Gibraltar

21016154_20130627154323412_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx« Toujours mentir. Jamais trahir. »

Afin de mettre sa famille à l’abri du besoin, Marc Duval, un français expatrié à Gibraltar, devient agent d’infiltration pour le compte des douanes françaises.
De petits trafics en cargaisons troubles, il gagne progressivement la confiance de Claudio Lanfredi, un puissant importateur de cocaïne associé aux cartels Colombiens. Cette immersion en eau profonde dans l’univers des narcotrafiquants lui fait courir des risques de plus en plus importants. Mais à mesure que Marc gravit les échelons du cartel, il découvre aussi le luxe et l’argent facile…

En permanence sur le fil du rasoir, seuls ses mensonges le maintiennent encore en vie. Lorsque les douanes anglaises rentrent dans la partie pour arrêter Lanfredi, le jeu devient encore plus dangereux et sa famille risque d’en payer le prix.

Remarqué lors de son précédent film L’Assaut racontant la prise d’otages du vol Paris-Alger de décembre 1994, Julien Leclercq s’intéresse de nouveau à une autre histoire vraie : celle de Marc Fiévet, qui a infiltré les plus importants réseaux de narcotrafiquants de la mafia avant d’être trahi par les autorités douanières qui l’employaient et devoir purger une peine de dix ans de prison.

Servi par une distribution impeccable (notre coup de coeur pour Ricardo Scamarcio, décidément parfait en mafieux fascinant, se confirme une nouvelle fois) et scénarisé par Abel Rouf Dafi (la saga Mesrine, Un prophète), Gibraltar nous entraîne dans un engrenage infernal dans lequel Duval se fait prendre au piège sans aucune échappatoire.

Si ce polar aux images soignées et imprégné d’une ambiance oppressée se veut efficace, il pèche par un manque patent de suspense et de clarté.

A force d’ellipses répétées, le spectateur finit par sombrer dans cet imbroglio confus où l’on peine à identifier certains personnages et les réelles motivations de Duval (un « Monsieur Tout-le-monde » qui, pour payer ses dettes, préfère s’improviser « taupe » quitte à  mettre sa famille en danger plutôt que de vendre par exemple son bateau).

Des incohérences scénaristiques, un rythme qui s’essouffle bien vite et une intrigue bien compliquée font de Gibraltar un film hélas peu convaincant.

Sortie le 11 septembre 2013.

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Article rédigé par : Laetitia
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