Happiness Therapy ++

20302958.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxIl y a des films que l’on va voir à reculons. Parce que l’on s’attend à du déjà vu sans la moindre originalité ; à une comédie romantique mièvre et insignifiante comme il en existe tant ; à du sentimentalisme facile qui risque de venir dangereusement chatouiller nos nerfs… Bref, il y a des films que l’on va voir à reculons. Quand bien même Bradley Cooper soit en tête d’affiche, que Bob de Niro fasse partie du casting et que ledit film ait récolté moult nominations aux Golden Globes, aux Bafta et aux Oscars.

Et voilà que l’air de rien, en diffusant de-ci de-là un parfum de fraîcheur, un soupçon de gravité, quelques ondes de folie et une bonne dose d’humour, Happiness Therapy a terrassé ma mauvaise humeur originelle et m’a fait ressortir de la salle de projection un sourire béat aux lèvres en me disant que tout de même « ils sont forts ces ricains ».

L’histoire est celle de Pat Solatano (surprenant Bradley Cooper, en mode Vol au-dessus d’un nid de coucou) qui, après avoir perdu sa maison, son travail et sa femme et passé huit mois dans un institut psychiatrique, se retrouve dans l’obligation d’emménager chez ses parents.
Malgré tout, Pat affiche un optimisme à toute épreuve, bien déterminé à se reconstruire et à renouer avec son ex-femme malgré une séparation difficile.
Il rencontre alors Tiffany (Jennifer Lawrence, un talent plein de promesse) au parcours tout aussi mouvementé. La jolie jeune femme se propose d’aider Pat à reconquérir son épouse, à condition qu’il lui rende un service en retour. Alors qu’un lien inattendu se tisse peu à peu entre ces deux êtres malmenés, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies jusqu’alors chaotiques.

Un scénario sympathique mêlant folie, humour, réflexion, tendresse et émotion, un casting parfait (De Niro parvient encore à surprendre en patriarche superstitieux bourré de TOC*, Chris Tucker fait un retour plus qu’apprécié et John Ortiz est irrésistible en mari échoué), une mise en scène entre lumière et sobriété et un irrésistible clin d’oeil à Dirty Dancing… Soit, de là à parler de chef-d’oeuvre, il y a encore du chemin. Mais Happiness Therapy s’inscrit bel et bien dans la tradition des comédies romantiques qui font un bien fou. A prescrire de toute urgence!

*TOC : trouble obsessionnel compulsif

Sortie le 30 janvier 2013.

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Article rédigé par : Laetitia
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