La Tortue rouge

331256.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx Conte poétique, récit philosophie, fable écologique, La Tortue rouge met en scène les aventures d’un naufragé sur une île déserte tropicale peuplée de tortues, de crabes et d’oiseaux…

La critique peut être un exercice délicat, où l’on tente de raconter sans trop en dire. Le premier long métrage du néerlandais Michael Dudok de Wit est un tel ravissement que l’envie d’en révéler chaque détail nous chatouille. Mais tomber dans l’euphorie dithyrambique reviendrait à gâcher l’effet de surprise aux futurs spectateurs.

Alors disons seulement que le cinéaste a composé une merveilleuse histoire dénuée de paroles, bourrée de charme et d’intelligence sur l’amour, la tolérance, et la vie. Les lignes épurées, le décor dessiné au fusain, l’heureux mélange du numérique – utilisé subtilement – et de l’artisanal,  l’harmonie des couleurs, l’évidence du langage musical,  la beauté formelle, la simplicité de la narration, tout concorde à la création d’une oeuvre sublime et envoûtante, qui vous invite dans un ailleurs aux mille et une émotions.

Récompensé d’un Prix Spécial Un Certain Regard au dernier Festival de Cannes, La Tortue rouge – coproduit par le prestigieux studio Ghibli –  est une merveille qui provoque de nombreux sourires clairsemés de larmes. Un petit bijou qui enchantera petits et grands.

Sortie le 29 juin 2016.

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Le Prophète

407903.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxSur l’île fictionnelle d’Orphalese, Almitra, une petite fille de huit ans, rencontre Mustafa, prisonnier politique assigné à résidence. Contre toute attente, cette rencontre se transforme en amitié. Ce même jour, les autorités apprennent à Mustafa sa libération. Des gardes sont chargés de l’escorter immédiatement au bateau qui le ramènera vers son pays natal. Sur son chemin, Mustafa partage ses poèmes et sa vision de la vie avec les habitants d’Orphalese. Almitra, qui le suit discrètement, se représente ces paroles dans des séquences oniriques visuellement éblouissantes. Mais lorsqu’elle réalise que les intentions des gardes sont beaucoup moins nobles qu’annoncées, elle fait tout son possible pour aider son ami. Arrivera-t-elle à le sauver ?
Adapté du livre éponyme du poète libanais Khalil Gibran, Le Prophète est un film d’animation singulier, un conte philosophique illustrés par différents courts métrages empreints de lyrisme.
Orchestré par Roger Allers (Le Roi Lion), Le Prophète offre une jolie réflexion sur la liberté, l’amour, le mariage, les enfants, le travail, le bien et le mal, le corps et la mort. Chaque notion est développée dans un court métrage réalisé par différents artistes (Joann Sfar, Bill Plympton, Nina Palley, Mohammed Harib, Paul et Gaëtan Brizzi…), chacun insufflant un peu de son univers à ce long poème métaphorique sur « les grandes questions de l’existence ».
Sublimé par la musique de Gabriel Yared (Le Patient anglais), Le Prophète séduit par son esthétique picturale particulière et élégante, sa tonalité imagée, son rythme délicat, son côté atemporel et ses propos pleins de sagesse incitant à la réflexion.
Néanmoins, on regrette que ce conte philosophique, dont l’ensemble pâtit de la qualité inégale des courts métrages, se perdre parfois dans des considérations trop abstraites.
Sortie le 2 décembre 2015.
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Astérix – Le Domaine des Dieux

213078.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxNous sommes en 50 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Exaspéré par la situation, Jules César décide de changer de tactique : puisque ses armées sont incapables de s’imposer par la force, c’est la civilisation romaine elle-même qui saura  séduire ces barbares Gaulois. Il fait donc construire à côté du village un domaine résidentiel luxueux destiné à des propriétaires romains. : « Le Domaine des Dieux  ». Nos amis gaulois résisteront ils à l’appât du gain et au confort romain ? Leur village deviendra-t-il une simple attraction touristique ? Astérix et Obélix vont tout faire pour contrecarrer les plans de César.

Prenez un scénariste-réalisateur-comédien-humoriste-musicien-touche-à-tout brillant et talentueux passionné d’histoire, de Bach et de personnages moustachus, nommé Alexandre Astier. Confiez-lui un projet aussi fou que des romains un brin mégalomanes (en l’occurrence, l’adaptation de l’une des aventures d’un célèbre Gaulois en 3D). Associez le génie du premier à la dextérité d’un maître ès-animation ayant fait ses gammes chez Pixar (Là-Haut, Wall-E) du nom de Louis Clichy. Laissez mijoter quatre ans pour un maximum de saveur. Servez alors la potion magique sur grand écran pour régaler petits et grands.

Voilà la recette divine, corsée et gouleyante qu’a concocté le duo Astier/Clichy, qui semble rivaliser d’imagination et d’ingéniosité pour cet Astérix – Le domaine des dieux tant attendu.

Un scénario chiadé, à la portée écologique efficace, qui révèle des héros peu glorieux et cupides face à des civiles romains venus goûter aux joies de la douceur gauloise ; de l’action, de l’aventure, du danger, du rire, de la castagne, de la tendresse aussi… et pour rythmer cette intrigue cocasse  et bien ficelée, un casting époustouflant, depuis l’irremplaçable Roger Carel, qui a accepté de sortir de sa retraite le temps de prêter à nouveau sa voix à Astérix, à Guillaume Briat (qui succède au regretté Pierre Tornade pour doubler Obélix), en passant par Alain Chabat, Laurent Lafitte, Lorant Deutch, Florence Foresti, Elie Semoun…

Un film fidèle à l’univers d’Uderzo et Goscinny qui se révèle étonnamment inventif, ô combien jouissif et tout bonnement fantastix!

Sortie le 26 novembre 2014.

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