Les Optimistes

092880.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx« Les Optimistes » est le nom d’une équipe de volley norvégienne hors du commun : les joueuses ont entre 66 et 98 ans ! Bien que ces mamies sportives n’aient pas joué un seul vrai match en 30 ans d’entraînement, elles décident de relever un grand défi : se rendre en Suède pour affronter leurs homologues masculins. Mais avant cela, il faut broder les survêtements, trouver un sponsor, convaincre l’entraîneur national de les coacher, mémoriser les règles qu’elles ont oubliées, se lever au petit matin pour aller courir… Croyez-les : être sénior est une chance, et ces « Optimistes » la saisissent en plein vol !

Des regards pétillants, des visages qui s’illuminent de sourires, heureux, serein, malicieux, des éclats de rire qui tintinnabulent et une quiétude commune qui ne masque nullement les inquiétudes de la vie. Voici les « Optimistes », des athlètes en goguette, qui rappellent que vieillir est loin d’être une fatalité.

La caméra de Gunhild Westhagen Magnor se fait douce et discrète pour mettre en lumière ces femmes merveilleuses, débordantes d’énergie, malgré les « bobos » du quotidien, le corps qui faiblit ou la maladie, sournoise et pernicieuse.

Il y a Lillemor, 88 ans, la fondatrice du club de volley pour sénior, qui carbure à la levure de poisson depuis une vingtaine d’années. Birgit, 68 ans, gère la « boîte à boxe » qui pénalise toutes celles qui confondent le ballon avec un punching ball lors des moments de frustration, et rêve avec humour de participer au JO de Londres grâce aux couronnes collectées. Irma, 66 ans, fait office de capitaine de l’équipe et aime s’exercer au hula-hoop en cuisinant. Eldbjorg, 89 ans, partage l’un des nombreux moments complices avec son mari en improvisant une séance de chatouilles, mais râle contre les broderies en forme de rosettes dont on veut affubler les survêtements. Goro,98 ans, travaille sa souplesse entre deux fournées de biscuits et combat avec conviction un putain de « crabe » qui essaye de gagner du terrain : « je ne mourrai pas du cancer. ça ne me ressemble pas! » confie-t-elle comme une évidence.

Gunhild Westhagen Magnor nous offre une galerie de portraits surprenants et émouvants en portant un regard tendre et bienveillant sur ses femmes au caractère affirmé, joviales et solidaires, qui n’ont pas peur du temps qui passe et semblent même avoir trouvé la clef du bonheur : profiter du présent.

« C’était super. On s’est bien amusé » clame l’une des joueuses à l’issue du match. Une réplique emblématique,  qui reste en tête à l’issue de ce bien joli film…

Sortie le 29 avril 2015.

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Article rédigé par : Laetitia
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