Un Profil pour deux

Pierre, veuf et retraité, ne sort plus de chez lui depuis deux ans. Il découvre les joies d’internet grâce à Alex, un jeune homme embauché par sa fille pour lui enseigner les rudiments de l’informatique. Sur un site de rencontre, une ravissante jeune femme, Flora63, séduite par le romantisme de Pierre, lui propose un premier rendez-vous. Amoureux, Pierre revit. Mais sur son profil il a mis une photo d’Alex et non la sienne. Pierre doit alors convaincre le jeune homme de rencontrer Flora à sa place.

Après s’être intéressé au troisième âge avec Et si on vivait tous ensemble, Stéphane Robelin nous livre une comédie « générationnelle » irrésistible, portée une fois encore par un Pierre Richard espiègle et lunaire à souhait.

Un Profil pour deux, c’est la rencontre entre deux époques, deux personnages un peu paumés, deux caractères pas si différents que l’on pourrait l’imaginer. Pierre (Pierre Richard, génial vieux ronchon au grand coeur) vit dans le souvenir de son épouse regrettée, noie son chagrin dans le whisky ou dans le vin, et attend que la mort vienne le chercher. Alex (Yaniss Lespert, jeune tête d’affiche à suivre) est un aspirant écrivain qui se cherche, qui vivote ça et là, en attendant que la vie le rattrape. Et le chemin de ces deux solitaires va se croiser et donner lieu à une belle amitié sur fond de mensonges, de petits traquenards plus ou moins inoffensifs, de substitution d’identité, de quiproquos savoureux.

Une écriture finement ciselée, un scénario original, une histoire bien amenée, un rythme parfaitement maîtrisé, un duo de comédiens en parfaite osmose et la musique si familière de Vladimir Cosma… autant d’ingrédients réunis pour faire d’Un Profil pour deux une comédie tendre, cocasse et sympathique, comme on les aime.

Sortie le 12 avril 2017.

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La La Land

169386.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxAu cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent…
Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ?

Avec le sensationnel Whiplash, Damien Chazelle frappait fort et entrait dans la cour des réalisateurs prometteurs par la grande porte. Attendu au tournant, le revoilà avec La La Land, un film musical exquis, dans la pure tradition du genre.

Dès la première scène, le « show » débute sur les chapeaux de roue : du spectaculaire, du coloré, du rêve, de la danse, une mélodie enjouée et des personnages principaux irrésistibles.

Pendant plus de 2h, pas un faux pas ni une fausse note. Los Angeles se fait le décor romantique de l’histoire de Mia et Sebastian (Emma Stone et Ryan Gosling, convaincants, comme toujours) qui chantonnent et virevoltent avec un charme suranné sur la sublime musique de Justin Hurwitz (compositeur de la bande originale de Whiplash). Claquettes, jazz, valse, amour et rêve à vivre éveillé… c’est Broadway sur grand écran!

Gracieux et élégant, La La Land multiplie les références : l’univers sombre et poétique de Jacques Demy, la virtuosité d’un Fred Astaire et d’une Ginger Rogers, la fluidité des mouvements de caméra de Max Ophüls, le tournage en cinémascope et en technicolor pour retrouver la « pâte » des « musicals » hollywoodiens de la grande époque… Damien Chazelle, cinéphile nostalgique, ne lésine pas pour rendre hommage aux grandes comédies musicales hollywoodiennes.

Ravissant et audacieux (le film aurait pu facilement verser dans le ringard), charmant et émouvant, La La Land – grand vainqueur des derniers Golden Globes -,  s’écoute, se regarde, se ressent et s’applaudit !

Sortie le 25 janvier 2017.

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La Prunelle de mes yeux

364542-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxUne fille, un garçon. Elle aime la musique, lui aussi (mais pas la même). Ils se détestent, ils se croisent sans cesse. Et surtout : elle est aveugle, il voit parfaitement. Un jour, par provocation, il se fait passer pour aveugle auprès d’elle. Ce qui n’était qu’une mauvaise blague dure un peu trop longtemps, l’amour arrive, la situation se complique, et la supercherie va devenir explosive.

Décalé, pétillant, absurde, fantasque, jouissif, délicat, savoureux, truculent… les adjectifs enthousiastes ne manquent pas quand il s’agit de qualifier la comédie romantique singulière signée Axelle Ropert (Tirez la langue, Mademoiselle). Il y a là un même charme, une même fantaisie, une même douceur mélancolique que dans l’univers de Sébastien Betbeder (2 automnes 3 hivers). Chez Axelle Ropert, les amoureux aussi se tournent autour, mais commencent par s’insupporter mutuellement tout en se cherchant l’un l’autre. Les lois de l’attraction réservent bien des mystères qui semblent inspirer la cinéaste.

« À partir du moment où l’amour affleure, la tragédie s’invite aussi dans le récit. Faire que l’amour ait du poids et de l’importance, que ce ne soit pas une petite convention supplémentaire ajoutée au cahier des charges du genre ; faire que ce soit vraiment déchirant. Cela a un côté casse-gueule, car si c’est déchirant, soudain ce n’est plus si drôle, c’était un équilibre périlleux à mettre en place ! », confie-t-elle.

Servi par un duo électrique interprété par Bastien Bouillon, irrésistible séducteur en toc que l’on adore détester, et la pétillante Mélanie Bernier, adorable amoureuse espiègle, La Prunelle de mes yeux se révèle être une « love story » profonde et légère, moderne et joliment désuète, mélodieuse et cacophonique… comme on les aime tant !

Sortie le 21 décembre 2016.

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