Jeu concours Assassination Nation

Un nouveau jeu concours sur Des Films et des Mots pour un film dans un registre un peu plus musclé que ceux dont on vous parle habituellement !

Signé Sam Levinson, Assassination Nation épouse les codes du film pour adolescent : esthétique léchée, rythme effréné, du suspense, de la baston et un casting de jeunes stars adulées : Bella Thorn (Midnight Sun), Bill Skarsgård (Ça), les mannequins Suki Waterhouse et Hari Nef, la chanteuse de RnB Abra…

L’histoire est celle de Lily, une élève de terminale, et de sa bande d’amies, obnubilées par l’envoi de textos, selfies, tchats et autres « posts » sur les réseaux sociaux. Quand un hacker se met à publier des détails personnels et compromettants sur les habitants de leur petite ville de Harlem, celle-ci sombre rapidement dans la folie. Lily et ses amies décident de s’armer pour survivre à cette nuit meurtrière, et de retrouver le coupable.

Tenté par ce thriller efficace ? Nous mettons en jeu 3 x 2 places de cinéma pour découvrir ce film, présenté au dernier Festival de Sundance, dont la sortie est attendue le 5 décembre 2018.

Pour tenter votre chance, il suffit de répondre au formulaire en ligne ICI  avant le dimanche 2 décembre 2018 23h59. Les gagnants, tirés au sort, seront contactés par mail et recevront leurs places de cinéma par voie postale.

Bonne chance à tous!

*valable en France métropolitaine

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS

Burning

Lors d’une livraison, Jongsu, un jeune coursier qui aspire à devenir écrivain, retrouve par hasard son ancienne voisine, Haemi, dont il tombe sous le charme.  De retour d’un voyage à l’étranger, celle-ci revient cependant avec Ben, un garçon fortuné et mystérieux.  Alors que s’instaure entre eux un troublant triangle amoureux, Ben révèle à Jongsu son étrange secret. Peu de temps après, Haemi disparaît…

Adapté de la nouvelle Les Granges brûlées d’Haruki Murakami, Burning est un thriller envoûtant qui aurait mérité plus d’un prix au Palmarès du Festival de Cannes 2018, où il était présenté en compétition. Reparti bredouille, le film du réalisateur sud-coréen Lee Chang-Dong (Poetry) a néanmoins séduit bien des festivaliers par son écriture ciselée, son atmosphère oppressante nimbée de mystère ou encore sa photographie léchée et élégante, aux contrastes saisissants.

Le cinéaste prend le temps de déployer son intrigue autour de ses personnages dessinés d’un trait précis et qui pourtant restent auréolés d’un flou incertain, comme s’ils cachaient de sombres secrets. Ben, pierre angulaire de cet étrange trio, inspire fascination et inquiétude, tel un Gatsby le magnifique des temps modernes. D’où vient-il ? Que fait-il ? Que veut-il ? La mise en scène faite d’ellipses et de silences vient accentuer la tension diffuse qui monte en puissance tout au long du film.

« Ces trous béants dans l’enchaînement des événements, la pièce manquante qui nous empêche de connaître la vérité, font référence au monde mystérieux dans lequel nous vivons aujourd’hui, ce monde dans lequel on sent bien que quelque chose ne va pas, sans pourtant réussir à expliquer précisément de quoi il s’agit » explique Lee Chang-Dong. 

Une violence sous-jacente qui menace d’exploser à chaque instant, un jeu trouble et dangereux sur les limites de la réalité et de l’imaginaire, un récit déroutant et captivant, une esthétique soignée, tout en claire-obscur, sont autant d’arguments en faveur de ce film délicat et surprenant. Une réussite

Sortie mercredi 29 août 2018.

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS

Under the Silver Lake

À Los Angeles, Sam (Andrew Garfield), 33 ans, sans emploi, rêve de célébrité. Lorsque Sarah (Riley Keough), une jeune et énigmatique voisine, se volatilise brusquement, Sam se lance à sa recherche et entreprend alors une enquête obsessionnelle surréaliste à travers la ville. Elle le fera plonger jusque dans les profondeurs les plus ténébreuses de la Cité des Anges, où il devra élucider disparitions et meurtres mystérieux sur fond de scandales et de conspirations.

Étrange, déroutant, farfelu, décalé… les adjectifs se bousculent mais aucun ne parvient réellement à qualifier le nouveau film singulier de David Robert Mitchell (It Follows) en compétition au Festival de Cannes 2018.

Thriller hallucinogène aux accents comiques, Under the Silver Lake narre les péripéties de Sam, trentenaire oisif un brin paumé, dans le milieu huppé d’un Hollywood factice où tout n’est qu’apparence, images et fantasmes de pacotille.

Truffé de références en tout genre (des comics à l’âge d’or du cinéma hollywoodien en passant par Hitchcock, Lynch, le rock des années 90 ou le dernier tournage de Marilyn Monroe), ce film noir aux couleurs bariolées nous embarque dans un voyage psychédélique sous acide où l’ambiance fantasmagorique se fait angoissante et où le rêve vire au cauchemar.

Une mise en scène sophistiquée qui mélange pop culture et New Age, une esthétique acidulée jusqu’au kitsch qui contraste avec l’atmosphère peu à peu mortifère, une bande son électrisante, une tension dramatique qui va grandissante… autant de qualités qui auraient pu faire un grand film. Mais le cinéaste semble pécher par ambition, servant un scénario alambiqué et foutraque, multipliant les scènes qui s’étirent plus que de raison, et finit par nous perdre dans son imaginaire aussi foisonnant que nébuleux.

Dommage car cet envers du décor hollywoodien nauséabond et décadent, où même les anges semblent déchus, s’annonçait prometteur. Au final, ce lac d’argent faussement envoûtant nous laisse quelque peu groggy…

Sortie le mercredi 8 août 2018.

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS