Whiplash

345974.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxAndrew, 19 ans, rêve de devenir l’un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Mais la concurrence est rude au conservatoire de Manhattan où il s’entraîne avec acharnement. Il a pour objectif d’intégrer le fleuron des orchestres dirigé par Terence Fletcher, professeur féroce et intraitable. Lorsque celui-ci le repère enfin, Andrew se lance, sous sa direction, dans la quête de l’excellence.

Il y a des films que l’on voit, bons ou moins bons, qui nous font passer un moment, bon ou moins bon, et que l’on oublie presque aussitôt le générique de fin lancé. Et puis il y a Whiplash

Alliant ivresse et virtuosité, stupeur et admiration, étonnement et palpitation, le premier long métrage du prometteur Damien Chazelle fait partie de ce genre de films inattendus qui vous transportent dès les premières images, vous scotchent à votre fauteuil en éveillant un arc-en-ciel d’émotions et vous reviennent en mémoire de façon inopinée, provocant sourire et euphorie.

Une histoire de transmission, de reconnaissance, de passion dévorante, destructrice et pourtant vitale… Voilà ce que filme magistralement Chazelle à travers le rapport insensé entre un maître (le génial J.K Simmons) et son élève (le prodigieux Miles Teller) réunis autour d’un même amour pour le jazz. Un amour qui conjugue obstination et abnégation, talent et rage, dépassement de soi et perfectionnisme.

La mise en scène, d’une rare intensité, subjugue, la caméra se fait instrument de musique et capte le moindre effleurement, la plus petite hésitation, l’accord parfait, la fureur de l’interprétation, le tempo s’accélère, tout comme notre rythme cardiaque…

Jamais la musique n’avait été ainsi filmée : les notes s’éprouvent, les mouvements s’écoutent, les octaves se respirent et l’effort se partage, les poings serrés et le pied battant la mesure.

Voilà pourquoi Whiplash s’inscrit dans cette rare lignée de ce que l’on peut qualifier de bijoux cinématographiques.

Phénoménal, époustouflant, hypnotique… Aligner les superlatifs semble inutile tant Whiplash s’apparente à une expérience cinématographico-musicale qu’il faut vivre.

Un coup de coeur à découvrir au plus vite !

Sortie le 24 décembre 2014.

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Elle l’adore

582257.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMuriel est esthéticienne. Elle est bavarde, un peu menteuse, elle aime raconter des histoires souvent farfelues. Depuis 20 ans, Muriel est aussi la première fan du chanteur à succès Vincent Lacroix. Avec ses chansons et ses concerts, il occupe presque toute sa vie.
Lorsqu’une nuit, Vincent, son idole, sonne à la porte de Muriel, sa vie bascule. La voici entraînée dans une histoire qu’elle n’aurait pas osé inventer…

Pour son premier long métrage, la réalisatrice Jeanne Herry choisit le mélange des genres et revisite le polar sous l’angle de la comédie.

Une fan a priori quelconque qui ne peut s’empêcher d’affabuler, un chanteur de variété aux abois, un couple de policiers hystériques, plus soucieux de rejouer la sempiternelle antienne « Je t’aime moi non plus » que de résoudre une enquête… avec adresse et légèreté, Elle l’adore nous entraîne dans un tourbillon abracadabrant tout en insufflant une tension grandissante à mesure que l’étau se resserre sur la fantasque Muriel.

Si le rythme a tendance à s’essouffler en cours de route, le scénario inventif – si insensé qu’il est devient vraisemblable – la distribution impeccable (Laurent Lafitte, Pascal Demolon et Olivia Côte) et surtout, la prestation affutée d’une Sandrine Kiberlain aussi agaçante qu’irrésistible, qui nous embarque sans en avoir l’air dans ses joyeuses élucubrations, font de ce premier film une comédie policière fort sympathique.

Sortie le 24 septembre 2014.

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Les Amants du Texas

21023666_2013073114405281.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxBob et Ruth s’aiment, envers et contre tout. Et surtout contre la loi. Un jour, un braquage tourne mal et les deux amants sont pris dans une fusillade. Quand Bob est emmené par la police, Ruth a tout juste le temps de lui annoncer qu’elle est enceinte. Dès lors, Bob n’aura qu’une obsession : s’échapper de prison pour rejoindre sa femme et son enfant.

Mais quand il y parvient, quatre ans plus tard, le rêve correspond mal à la réalité. En fuite, poursuivi par la police et par les membres d’un gang, Bob peine à rétablir le lien avec sa famille. Ruth est devenue mère et elle ne veut pas d’une vie de cavale : courtisée par un policier attentionné, la jeune femme devra choisir entre le passé et l’avenir.

Second long métrage de David Lowery, Les Amants du Texas raconte une histoire d’amour devenue impossible entre un hors-la-loi passionné et une jeune femme prise dans la tourmente entre raison et sentiments.

Pour camper ces Bonnie et Clyde d’un genre plus intimiste, Casey Affleck surprend par sa puissance et sa maturité et fait la part belle à la sublime Rooney Mara, solaire et lunaire. Quant au personnage de Patrick, le shérif dévoué secrètement épris de la belle Ruth, Ben Foster livre une prestation touchante, tout en finesse et en retenue.

L’intemporalité qui se dégage de ce drame aux accents de western teinté de romantisme, la douceur qui nous berce tout au long de ce récit mélancolique entrecoupée de notes brutales, la mise en scène subtile et minimaliste, les personnages au caractère bien définis qui évitent la caricature, la tessiture folk, les images aux couleurs chaudes contrastant avec l’intention terrible du film sont autant d’éléments qui font des Amants du Texas une réussite. Un film a priori tout simple qui laisse pourtant une étrange impression d’éphémère inoubliable.

Sortie le 18 septembre 2013.

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