In the Fade

La vie de Katja s’effondre lorsque son mari et son fils meurent dans un attentat à la bombe. Après le deuil et l’injustice, viendra le temps de la vengeance.

Certains films s’annoncent d’emblée délicats, tant par le sujet traité que par la façon de le mettre en scène qui exige alors pudeur et retenue. Fatih Akin (Soul Kitchen, De l’autre côté) ne s’y est pas trompé en abordant le drame In the Fade sous l’angle du thriller.

Quelques scènes suffisent au cinéaste allemand pour nous plonger dans la douleur insoutenable, celle de l’arrachement cruel, injuste, inacceptable. Le bonheur familial brossé en début de film est réduit en cendres, laissant la place à la souffrance intolérable.

L’intelligence d’Akin est la subtilité avec laquelle il parvient à rendre l’intime universel, investissant le spectateur dans une histoire de vengeance précaire et pourtant haletante grâce à une mise en scène tirée au cordeau.

Mais sa plus grande inspiration est d’avoir confié à Diane Kruger le rôle de cette femme meurtrie et bouleversante. Récompensée du prix d’interprétation féminine au dernier Festival de Cannes, l’actrice, sublime en héroïne tragique, porte magistralement le film sur ses épaules et prouve une fois encore toute l’étendue de sont talent.

In the Fade est un film poignant et éprouvant, dont on ne ressort pas complètement indemne.

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Sortie le 17 janvier 2018.
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Marvin ou la belle éducation

Marvin Bijou est né dans une famille où la culture n’a pas sa place, où la télévision tonitruante règne en maître, où les repas dominicaux sont composés de nuggets et de frites et arrosés allègrement de pastis. Marvin Bijou est né dans un monde rustre et populaire auquel il n’appartient pas. Trop sensible, trop délicat, Marvin est un étranger parmi les siens. Il fuit les brimades auxquelles l’exposait tout ce qui faisait de lui un garçon « différent ». Envers et contre tout, il s’est quand même trouvé des alliés. D’abord, Madeleine Clément, la principale du collège qui lui a fait découvrir le théâtre, et dont il empruntera le nom pour symbole de son salut. Et puis Abel Pinto, le modèle bienveillant qui l’encouragera à raconter sur scène toute son histoire.
Marvin, devenu Martin, va prendre tous les risques pour créer ce spectacle qui, au-delà du succès, achèvera de le transformer.

Libre adaptation d’En finir avec Eddy Bellegueule, roman autobiographique d’Edouard Louis, Marvin ou la belle éducation narre le parcours initiatique d’un jeune homme fuyant une réalité qui n’est pas la sienne, attiré par un monde extraordinaire, plus exaltant, plus fascinant, mais dont les codes lui sont alors inconnus.

Anne Fontaine s’est emparée de cette histoire, qu’elle porte à l’écran avec une élégance teintée de mélancolie, et propose une passionnante réflexion sur le métier de comédien. Peu à peu, on assiste à l’éclosion d’un artiste, qui se révèle au gré de ses rencontres à l’effet cathartique.

Au-delà du récit d’un homme qui se construit seul et s’éduque à travers les arts et la culture, le film aborde avec justesse des sujets essentiels que sont la lutte contre la différence, l’homophobie mais également la maltraitance en milieu scolaire.

Servi par l’interprétation sur le fil d’acteurs merveilleusement inspirés, qu’il s’agisse de Grégory Gadebois, de Vincent Macaigne, ou des révélations Finnegan Oldfield (Les Cowboys, de Thomas Biguedain) et le jeune Jules Porier, Marvin ou la belle éducation n’est pas sans rappeler Billy Elliot tant ce récit bouleversant évoque avec la même émotion la quête d’identité et le dépassement de soi. Un film poignant et intense.

Sortie le 23 novembre 2017.

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Jeu concours Plonger

C’est l’histoire d‘un amour total entre César et Paz.
Paz, photographe espagnole, nourrit une soif de rencontres, d’expériences et de voyages, alors que César, ex-grand reporter de guerre, souhaite à l’inverse s’extraire du tumulte du monde.
Paz est enceinte, cette perspective l’angoisse, l’étouffe. Elle semble s’éloigner chaque jour un peu plus de César, comme obsédée par quelque chose qui lui échappe.
Jusqu’au jour où elle disparaît, laissant son enfant et César sans véritable explication.

Pour son troisième long métrage derrière la caméra, Mélanie Laurent adapte Plonger, le roman de Christophe Ono-dit-Bio, publié en 2013 et récompensé du Grand Prix du roman de l’Académie française et du Prix Renaudot des Lycéens.

Vous souhaitez découvrir ce film dramatique interprété par Gilles Lellouche et Maria Valverde ? Nous mettons en jeu 5 x 2 places de cinéma ** ! Pour tenter votre chance, il vous suffit de répondre directement au questionnaire en ligne ICI avant le mercredi 29 novembre 2017 à 23h59 🙂

Les gagnants, tirés au sort, seront contactés par mail et recevront leurs places par voie postale dans les meilleurs délais.

Bonne chance à tous!

*en salles le 29 novembre 2017

**valables en France métropolitaine

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