Mon Top 10 des films sortis en 2018

Clap de fin pour 2018, bienvenue 2019 ! 365 nouvelles pages à écrire, pleines de nouvelles aventures et de découvertes à vivre sur grand écran. Je vous souhaite une merveilleuse année cinématographique, remplie de belles émotions, d’étoiles plein les yeux, et d’histoires qui vous font battre le cœur très fort  !

L’occasion de revenir sur cette année écoulée et de me prêter au jeu du « top 10 ». Sur les près de 700 films (!) sortis en France en 2018, je dois admettre n’en avoir vu « que » 84. Beaucoup de bons films, une poignée de grands crus, et quelques loupés à déplorer. En dépit de ce panorama « réduit », voici mes coups de cœur, que vous partagez peut-être :

10. Melle de Jonquières, d’Emmanuel Mouret, pour la beauté de la langue française

9. Capharnaüm* de Nadine Labaki, Prix du Jury au Festival de Cannes 2018, sur lequel j’ai écrit quelque temps plus tôt

8. My Lady, de Richard Eyre, une belle surprise avec Emma Thompson

7. La Tendre indifférence du monde, de Adilkhan Yerzhanov, autre surprise (kazakhe qui plus est) également découverte à Cannes

6. Cold War, de Pawel Pawlikowski, Prix de la mise en scène à Cannes

5.  Phantom Thread, de Paul Thomas Anderson (une mise en scène sublime et puis, Daniel Day Lewis quoi !)

4. Razzia, de Nabil Ayouch (une jolie claque)

3. Le Poirier sauvage*, de Nuri Bilge Ceylan, injustement boudé par le jury cannois, dont je vous avais parlé en août 2018

2. Girl, de Luka Dhont, récompensé de la Caméra d’or au Festival de Cannes

1. Call me by your name, de Luca Guadagnino, Oscar du meilleur scénario en 2018… Il fait partie de ces films que « j’aime d’amour » pour des raisons évidemment subjectives – l’Italie, la Lombardie, le parfum nostalgique, Timothée Chalamet, la mise en scène solaire, la musique sublime, le scénario de James Ivory – mais assumées

Bref, un palmarès international, que l’on peut juger consensuel au vu du nombre de films qui concouraient dans diverses sélections cannoises (5/10) mais qui démontre une belle créativité à l’échelle mondiale. Et ça, c’est plutôt enthousiasmant !

Allez, vous vous prêtez au jeu ? Dites-moi en commentaire quels ont été vos coups de coeur (et/ou vos coups de gueule d’ailleurs) en matière de films en 2018 !

*Les critiques de ces deux films sont en ligne sur Des Films et des Mots

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Entretien avec Léo Pons à propos de L’Étrange journée de Monsieur Goodman

