Priscilla folle du désert au Casino de Paris

Attention : déferlante de plumes et de paillettes annoncée ! Les talons aiguilles sont de sortie et Félicia, Bernadette et Mitzi font le show !

Adaptée de la célèbre comédie musicale signée Stephan Eliott sortie en 1994, Priscilla folle du désert raconte l’histoire d’une transsexuelle et de deux drag-queens qui traversent l’Australie, de Sydney à Alice Springs, à bord d’un bus rose baptisé Priscilla.

Ce  road trip cocasse et fluorescent devenu film culte pour la communauté gay est une ode à la tolérance. Sous ses airs extravagants, cette comédie musicale se révèle précurseur et visionnaire, dévoilant un autre aspect de cette période sombre qu’étaient les années 90, plus marquée par le sida et l’affaire « Philadelphia » que par la fête et les boules à facettes.

Philippe Hersen modernise le film tout en y restant fidèle et met en scène les tribulations de ces trois reines du désert, entourées de 30 artistes – parmi lesquels quelques « voix » connues telles Ana Ka, Amalya Delepierre, Stacey King, toutes révélées dans l’émission « The Voice » -, 500 costumes et 200 perruques. Les tubes de la version originale, situés dans le répertoire disco (70-80), sont réactualisés pour une playlist plus années 80-90, Madonna et Kylie Minogue se substituant ainsi au groupe Abba.

Quant aux chorégraphies hautes en couleur et en voltige de Jaclyn Spencer, elles permettent une réelle mise en valeur des costumes de Frédéric Olivier, très inspirés de Jean-Paul Gaultier (période Madonna, une référence incontournable).

Monter à bord de ce bus magique est la garantie de passer un très bon moment, s’avère être un irrésistible remède antidépresseur et éveille à coup sûr une irrépressible envie de danser… Bonne nouvelle : il reste quelques dates !

Courrez-y !

Priscilla folle du désert, au Casino de Paris jusqu’au 9 juillet 2017.

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS

La La Land

169386.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxAu cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent…
Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ?

Avec le sensationnel Whiplash, Damien Chazelle frappait fort et entrait dans la cour des réalisateurs prometteurs par la grande porte. Attendu au tournant, le revoilà avec La La Land, un film musical exquis, dans la pure tradition du genre.

Dès la première scène, le « show » débute sur les chapeaux de roue : du spectaculaire, du coloré, du rêve, de la danse, une mélodie enjouée et des personnages principaux irrésistibles.

Pendant plus de 2h, pas un faux pas ni une fausse note. Los Angeles se fait le décor romantique de l’histoire de Mia et Sebastian (Emma Stone et Ryan Gosling, convaincants, comme toujours) qui chantonnent et virevoltent avec un charme suranné sur la sublime musique de Justin Hurwitz (compositeur de la bande originale de Whiplash). Claquettes, jazz, valse, amour et rêve à vivre éveillé… c’est Broadway sur grand écran!

Gracieux et élégant, La La Land multiplie les références : l’univers sombre et poétique de Jacques Demy, la virtuosité d’un Fred Astaire et d’une Ginger Rogers, la fluidité des mouvements de caméra de Max Ophüls, le tournage en cinémascope et en technicolor pour retrouver la « pâte » des « musicals » hollywoodiens de la grande époque… Damien Chazelle, cinéphile nostalgique, ne lésine pas pour rendre hommage aux grandes comédies musicales hollywoodiennes.

Ravissant et audacieux (le film aurait pu facilement verser dans le ringard), charmant et émouvant, La La Land – grand vainqueur des derniers Golden Globes -,  s’écoute, se regarde, se ressent et s’applaudit !

Sortie le 25 janvier 2017.

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS

Sing Street

497519-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxDublin, années 80. La pop, le rock, le métal, la new wave passent en boucle sur les lecteurs K7, vibrent dans les écouteurs des walkmans et le rendez-vous hebdomadaire devant  « Top of the Pops » est incontournable.

Conor, un lycéen dont les parents sont au bord du divorce, est obligé à contrecœur de rejoindre les bancs de l’école publique dont les règles d’éducation diffèrent de celles de l’école privée qu’il avait l’habitude de fréquenter.

Il se retrouve au milieu d’élèves turbulents qui le malmènent et de professeurs exigeants qui lui font rapidement comprendre qu’en tant que petit nouveau, il va devoir filer doux. Afin de s’échapper de cet univers violent, il n’a qu’un objectif : impressionner la plus jolie fille du quartier, la mystérieuse Raphina. Il décide alors de monter un groupe et de se lancer dans la musique, univers dans lequel il ne connait rien ni personne, à part les vinyles de sa chambre d’adolescent. Afin de la conquérir,  il lui propose de jouer dans son futur clip…

Aaah, les films de John Carney… Après le sublime Once (oscar de la meilleure chanson) et le ravissant New York Melody, le conteur mélomane reprend la caméra et nous invite dans son univers personnel, poétique, drôle, attachant, où la musique ponctue le quotidien.

Entre nostalgie et modernité, Sing Street dépeint l’Irlande des années 1980, rigide et austère, où le divorce est interdit, les châtiments corporels « éducatifs » autorisés et où l’Angleterre résonne comme une promesse d’un avenir meilleur. C’est dans ce contexte morne que le jeune Conor, parolier à ses heures perdues et introverti le reste du temps, va se révéler sur le son de Duran Duran, The Cure, A-Ha, The Clash pour les beaux yeux de la jolie Raphina…

Des personnages irrésistibles, un scénario bien écrit, une mise en scène tout en virtuosité, des dialogues inspirés, un sens du rythme avéré, de la tendresse, de l’inventivité… et une bande son qui nous fait taper du pied du début à la fin. Sing Street est une comédie pleine de charme qui nous a définitivement conquis !

Sortie le 26 octobre 2016.

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS