Dallas Buyers Club

007448.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx1986, Dallas, Texas. Ron Woodroof a 35 ans, des bottes, un Stetson ; c’est un cow-boy, un vrai. Sa vie : sexe, drogue et rodéo. Tout bascule quand, diagnostiqué séropositif, il lui reste 30 jours à vivre. Révolté par l’impuissance du corps médical, il recourt à des traitements alternatifs non officiels. Au fil du temps, il rassemble d’autres malades en quête de guérison : le Dallas Buyers Club est né. Mais son succès gêne, Ron doit s’engager dans une bataille contre les laboratoires et les autorités fédérales. C’est son combat pour une nouvelle cause… et pour sa propre vie.

Matthew McConaughey est un homme de défis. Un « performer »  de talent capable d’incarner un personnage antipathique au possible – en l’occurrence, un péquenot au cerveau étriqué, accessoirement junkie, homophobe, ringard et bêcheur – qui réussit à émouvoir les spectateurs par son désir de vivre. L’acteur qui se fit connaître du grand public grâce à sa musculature de rêve élargit depuis quelques temps sa palette de jeu, s’affirmant dans des rôles inattendus, plus denses et plus complexes.

Dans Dallas Buyers Club, McConaughey signe sa plus belle prestation, tout en progression, tour à tour rebutant, étonnant, fascinant et finalement terriblement émouvant. De ses frêles épaules, il porte haut le film de Jean-Marc Vallée – inspiré d’une histoire vraie -, aidé par l’insaisissable Jared Leto, qui interprète avec maestria Rayon, un transsexuel séropositif dont l’excentricité cache à peine les fêlures profondes, grâce à qui Ron va élargir ses horizons.

Une double performance sidérante, un scénario tenu, des propos puissants teintés d’humour noir et une réalité faite d’absurdités sont autant de qualités qui font de Dallas Buyers Club un film réussi. Mais ce que l’on en retient avant tout, c’est l’histoire d’une belle aventure humaine.

Sortie le 29 janvier 2014.

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Article rédigé par : Laetitia
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