La Danseuse

094836-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxLoïe Fuller est née dans le grand ouest américain. Rien ne destine cette fille de ferme à devenir la gloire des cabarets parisiens de la Belle Epoque et encore moins à danser à l’Opéra de Paris. Cachée sous des mètres de soie, les bras prolongés de longues baguettes en bois, Loïe réinvente son corps sur scène et émerveille chaque soir un peu plus. Même si les efforts physiques doivent lui briser le dos, même si la puissance des éclairages doit lui brûler les yeux, elle ne cessera de perfectionner sa danse. Mais sa rencontre avec Isadora Duncan, jeune prodige avide de gloire, va précipiter la chute de cette icône du début du 20ème siècle.

Passionnée, précurseur, visionnaire, opiniâtre… voici le sublime portait d’une femme libre, habitée par son art jusque dans l’absolu, que nous livre Stéphanie Di Giusto. Soko incarne une Loïe Fuller saisissante, exaltée, éclairée, prête à vivre « sa » danse quitte à en perdre la raison. La cinéaste précise : « D’instinct, [Loïe] s’invente un geste et va traverser le monde grâce à lui. La beauté naturelle qu’elle n’a pas, elle va le fabriquer à travers son spectacle et ainsi se libérer grâce à l’art […]. Elle a fait de son mal être une énergie, une explosion de vie, un défi rageur ».

Sa rencontre avec Louis Dorsay (Gaspard Ulliel) mystérieux dandy fasciné par cette danseuse inconventionnelle, l’amitié nouée avec Melle Gabrielle (Mélanie Thierry), loyale et avisée, la fascination néfaste exercée par la toute jeune Isadora Duncan (Lily-Rose Depp), sont autant d’éléments qui viennent romancer cette histoire intime et captivante aux allures de biopic.

Si l’on aurait aimé que le duo Fuller/Duncan soit plus fouillé, La Danseuse n’en est pas moins un film envoûtant, virevoltant, hypnotique. Un hommage nécessaire à un génie injustement oublié.

Sortie le 28 septembre 2016.

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Article rédigé par : Laetitia
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