Goltzius et la compagnie du Pélican

078074.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxPays-Bas. 16ème siècle.
Hendrik Goltzius est un célèbre peintre et graveur d’œuvres érotiques. Il aimerait ouvrir une imprimerie pour éditer des livres illustrés. Il sollicite alors le Margrave (Marquis) d’Alsace et lui promet un livre extraordinaire avec des images et des histoires de l’Ancien Testament regroupant les contes érotiques de Loth et ses filles, David et Bethsabée, Samson et Dalila, Saint Jean-Baptiste et Salomé. Pour le séduire davantage, il lui offre alors de mettre en scène ces histoires érotiques pour sa cour.

Etrange, sublime, farfelu, outrancier, grand-guignolesque, superbe, rugueux, parfois hermétique et confus, Goltzius et la compagnie du Pélican est un film hors norme, qui séduit autant qu’il rebute.

« Ce que je désire, c’est déconstruire le cinéma pour en souligner la superficialité. Le cinéma est un jeu de dupe : on vous trompe, on contrôle vos pensées. On puise dans votre bagage culturel dans le but de réaliser une expérience cathartique. Le cinéma engage profondément le spectateur alors qu’il n’est qu’un médium artificiel. J’aime cela. Je joue sans cesse avec le spectateur. J’ai envie de jouer » explique Peter Greenaway, cinéaste tout Shakespearien dont les films sont conçus comme des « peintures musicales ».

Si le souci de l’esthétisme transparaît dans les moindres détails de chaque scène réalisées avec une exigence qui ne faiblit jamais (citons par exemple le premier « tableau » où Greenaway montre avec génie comment l’art s’approprie l’histoire à travers différentes oeuvres), on reste pourtant dubitatif quant à la violence, la crudité et la complexité de ce film dont on ressort finalement sans vraiment savoir si nous avons vécu un rêve ou un cauchemar.

Une expérience de cinéma à vivre au moins une fois dans sa vie!

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Sortie mercredi 5 février 2014.

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Article rédigé par : Laetitia
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