Joséphine +

21002612_20130502103303943_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxJoséphine, 29 ans trois-quart, obnubilée par la taille de ses fesses, source de tous ses problèmes, n’a toujours pas trouvé l’homme de ses rêves non-fumeur-bon-cuisinier-qui-aime-les-chats-et-qui-veut-plein-d’enfants. Sa seule consolation, c’est qu’elle vit avec Brad Pitt… consolation de courte durée puisque c’est son chat. Quand sa soeur lui annonce son mariage, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le cappuccino double crème. Elle s’invente alors une histoire d’amour avec un riche chirurgien brésilien qui lui a demandé sa main et l’emmène vivre au bout du monde. Facile à dire… Ce (petit) mensonge va l’entraîner dans un tourbillon d’aventures

Inspirée de la bande dessinée créée en 2008 par Pénélope Bagieu, Joséphine se présente comme une comédie romantique destinée majoritairement à un public féminin aux préoccupations dans l’ère du temps (comprendre des jeunes femmes complexées par leur physique, en quête du prince charmant et fashion victim jusqu’au bout des pieds) – préoccupations un poil réductrices, nous sommes bien d’accord.

Mais, comme se plaît à le rappeler Marilou Berry, l’interprète de cette anti-héroïne « grande gueule, snob et attachiante », le film d’Agnès Obadia (Romaine par moins 30, Qui perd gagne) est avant tout un « feel good movie » (« un film qui met de bonne humeur », pour les non anglophones). « Il ne faut donc pas s’attendre à une réflexion très intense ».

De ce point de vue, le pari est réussi…
Si l’on retrouve les principaux ingrédients de la comédie romantique (la recherche du grand amour – ou comment deux personnes que tout oppose vont finalement tomber amoureux après maintes péripéties -, la bande de potes tous aussi paumés, les situations rocambolesques pleines d’humour, les relations familiales évidemment complexes…), Joséphine parvient à éviter l’excès de mièvrerie.

 Ici, l’héroïne est bourrée de défauts : menteuse multi-récidiviste qui jalouse sa soeur et envie sa meilleure amie, irresponsable à la fâcheuse tendance à régler ses problèmes en appliquant soigneusement la politique de l’autruche (c’est-à-dire en se gavant de chocolat, de glace ou de chips devant la télé), hautaine, un brin naïve, qui préfère se complaire dans une histoire sans lendemain avec un homme marié plutôt que de considérer ce gentil garçon jugé d’emblée comme prévisible et forcément ennuyeux.

S’il est vrai que ce film léger et coloré n’a pas d’autre prétention que de divertir le public, on regrette le piquant qui faisait tout le charme du personnage de Pénélope Bagieu.

Une comédie sentimentale sympathique comme il y en a tant d’autres, au rythme un peu faible et au scénario rabâché, qui a bien du mal à se démarquer de l’indétrônable référence Bridget Jones.

Sortie le 19 juin 2013.

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Article rédigé par : Laetitia
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