Mon Roi

316779.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxTony est admise dans un centre de rééducation après une grave chute de ski. Dépendante du personnel médical et des antidouleurs, elle prend le temps de se remémorer l’histoire tumultueuse qu’elle a vécue avec Georgio. Pourquoi se sont-ils aimés ? Qui est réellement l’homme qu’elle a adoré? Comment a-t-elle pu se soumettre à cette passion étouffante et destructrice ? Pour Tony c’est une difficile reconstruction qui commence désormais, un travail corporel qui lui permettra peut-être de définitivement se libérer…

Filmer la passion amoureuse, soudaine, inattendue, addictive, insidieuse, dévorante, aveuglante, destructrice. Capter les précieux instants de la rencontre où la magie opère, le jeu de la séduction auquel on s’adonne allègrement. Saisir la fascination que l’autre peut exercer inexplicablement. Se focaliser sur cet amour grandissant, excessif, irrationnel, chimérique, auquel il semble qu’on ne peut se soustraire…  Il y a tout cela dans Mon Roi, quatrième long métrage de Maïwenn qui filme une histoire d’amour toxique, entre dépendance et manipulation.

Un scénario tenu (le film est co-écrit par Étienne Comar, scénariste Des Hommes et des Dieux), des dialogues acérés mais surtout, un duo d’acteurs formidable qui incarne à merveille ce couple chaotique. Emmanuelle Bercot, récompensée du prix d’interprétation féminine au dernier Festival de Cannes, incarne avec justesse cette femme combative qui se retrouve désemparée. Face à elle, l’excellent Vincent Cassel, dont le charisme hypnotique nous prend au piège, sans aucune chance d’y échapper.

Soit, le film est imparfait et ne fera peut-être pas l’unanimité. Mais reconnaissons à Maïwenn le talent de savoir filmer l’intimité avec pudeur, de traiter ses sujets sans concessions mais avec une certaine douceur et de signer une fois encore un film bouleversant.

Sortie le 21 octobre 2015.

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Article rédigé par : Laetitia
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