Les Adoptés ++

Une famille de femmes que la vie a souvent bousculée mais qui est parvenue avec le temps à apprivoiser les tumultes. Les hommes ont peu de place dans cette vie et naturellement quand l’une d’entre elle tombe amoureuse tout vacille. L’équilibre est à redéfinir et tout le monde s’y emploie tant bien que mal. Mais le destin ne les
laissera souffler que peu de temps avant d’imposer une autre réalité. La famille devra alors tout réapprendre. La mécanique de l’adoption devra à nouveau se mettre en marche forçant chacun à prendre une nouvelle place…

Pour son premier long métrage derrière la caméra, Mélanie Laurent s’essaie à la comédie dramatique et met en scène une famille tournée sur elle-même qui peu à peu, va apprendre à se tourner vers les autres sans jamais perdre le lien qui les unit. Les Adoptés racontent comment on peut être amené à se choisir une nouvelle famille au-delà du cocon familial, à travers trois portraits. Celui de Marine (Marie Dénarnaud) et de
Lisa (Mélanie Laurent), deux soeurs aux relations fusionnelles, élevées par Millie (Clémentine Célarié, dans l’un de ses plus beaux rôles), douce marginale, à la tête d’un matriarcat bien malgré elle.

Marine se passionne pour la littérature anglo-saxonne. Lisa rêve de musique, joue de la guitare et travaille dans une boutique de violons. Marine aime emmener son neveu au musée et lui faire découvrir Mozart et Chopin. Lisa préfère accompagner son fils au zoo et le bercer de ses souvenirs d’enfance imagés. Marine est une rêveuse,  prête à prendre le risque de tomber amoureuse et d’aller de l’avant. Lisa est terrifiée à l’idée du changement.

Quant à Alex (Denis Ménochet), l’élément « perturbateur » menaçant l’équilibre instauré par ce couple de soeurs, c’est un paumé aux nombreuses fêlures qui tombe amoureux de Marine et va tenter de se faire « adopter » par cette autre famille.

Les Adoptés est un film touchant, plein de douceur, où les rires cristallins éclatent et où la magie de l’enfance opère toujours, même chez les adultes. La peur vient également ponctuer l’histoire de ces personnages attachants, sous de multiple formes : la peur de  grandir, la peur de perdre l’harmonie établie, la peur de souffrir, la peur de la mort… autant de sentiments qui résonnent chez le spectateur.

Mélanie Laurent s’est entourée des meilleurs (une distribution formidable, une lumière sublime, un sens de la photographie avéré) et signe un premier long métrage fort prometteur aux jolis moments d’émotion, qui parlera sûrement aux fans de Radu Mihaileanu, de Philippe Lioret ou de Mike Mill (dont on reconnaît l’influence).  Souhaitons-lui le même succès !

Sortie le 23 novembre 2011.

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Article rédigé par : Laetitia
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