sur les lieux de son enfance n’est qu’un prétexte scénaristique qui n’apporte rien à l’intrigue. La relation du père et du fils reste superficielle et l’on bascule alors dans cette histoire d’attaque terroriste incompréhensible et incohérente au possible. Les personnages manquent de consistance, les scènes s’enchaînent avec maladresse, les événements apocalyptiques qui se profilent nous laisse sur notre faim.
Voici un film hélas brouillon, bancal et mal amené, qui, faute d’un scénario solide, nous plonge dans la confusion la plus totale et dans un ennui certain. 

En VOD depuis le 28 mars 2019.

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Ocean’s 8

Cinq ans, huit mois, 12 jours… et le compteur tourne toujours ! C’est le temps qu’il aura fallu à Debbie Ocean pour échafauder le plus gros braquage de sa vie. Elle sait désormais ce qu’il lui faut : recruter une équipe de choc. À commencer par son « associée » Lou Miller. Ensemble, elles engagent une petite bande d’expertes : Amita, la bijoutière, Constance, l’arnaqueuse, Tammy, la receleuse, Nine Ball, la hackeuse et Rose, la styliste de mode. Le butin convoité est une rivière de diamants d’une valeur de 150 millions de dollars. Le somptueux bijou sera autour du cou de la célèbre star Daphne Kluger qui devrait être l’objet de toutes les attentions au cours du Met Gala, l’événement de l’année. C’est donc un plan en béton armé. À condition que tout s’enchaîne sans la moindre erreur de parcours. Enfin, si les filles comptent repartir de la soirée avec les diamants sans être inquiétées…

Onze ans après la sortie d’Ocean’s 13, ce nouvel opus, réalisé par Gary Ross (Hunger Games), vient compléter la trilogie initiale, avec à la clef un casting prestigieux et une bande-annonce prometteuse.

Divertissement honnête, Ocean’s 8 respecte les codes qui ont fait le succès de la saga imaginée par Steven Soderbergh : un préambule calqué sur la sortie de prison du personnage principal, la constitution de son équipe d’experts, la mise en œuvre d’un plan aussi ingénieux que risqué, et des péripéties multiples. Le réalisateur pousse le mimétisme jusqu’à reproduire la scène d’ouverture du premier volet, sous prétexte de clin d’œil complice aux fans de la première heure. Le long métrage offre 1h50 de dynamisme, dévoilant un sens du rythme maîtrisé, un retournement de situation jouissif et des actrices convaincantes, Cate Blanchett et Anne Hathaway en tête.

Si la promotion autour du film annonçait un vent de fraîcheur sur la célèbre saga, force est de constater que le résultat final laisse perplexe. A une mise en scène classique vient se greffer un casting certes 4 étoiles, mais dont on ne peut que déplorer les stéréotypes qui l’accompagnent dans le traitement des personnages. Derrière une volonté de mettre en avant les atouts d’une équipe exclusivement féminine, Gary Ross a bien malgré lui glissé vers une écriture maladroite de ses héroïnes, axant davantage son film sur le glamour que sur la cohérence du scénario. Dommage…

Sortie le 13 juin 2018.
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