No pain no gain

21029685_20130821122937497_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxA  Miami, Daniel Lugo, coach sportif, ferait n’importe quoi pour vivre le « rêve américain » et profiter, comme sa clientèle fortunée, de ce que la vie offre de meilleur : maisons de luxe, voitures de course et filles de rêve… Pour se donner toutes les chances d’y arriver, il dresse un plan simple et (presque) parfait : enlever un de ses plus riches clients et lui voler sa vie. Il embarque avec lui deux complices, Paul Doyle et Adrian Doorbal, aussi influençables qu’ambitieux.

« La vie a beaucoup plus d’imagination que nous » disait François Truffaut. Pour le meilleur comme pour le pire. La preuve en est avec le scénario de No pain no Gain, inspiré de l’histoire abracadabrante de ces trois kidnappeurs amateurs qui, à la recherche d’une vie meilleure, se retrouvent embarqués dans une série d’actes criminels qui dégénèrent rapidement…

Coutumier des mises en scène musclées, Michael Bay (Bad Boys, la franchise Transformers) ne déroge pas à la règle et réalise une comédie noire tout en nervosité sur les dérives du rêve américain. Pour incarner ce trio de crétins finis en quête de prospérité et de reconnaissance sociale, Mark Wahlberg, Dwayne « The Rock » Johnson et Anthony Mackie font sensation – à tel point qu’on finit par se demander s’ils n’ont pas réellement troquer leur cerveau contre leurs biceps.

Une intrigue bien fichue, de l’action à gogo et des protagonistes affligeants de stupidité – qui auraient fait la joie de quelques producteurs d’émission de téléréalité actuelle – finissent de compléter ce qui pourrait être une comédie plutôt efficace si elle n’était pas inspirée de faits réels.

Un détail pourtant capital qui confère à ce « divertissement jouissif », comme le qualifie le réalisateur, une atmosphère particulièrement dérangeante, le spectateur étant bien souvent amené à oublier la gravité des actes commis. Le malaise est d’autant plus grand lorsque l’on sait que deux des protagonistes attendent aujourd’hui dans le couloir de la mort.

Un drôle de film où la réalité dépasse la fiction et où l’on rit jaune.

Interdit au moins de 12 ans.

Sortie le 11 septembre 2013.

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Article rédigé par : Laetitia
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