Her ++

014107.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLos Angeles, dans un futur proche. Theodore Twombly, un homme sensible au caractère complexe, est inconsolable suite à une rupture difficile. Il fait alors l’acquisition d’un programme informatique ultramoderne, capable de s’adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de ‘Samantha’, une voix féminine intelligente, intuitive et étonnamment drôle. Les besoins et les désirs de Samantha grandissent et évoluent, tout comme ceux de Theodore, et peu à peu, ils tombent amoureux…

Raconter une histoire d’amour avec finesse et sensibilité sur fond de science fiction inquiétante et terriblement réaliste :  fidèle à lui-même, Spike Jonze, nous livre une fantaisie peu commune et s’intéresse au sentiment amoureux à travers l’histoire improbable mais non moins sincère entre un homme solitaire et un programme informatique ultra perfectionné.

Le cinéaste – dont l’imagination débordante n’a d’égale que sa lucidité saisissante – nous prend par la main et nous emmène progressivement dans un univers futuriste proche de notre réalité, à cela près que la technologie régit le quotidien de façon absolue, creusant un peu plus le sillon de la solitude. L’effet du miroir grossissant est aussi efficace que terrifiant.

Parmi la foule quasi-autiste qui grouille, pendue à son oreillette et coupée du monde alentour, Theodore (Joaquin Phoenix, en tout point parfait), un « écrivain » par procuration chargé de rédiger lettres, poèmes ou déclarations enflammées pour quiconque n’a plus le temps de prendre sa plume, vaque à ses occupations. Jeux vidéo sur écran plasma « comme si vous y étiez », échange de politesse avec ses voisins, et plaisirs nocturnes vite expédiés afin de détourner un instant cette pesante sensation d’isolement.

Mais quand arrive Samantha, ce programme informatique intuitif, le dialogue s’instaure à nouveau et contre toute attente, une complicité naît peu à peu jusqu’à l’apparition du sentiment amoureux… et de toute sa complexité.

Particulièrement inspiré, Spike Jonze signe son premier scénario en solo – récemment récompensé d’un Oscar – et compose un film poétique et mélancolique particulièrement touchant.

Une expérience étrange et passionnante qui continue de titiller l’esprit bien longtemps après le générique de fin…

Sortie le 19 mars 2014.

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Sugar Man +++

20232850_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxUn destin rocambolesque, une jolie claque musicale, un hommage au folk, la révélation d’un virtuose que tout mélomane se doit de connaître… Voilà toutes les pensées euphoriques qui m’ont assaillie, transportée par Sugar Man, le formidable documentaire – fraîchement oscarisé – de Malik Bendjelloul . Un documentaire complètement fou qui semble faire écho aux propos de Leonard Bernstein : « On ne vend pas la musique. On la partage ».

Au début des années 70, Sixto Rodriguez enregistre deux albums sur un label de Motown. C’est un échec, à tel point qu’on raconte qu’il se serait suicidé sur scène. Plus personne n’entendit parler de Rodriguez. Sauf en Afrique du Sud où, sans qu’il le sache, son disque devint un symbole de la lutte contre l’Apartheid. Des années plus tard, deux fans du Cap partent à la recherche de « Sugar Man ». Ce qu’ils découvrent est une histoire faite de surprises, d’émotions et d’inspiration.

Mais trêve de blablas : le film étant sorti le 26 décembre, voici 5 raisons de courir en salles pour une séance de rattrapage :

1) La découverte d’une histoire si extraordinaire que même le meilleur des scénaristes n’aurait jamais pensé à écrire une telle aventure

2) La rencontre avec un génie qui s’ignore, humble et spontané

3) La musique envoûtante qui vient vous chatouiller le coeur

4) Une mise en scène protéiforme qui mêle enquête, images d’archives, reportage, témoignages servi par un graphisme caméléon

5) L’émotion qui monte crescendo pour exploser en un bonheur immense d’avoir découvert un diamant à l’état pur

Alors tous en salles! Il n’est jamais trop tard pour voir s’écrire une légende…

En salles depuis le 26 décembre 2012

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And the winners are…

Oscars-2013-en-direct-Shirley-Bassey-rend-hommage-a-James-Bond_yahooExportPaysageCe week-end, le cinéma était à l’honneur puisque l’Hexagone décernait ses 38e Césars tandis que deux jours plus tard, le pays de l’oncle Sam remettait ses 85e Oscars.

