La Princesse de Montpensier

Un jour de mai 2010, sur la Croisette. La célèbre chaîne cryptée retransmet la très attendue montée des marches de l’équipe du film La Princesse de Montpensier, Bertrand Tavernier en tête.

La princesse, c’est Mélanie Thierry, beauté picturale aux allures vermeeriennes. Majestueuse dans sa robe bustier couleur violine signée du maître (Yves Saint-Laurent, forcément!), la comédienne est entourée de partenaires aussi chic que choc : Gaspard Ulliel (l’impétueux Comte de Guise), Grégoire Leprince-Ringuet (le Prince de Montpensier), Raphaël Personnaz (l’insaisissable Duc d’Anjou) et Lambert Wilson (le mystérieux Comte de Chabane).

A la fin de la projection, la presse semble unanime, les spectateurs, emballés. Le film repartira pourtant bredouille du festival. Qu’importe : ma curiosité a été attisée… j’attendrai donc impatiemment sa sortie en salle.

4 novembre 2010, dans une salle de cinéma parisienne. Je découvre enfin l’histoire de cette princesse de Montpensier, jeune fille insouciante promise au mauvais prétendant. En toile de fond, la guerre de religion.

Mais rendons hommage un instant aux attachés de presse qui ont travaillé ardemment à la promotion du film et citons le synopsis  rédigé avec soin : « 1562, la France est sous le règne de Charles IX, les guerres de religion font rage…

Depuis son plus jeune âge, Marie de Mézières aime Henri, Duc de Guise. Elle est contrainte par son père d’épouser le Prince de Montpensier. Son mari, appelé par Charles IX à rejoindre les princes dans leur guerre contre les protestants, la laisse en compagnie de son précepteur, le Comte de Chabannes, loin du monde, au château de Champigny.

Elle tente en vain d’y oublier sa passion pour Guise, mais devient malgré elle l’enjeu de passions rivales et violentes auxquelles vient aussi se mêler le Duc d’Anjou, futur Henri III ».

A côté, Carmen la bohémienne se ferait presque passer pour une sainte !

Et pourtant, comment ne pas être subjugué par la beauté de cette princesse, comment ne pas être touché par ce cruel dilemme (le statut social ou la passion?), comment ne pas vénérer Madame de La Fayette pour avoir écrit un tel chef d’oeuvre et Bertand Tavernier pour lui rendre un hommage teinté de grâce et d’intelligence?

Car ce film d’époque romanesque aux accent résolument modernes bénéficie non seulement d’une mise en scène tout en virtuosité et de dialogues ô combien soignés, mais aussi d’une distribution remarquable. Saluons – une fois encore – la lumineuse Mélanie Thierry qui porte le film sur ses épaules délicates, aidée notamment par un Lambert Wilson tout en retenu et d’un Raphaël Personnaz simplement explosif.

Alors, soit, 2h20 pour une histoire d’amour et de guerre (ou de guerre et d’amour), ça peut paraître un peu long. Mais fichtre, face à tant de talents, on ne peut que s’incliner !

 Sortie en DVD le 8 mars 2011.

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Article rédigé par : Laetitia
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