Crazy Rich Asians

Née à New York, Rachel Chu n’est jamais allée en Asie. En accompagnant son fiancé Nick Young au mariage de son meilleur ami à Singapour, Rachel est ravie de découvrir le continent de ses ancêtres…même si elle redoute un peu de rencontrer la famille de son fiancé. Il faut dire que Nick a omis quelques détails d’importance. Car il est non seulement l’héritier d’une des familles les plus riches du pays, mais aussi l’un de ses célibataires les plus recherchés. Rachel devient alors la cible de toutes les jeunes femmes de la bonne société singapourienne en mal de maris et, pire encore, de sa future belle-mère. Si l’amour ne s’achète pas, l’argent rend les situations parfois bien complexes…

Adapté du best-seller Singapour Millionaire (premier volet d’une trilogie) de Kevin Kwan, Crazy Rich Asians a été l’un des plus gros succès de l’été outre-Atlantique. Cette comédie romantique hollywoodienne au casting 100% asiatique (Michelle Yeoh, Constance Wu, Ken Jeong, la rappeuse Awkwafina) a séduit le public par son extravagance assumée des plus jouissives.

A la croisée de Dallas, Gossip Girl, Pretty woman et Cendrillon, Crazy Rich Asians ne nous épargne aucun cliché pour se jouer de la société de consommation qui nous entoure, rythmée par les sacro-saints réseaux sociaux, le culte de l’image et la surenchère à tout va.

Si l’histoire est convenue (la rencontre de deux mondes que tout oppose doublée du traditionnel amour impossible), le film de Jon M. Chu se veut surtout un « feel good movie » distrayant, qui ne lésine pas sur les paillettes ni sur la démesure à outrance. Destiné à un public ciblé, voici un film léger, déluré et divertissant.

Sortie le 7 novembre 2018.

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Senses


 

A Kobe, au Japon, quatre femmes partagent une amitié sans faille. Du moins le croient-elles : quand l’une d’elles disparaît du jour au lendemain, l’équilibre du groupe vacille. Chacune ouvre alors les yeux sur sa propre vie et comprend qu’il est temps d’écouter ses émotions et celles des autres…

Ovni poétique, petit bijou de sensibilité, tableau fascinant aux mille et une nuances… Senses vient aiguiser notre regard, affiner notre écoute, nous souffler par sa beauté et éveiller nos émotions avec une douceur infinie.

Le film chorale de Ryûsuke Hamaguchi surprend d’emblée par son format atypique : trois films, cinq chapitres, une durée totale de cinq heures, une forme singulière mêlant série et cinéma. De quoi piquer la curiosité des spectateurs au vif !

Ce conte aux airs de drame (à moins qu’il s’agisse du contraire) brosse le portrait de quatre femmes dans la société japonaise contemporaine. Elles sont trentenaires, épouses ou célibataires, mères, amies… Chacune arrive à un moment de leur vie où la remise en cause débouche sur un point de rupture, envisageant alors un nouveau départ.

La caméra se fait délicate et le cinéaste orchestre une mise en scène tout en harmonie pour capter ces moments de vie, de doutes, d’atermoiements, d’interrogations. Le quotidien de ces héroïnes invisibles se croise, s’entremêle, s’éloigne ou se rejoint, rythmé par une mélancolie quasi-onirique.

L’intimité, le désir, le couple, l’autre, l’incompréhension, les sentiments… autant de sujets universels abordés ici par le prisme de l’intime et qui font écho en chacun de nous. L‘alternance des dialogues et des silences éloquents, les scènes d’apparence anodines qui en révèlent bien plus qu’elles ne le suggèrent, le récit contemplatif, le temps qui s’étire pour laisser la place à l’histoire, aux histoires…

Voici un film sublime qui aborde le cinéma comme une expérience, et qui propose une belle expérience de cinéma.

Sortie le 2 mai 2018 (Senses, 1 et2) ; le 9 mai 2018 (Senses 3 et 4 ) ; le 16 mai 2018 (Senses 5).

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Un Profil pour deux

Pierre, veuf et retraité, ne sort plus de chez lui depuis deux ans. Il découvre les joies d’internet grâce à Alex, un jeune homme embauché par sa fille pour lui enseigner les rudiments de l’informatique. Sur un site de rencontre, une ravissante jeune femme, Flora63, séduite par le romantisme de Pierre, lui propose un premier rendez-vous. Amoureux, Pierre revit. Mais sur son profil il a mis une photo d’Alex et non la sienne. Pierre doit alors convaincre le jeune homme de rencontrer Flora à sa place.

Après s’être intéressé au troisième âge avec Et si on vivait tous ensemble, Stéphane Robelin nous livre une comédie « générationnelle » irrésistible, portée une fois encore par un Pierre Richard espiègle et lunaire à souhait.

Un Profil pour deux, c’est la rencontre entre deux époques, deux personnages un peu paumés, deux caractères pas si différents que l’on pourrait l’imaginer. Pierre (Pierre Richard, génial vieux ronchon au grand coeur) vit dans le souvenir de son épouse regrettée, noie son chagrin dans le whisky ou dans le vin, et attend que la mort vienne le chercher. Alex (Yaniss Lespert, jeune tête d’affiche à suivre) est un aspirant écrivain qui se cherche, qui vivote ça et là, en attendant que la vie le rattrape. Et le chemin de ces deux solitaires va se croiser et donner lieu à une belle amitié sur fond de mensonges, de petits traquenards plus ou moins inoffensifs, de substitution d’identité, de quiproquos savoureux.

Une écriture finement ciselée, un scénario original, une histoire bien amenée, un rythme parfaitement maîtrisé, un duo de comédiens en parfaite osmose et la musique si familière de Vladimir Cosma… autant d’ingrédients réunis pour faire d’Un Profil pour deux une comédie tendre, cocasse et sympathique, comme on les aime.

Sortie le 12 avril 2017.

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