Passons sur la qualité soporifique de la cérémonie des Césars, qui peine à se renouveler et à sortir d’un conformisme apathique voire affligeant pour nous concentrer sur le palmarès, hélas sans grande surprise (Noémie Lvovsky a d’ailleurs vu ses craintes se confirmer en repartant bredouille malgré les 13 nominations de Camille redouble, comédie fort sympathique mais de bien peu de poids face à l’Amour d’Haneke) :

Meilleur film : Amour de Michael Haneke

Meilleur réalisateur : Michael Haneke pour Amour

Meilleur acteur : Jean-Louis Trintignant pour Amour

Meilleure actrice : Emmanuelle Riva pour Amour

Meilleur court-métrage : Le Cri du homard de Nicolas Guiot

Meilleurs costumes : Christian Gasc pour Les Adieux à la reine

Meilleur montage : Juliette Welfling pour De Rouille et d’os

Meilleur décor : Katia Wyszkop pour Les Adieux à la reine 

Meilleur documentaire : Les Invisibles de Sébastien Lifshitz

Meilleure second rôle féminin : Valerie Benguigui dans Le Prenom

Meilleur scénario original : Amour de Michael Haneke

Meilleure musique originale : Alexandre Desplat pour De Rouille et d’os

Meilleur film étranger : Argo de Ben Affleck

Meilleur son : A. Deflandre, E. Tisserand, G. Boulay pour Cloclo

Meilleure photo : Romain Winding pour Les Adieux à la reine

Meilleur espoir masculin : Matthias Schoenaerts pour De Rouille et d’os

Meilleure espoir féminin : Izia Higelin dans Mauvaise fille

Meilleure adaptation : Thomas Bidegain et Jacques Audiard pour De Rouille et d’os

Meilleur film d’animation : Ernest et Célestine

Meilleur second rôle masculin : Guillaume de Tonquedec pour Le Prénom

Meilleur second rôle féminin : Valérie Benguigui pour Le Prénom

Meilleur premier film : Louise Wimmer de Cyril Mennegun

Une compilation des « meilleurs moments » de la cérémonie est à découvrir ici :

 

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Quant aux Oscars, point de surprise non plus en confirmant les vainqueurs des Golden Globes :

Meilleur film : Argo de Ben Affleck

Meilleur acteur : Daniel Day Lewis pour Lincoln

Meilleure actrice : Jennifer Lawrence dans Happiness Therapy

Meilleur réalisateur : Ang Lee pour L’Odyssée de Pi

Meilleur scénario original : Quentin Tarantino pour Django Unchained

Meilleure adaptation : Chris Terrio pour Argo

Meilleure chanson : Skyfall par Adèle

Meilleure musique : Mychael Danna pour L’Odyssée de Pi

Meilleur décor : Lincoln

Meilleur montage : Argo

Meilleure actrice dans un second rôle : Anne Hataway pour Les Misérables

Meilleur acteur dans un second rôle : Christoph Waltz dans Django Unchained

Meilleur montage son : Zero Dark Thirty et Skyfall

Meilleur mixage son : Les Misérables

Meilleur film étranger : Amour de Michael Haneke

Meilleur documentaire : Sugar Man

Meilleur court-métrage documentaire : Inocente

Meilleur court-métrage de fiction : Curfew

Meilleur maquillage et coiffure : Les Misérables

Meilleurs costumes : Anna Karenine

Meilleurs effets spéciaux : L’Odyssée de Pi

Meilleure photographie : Claudio Miranda pour L’Odyssée de Pi

Meilleur long-métrage d’animation : Rebelle

Meilleur court-métrage d’animation : Paperman

Un joli court-métrage  que nous vous proposons de découvrir ici :


Paperman by Spi0n

Des cérémonies en demi-teinte qui font espérer une prochaine cuvée bien plus diverse et enthousiasmante.

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