Arthur Goodman est un antiquaire aigri. Quand un étranger au chapeau noir entre dans sa boutique, il le considère comme un gêneur de plus, un curieux qui va déranger son agencement méticuleux. Mais l’étrange client va lui faire une proposition difficile à refuser…
L’Étrange journée de Monsieur Goodman est un court métrage où le fantastique côtoie la fantaisie, où le rêve peut devenir cauchemar, où le pragmatique s’efface derrière l’extraordinaire. Un décor foisonnant, des tonalités chaudes qui ne sont pas sans rappeler l’univers d’un certain Jean-Pierre Jeunet, une mise en scène ingénieuse… notre curiosité piquée au vif, nous avons rencontré – virtuellement – Léo Pons, jeune réalisateur dont l’imagination débordante semble réserver quelques belles promesses.
Des Films et des Mots : Quel a été de point de départ de L’Étrange journée de Monsieur Goodman ?
Léo Pons : J’ai eu envie de faire un court-métrage différent de ce que j’ai l’habitude de faire, dans un registre que je n’avais jusqu’à présent pas exploité, et pour lequel j’ai cependant énormément d’intérêt : le fantastique. C’est en revisionnant des épisodes de la série « La quatrième dimension » que le déclic s’est fait : « Et si je faisais un film dans cet esprit ? Une sortie d’hommage à cette superbe série ».
DFDM : L’écriture, l’ambiance fantastique, le narrateur sont autant d’éléments qui font référence à la série « La Quatrième dimension » que vous venez d’évoquer. Quelle influence cette série a-t-elle eu sur votre imaginaire?
L.P : J’ai découvert cette série il y a quelques années, et j’ai tout de suite été fasciné par cette série d’histoires fantastiques, énigmatiques, aux chutes toujours inattendues et surprenantes. Je pense que cette série a largement contribué à mon intérêt pour les films fantastiques. D’où l’envie de franchir le pas et de réaliser quelque chose dans cette veine. Dans le même style, j’ai également pu être influencé par les recueilles de nouvelles Le Horla de Maupassant, ou les Histoires extraordinaires d’Edgar Allan Poe.
DFDM : Vous êtes une jeune réalisateur mais vous vous êtes déjà fait remarquer par votre précédent court métrage, Le Hobbit : le retour du roi du Cantal. Pourriez-vous nous « pitcher » votre film, nous parler de votre univers de réalisateur, de vos envies de cinéma ?
L.P :  L’idée du Hobbit du Cantal m’est venue avec des amis fans comme moi du Seigneur des Anneaux. En 2014, on s’est dit que les paysages de la saga de Peter Jackson ressemblaient comme deux gouttes d’eau à ceux du Cantal ! C’est ce qui m’a donné l’idée d’en faire une parodie. La Terre du milieu… version Terre d’Auvergne ! Au départ c’était juste un délire entre copains, et puis au fil du temps, ce qui était un modeste hommage a pris de l’ampleur avec même des retombées dans la presse nationale. Mais on ne s’est jamais vraiment pris au sérieux, et cela reste un film (très) amateur. Je suis, depuis, passé à autre chose. J’ai changé de style et je pense avoir progressé dans ma narration et ma réalisation. C’est ce que j’essaye de prouver avec mon nouveau film L’Étrange Journée de Monsieur Goodman qui, je l’espère, aura une vie en festivals de courts-métrages.
DFDM : Comment êtes-vous venu à la réalisation ? Avez-vous d’autres projets en cours ?
L.P : Quand j’avais 16 ou 17 ans, un ami magicien m’a proposé de réaliser des vidéos de ses tours de magie. Cela m’a tout de suite plu, et j’avais de bons retours concernant mes vidéos. J’ai alors commencé à faire des films pour des amis, des associations. Je filmais à l’époque avec une petite caméra. Dès que j’ai eu 18 ans j’ai franchi le cap, et j’ai investi dans du matériel. Je me suis mis à mon compte, et j’ai crée mon auto-entreprise de réalisation audiovisuelle, « Leomedias ». Aujourd’hui j’ai 21 ans, et je continue à alterner réalisation de films d’entreprise, et réalisation de courts-métrages personnels. Le tout en parallèle de mes études (je suis en première année de Master Communication Politique). Concernant mes projets à venir… eh bien, seul l’avenir nous le dira !

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Ciné concert Georges Méliès à la Cité des Sciences

collection de La Cinémathèque française

A vos agendas ! Ce mercredi 7 février 2018 à 19h30, le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) vous invite au ciné-concert Georges Méliès, précurseur des effets spéciaux à l’Auditorium de la Cité des sciences et de l’industrie. 

Organisé en collaboration avec la Cinémathèque Méliès – Les Amis de Georges Méliès et produit par Zamora Productions, ce spectacle présente un programme exclusif des films de Georges Méliès.

Marie-Hélène Lehérissey, arrière-petite fille de Méliès, y interprète les boniments écrits d’après ceux de son aïeul. Elle représente la troisième génération de présentateur-bonimenteur de la famille. Au piano, Lawrence Lehérissey, son fils et arrière-arrière-petit fils de Méliès, qui a composé et interprète la musique originale du concert.

A travers la grande exposition Effets spéciaux, crevez l’écran ! qui se tient à la Cité des sciences et de l’industrie jusqu’au 19 août 2018, le CNC, coproducteur avec Universcience de cette expo, souhaite montrer au public les atouts considérables de la France dans le domaine des effets spéciaux. Une filière d’excellence dans laquelle de nombreux talents français se démarquent.

Et pour couronner le tout, le ciné-concert est gratuit ! Réservation obligatoire par mail à l’adresse suivante : direction.communication@cnc.fr

On s’y retrouve ?!

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