Comme le vent

551922.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxArmida Miserere est l’une des premières femmes directrices de prison d’Italie. Régulièrement menacée de mort, elle n’a pas froid aux yeux et impose son autorité tout en s’appliquant à faire respecter les droits des détenus. À la fois forte et fragile, pugnace et sensible, elle rêve aussi d’une vie familiale sans histoire. Sa vie bascule le jour où son mari se fait brutalement assassiner par la mafia. Désormais sans attache, elle accepte la direction de prisons parmi les plus dures d’Italie, sans jamais renoncer à sa quête de vérité et de justice.

Comme le vent s’inspire de la vie d’Armida Misere, une femme de conviction qui abolit les privilèges octroyés aux organisations mafieuses dans le milieu carcéral entre 1990 et 2003.

Si l’aspect politique, historique et social est indéniable, c’est avant tout le portrait d’une femme volontaire et insaisissable, en apparence solide comme un roc mais intérieurement anéantie par la perte de son grand amour que brosse Marco Simon Puccioni (Riparo) avec une empathie émouvante.

La caméra se fait intime en se parant de cette pudeur nécessaire à la distanciation pour filmer les moments les plus importants des dernières années d’Armida, portée par une Valeria Golino bouleversante, tiraillée entre son combat contre l’injustice et le deuil insurmontable qui l’a détruite.

Un style épuré, des acteurs impeccables, une mise en scène tenue sublimée par une photographie soignée, mêlant toute la beauté des paysages insulaires méditerranéens à la froideur du milieu carcéral, un rythme mesuré entrecoupé de flash back fugaces qui interviennent comme des souvenirs… malgré quelques longueurs évitables, Puccioni signe un bel hommage qui met à l’honneur le courage d’une femme amoureuse.

Sortie le 18 juin 2014.

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Article rédigé par : Laetitia
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