Cogan : Killing Them Softly +

20319420.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLorsqu’une partie de poker illégale est braquée, c’est tout le monde des bas-fonds de la pègre qui est menacé. Les caïds de la Mafia font appel à Jackie Cogan pour trouver les coupables. Mais entre des commanditaires indécis, des escrocs à la petite semaine, des assassins fatigués et ceux qui ont fomenté le coup, Cogan va avoir du mal à garder le contrôle d’une situation qui dégénère…

« L’Amérique, c’est pas un pays. C’est du business. Alors payez-moi ». Voilà comment Cogan (Brad Pitt) résume tout l’esprit du thriller viril et fiévreux signé Andrew Dominik (L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford).

Adapté du roman L’Art et la manière de George V. Higgins (surnommé « le Balzac des bas-fonds de Boston »), Cogan, Killing Them Softly mêle savamment les genres : film d’action où la violence côtoie non sans mal l’absurde, polar nerveux parsemé d’humour noir, comédie glauque et cynique sur fond de crise économique.

Dans cet univers désespéré où les règlements de compte font légion, Brad Pitt mène la danse, entouré par les talentueux Ray Liotta, James Gandolfini et Sam Shepard. Mais en dépit de son casting prestigieux et d’une mise en scène soignée , le film de Dominik peine à trouver un véritable souffle, se perd dans des dialogues qui n’en finissent plus et se contente finalement de quelques balbutiements. Dommage.

 Sortie en DVD le 5 avril 2013 (Metropolitan Filmexport).

Avertissement : interdit aux moins de 12 ans.

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The Divide –

Amateur de finesse, de poésie, de belles émotions, d’intrigue surprenante et d’histoire vibrante, passez votre chemin. Xavier Gens préfère faire dans le lourd… quitte à flirter dangereusement avec notre seuil de tolérance.

Quand une explosion cataclysmique ravage la ville de New York, huit personnes se réfugient dans le sous-sol de leur immeuble. Des tensions et des rivalités apparaissent parmi les rescapésqui survivent grâce aux réserves déclinantes d’eau et de nourriture. Soudain, des hommes en combinaison pénètrent dans l’abri et font feu sur ses occupants. Eva, qui semble être la plus fragile du groupe, va devoir s’endurcir pour survivre à cette menace extérieure…

Une attaque nucléaire – dont on ne sait finalement pas grand chose -, des hommes mystérieux qui se livrent à l’enlèvement d’enfant pour en faire des cobayes – on ne sait pas trop pourquoi -, des survivants pris au piège qui sombrent peu à peu dans la folie et laissent libre cours à leurs plus bas instincts. Ajoutez quelques scènes d’une violence insupportable (au choix : torture, viol, sadisme et humiliation en tout genre) sur des images de piètre qualité et servies par des acteurs pas franchement inspirés (en même temps, peut-on les blâmer?), et vous obtiendrez toute l’essence de The Divide.

Xavier Gens (Hitman) livre un huis clos pesant et anxiogène à souhait, tout juste bon à vous donner la nausée. Bref, un film à oublier.

Sortie en DVD le 1er juin 2012.

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La Proie

L’un de paradoxes qui se présente lorsque l’on propose une critique d’un film est de constater à quel point il paraît simple d’écrire sur une histoire qui ne nous a pas convaincue alors que porter aux nues un film épatant relève de la torture.

Alors, évidemment, en sortant de la salle de projection encore toute essoufflée d’avoir traqué La Proie, l’enthousiasme est au rendez-vous. « Epoustouflant», « incroyable », « du pur génie », « fort » sont quelques uns des adjectifs qui viennent alors à l’esprit. Pourtant, ces qualificatifs restent faibles face aux diverses sensations procurées par la dernière petite merveille d’Eric Valette (Une Affaire d’Etat).

L’histoire est celle de Franck Adrien (Albert Dupontel, en très grande forme), un braqueur qui s’évade de prison pour traquer son ancien codétenu, Jean-Louis Morel, un tueur en série qui a entrepris de lui coller ses crimes sur le dos. Une policière de la Brigade des Fugitifs se lance à la poursuite du braqueur, devenu bien malgré lui l’ennemi public numéro 1. Quand chacun des protagonistes aura été au bout de lui-même, qui sera le chasseur, et qui sera la proie ?

Un scénario bien ficelé autour d’une intrigue particulièrement musclée, du rythme à vous couper le souffle, une maîtrise du suspense digne du grand Verneuil (Peur sur la Ville), une tension qui ne retombe jamais, des personnages placés dans une urgence permanente, restituée par des scènes de poursuite d’une intensité remarquable – qu’il s’agisse de traverser une fenêtre d’un immeuble, de remonter l’autoroute au pas de course ou de sauter sur un train en marche… Valette et ses comparses n’ont rien laissé au hasard pour emmener le spectateur au coeur d’un thriller des plus palpitants.

Quant à la distribution des plus prestigieuses, on ne peut que saluer Albert Dupontel qui livre une interprétation magistrale, tout en densité et en clair-obscur. L’acteur prouve une fois encore qu’il excelle dans n’importe quel registre. A ses trousses, Alice Taglioni, que l’on retrouve après trois ans d’absence sur nos écrans, est impeccable de retenu dans ce rôle des plus physiques. Dans la peau du tueur en série tendance manipulateur, Stéphane Debac est absolument effrayant de perversité sous ses airs débonnaire.

Le réalisateur explique : « Avec Luc Bossi et Laurent Turner -les scénaristes-, nous étions d’accord sur la nécessité de faire cohabiter la dimension du pur divertissement avec une complexité dramatique et psychologique. Je souhaitais pouvoir offrir un vrai film d’action, « d’entertainement », sans oublier le fond et l’émotion ». Pari gagné!

La Proie est un film d’action « made in France » comme on aimerait en voir plus souvent, dont le héros n’a rien à envier à un Jason Bourne, à un John McClane ou à un Franck Martin…

Cocorico !

Sortie en DVD le 17 août 2011.

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