Le Gangster, le flic et l’assassin

Un puissant chef de gang dont la férocité est redoutée dans le milieu manque de se faire assassiner par un homme qui prend la fuite sans être identifié. S’il a survécu de justesse à l’attaque, le gangster sait que sa réputation est irrémédiablement endommagée : il doit retrouver l’assassin et le faire payer. De son côté, un inspecteur de police, est persuadé que le fameux assassin est l’insaisissable tueur en série nommé « K ».
Le flic et le gangster vont alors unir leurs forces pour attraper l’assassin. Mais si le premier rêve de le voir derrière les barreaux, le deuxième n’a qu’une idée en tête : se venger.

Présenté hors compétition au dernier Festival de Cannes, Le Gangster, le flic et l’assassin, un thriller musclé, rondement mené et somme toute jubilatoire, s’est révélé l’une des bonnes surprises de ce 72e festival. Réalisé par le sud-coréen Lee Won-tae (Man of Will, 2017), cette histoire de vendetta nous embarque dès les premières scènes, où la violence s’exerce sans scrupule mais avec précision (âmes sensibles, s’abstenir).

Un scénario qui tient la route, une association de malfaiteurs des plus inspirée, des acteurs en tout point parfait (du mafieux impavide Ma Dong-seok au mutique et inquiétant Kim Sung-kyu, – l’assassin -, en passant par le flic plein de verve interprété par Kim Moo-yul ), une mise en scène ciselée, nerveuse mais néanmoins élégante, de la castagne… Voici un polar d’une efficacité redoutable dont on ne ressort pas tout à fait indemne… Avis aux amateurs !

Avertissement : Interdit aux – de 12 ans.

Sortie le 14 août 2019.

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Parasite

Toute la famille de Ki-taek est au chômage, et s’intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit à se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais chez les Park. C’est le début d’un engrenage incontrôlable, dont personne ne sortira véritablement indemne…

Il y a longtemps qu’une Palme d’or n’avait pas fait une telle unanimité ! Perspicace, subtile, malin, précis, brillant… les qualificatifs dithyrambiques ne manquent pas pour qualifier Parasite de Bong Joon-ho.

Le réalisateur d’Okja, qui avait fait grand bruit lors de sa sélection au Festival de Cannes 2017 en raison de son mode de diffusion (le film, produit par Netflix, a été diffusé exclusivement sur la plateforme de streaming, sans aucune sortie en salles de cinéma), a enthousiasmé la Croisette – critique et public confondus.

A travers cette satire sociale aux airs de « tragi-comédie », le cinéaste s’intéresse aux différentes classes sociales et s’interroge sur leur façon de cohabiter dans un monde où les rapports de classe sont de plus en plus violents. Comédie géniale qui explore différents genres cinématographiques avec une étonnante virtuosité, Parasite séduit par son propos d’une rare intelligence, donnant à voir sans jamais condamner.

Ce film, aux affluences « chabroliennes » assumées, est à la fois drôle et inquiétant, caustique et mystérieux, dense et maîtrisé, universel et singulier. Et parce qu’il est des intrigues essentielles de préserver, il est temps d’arrêter ici cette critique et de vous inviter à découvrir cette Palme d’or historique – c’est la première fois qu’un réalisateur coréen remporte la prestigieuse statuette – sur grand écran !

Sortie le 5 juin 2019.

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs.

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Mon Top 10 des films sortis en 2018

Clap de fin pour 2018, bienvenue 2019 ! 365 nouvelles pages à écrire, pleines de nouvelles aventures et de découvertes à vivre sur grand écran. Je vous souhaite une merveilleuse année cinématographique, remplie de belles émotions, d’étoiles plein les yeux, et d’histoires qui vous font battre le cœur très fort  !

L’occasion de revenir sur cette année écoulée et de me prêter au jeu du « top 10 ». Sur les près de 700 films (!) sortis en France en 2018, je dois admettre n’en avoir vu « que » 84. Beaucoup de bons films, une poignée de grands crus, et quelques loupés à déplorer. En dépit de ce panorama « réduit », voici mes coups de cœur, que vous partagez peut-être :

10. Melle de Jonquières, d’Emmanuel Mouret, pour la beauté de la langue française

9. Capharnaüm* de Nadine Labaki, Prix du Jury au Festival de Cannes 2018, sur lequel j’ai écrit quelque temps plus tôt

8. My Lady, de Richard Eyre, une belle surprise avec Emma Thompson

7. La Tendre indifférence du monde, de Adilkhan Yerzhanov, autre surprise (kazakhe qui plus est) également découverte à Cannes

6. Cold War, de Pawel Pawlikowski, Prix de la mise en scène à Cannes

5.  Phantom Thread, de Paul Thomas Anderson (une mise en scène sublime et puis, Daniel Day Lewis quoi !)

4. Razzia, de Nabil Ayouch (une jolie claque)

3. Le Poirier sauvage*, de Nuri Bilge Ceylan, injustement boudé par le jury cannois, dont je vous avais parlé en août 2018

2. Girl, de Luka Dhont, récompensé de la Caméra d’or au Festival de Cannes

1. Call me by your name, de Luca Guadagnino, Oscar du meilleur scénario en 2018… Il fait partie de ces films que « j’aime d’amour » pour des raisons évidemment subjectives – l’Italie, la Lombardie, le parfum nostalgique, Timothée Chalamet, la mise en scène solaire, la musique sublime, le scénario de James Ivory – mais assumées

Bref, un palmarès international, que l’on peut juger consensuel au vu du nombre de films qui concouraient dans diverses sélections cannoises (5/10) mais qui démontre une belle créativité à l’échelle mondiale. Et ça, c’est plutôt enthousiasmant !

Allez, vous vous prêtez au jeu ? Dites-moi en commentaire quels ont été vos coups de coeur (et/ou vos coups de gueule d’ailleurs) en matière de films en 2018 !

*Les critiques de ces deux films sont en ligne sur Des Films et des Mots

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