Jeu concours – Les Étendues imaginaires

Singapour gagne chaque année plusieurs mètres sur l’océan en important des tonnes de sable des pays voisins – ainsi que de la main d’oeuvre bon marché. Dans un chantier d’aménagement du littoral, l’inspecteur de police Lok enquête sur la disparition d’un ouvrier chinois, Wang, jusqu’alors chargé de transporter des ouvriers. Après des jours de recherches, toutes les pistes amènent Lok dans un mystérieux cybercafé nocturne.

Signé Yeo Siew Hua, Les Etendues imaginaires, en salles le 6 mars 2019, mêle drame social et film noir et invite le spectateur à participer à la résolution de l’énigme aux côtés de l’enquêteur.

Tentés par ce thriller à l’ambiance onirique où réel et imaginaire se juxtaposent de façon machiavélique ? Des Films et des mots vous propose de tenter votre chance pour remporter deux places de cinéma. Il vous suffit de répondre au questionnaire en ligne ICI avant le mardi 5 mars 2019 23h59 *.

Les gagnants, tirés au sort, seront contactés par mail et recevront leurs places de cinéma par voie postale dans les meilleurs délais.

Bonne chance à tous !

*Jeu concours valable en France métropiolitaine

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La Grande Aventure Lego 2

Alors que les habitants de Bricksburg coulent des jours heureux depuis cinq ans, une nouvelle et terrible menace se profile à l’horizon : des envahisseurs Lego Duplo® venus des confins de l’espace qui détruisent tout sur leur passage !
Pour vaincre ces redoutables ennemis et rétablir la paix dans l’univers Lego, Emmet, Lucy, Batman et leurs amis devront explorer des mondes lointains et inconnus. Ils découvriront même à cette occasion une étrange galaxie où chaque situation est une comédie musicale ! Cette nouvelle aventure mettra à l’épreuve leur courage, leur créativité et leurs facultés de Maîtres Constructeurs…

Cinq ans après le premier volet signé Phil Lord et Christopher Miller, c’est Mike Mitchell (Les Trolls, Famille à louer) qui reprend le flambeau – accompagné de Lord et de Miller au scénario – pour imaginer les nouvelles aventures rocambolesques de l’univers Lego.

On retrouve, dans ce nouveau chapitre, les ingrédients qui ont fait le succès du précédent : un humour décalé, des personnages loufoques ô combien sympathiques, une imagination foisonnante, une animation maîtrisée. On y croise des adorables étoiles qui explosent, des petits cœurs qui vomissent des paillettes, Batman qui rêve de se marier à la Reine aux mille visages – trop chatoyante pour être honnête -, Superman devenu « superpote » avec Lex luthor, Emmeth qui aspire à être un dur à cuire, une Lucie plus tendre qu’elle ne veut laisser paraître mais aussi Bruce Willis qui erre dans les conduits d’aération – parce que, ben, c’est Bruce Willis -, des raptors domestiqués, des vampires scintillants et romantiques comme dans les contes pour adolescents…

De la vanne à tout va, des gags potaches et amusants, et un film qui fait la part belle à la fantaisie et à l’imaginaire. Un bémol tout de même sur la durée (le dernier quart d’heure est de trop), sur le rythme qui s’essouffle à plusieurs reprises et sur la fin moralisatrice tendance guimauve dont on se serait passé. Mais gageons que La Grande Aventure Lego 2 ravira les fans avec le même plaisir de la découverte.

Sortie le 20 février 2019.

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Tout ce qui me reste de la révolution

Angèle avait 8 ans quand s’ouvrait le premier McDonald’s de Berlin-Est… Depuis, elle se bat contre la malédiction de sa génération : être née « trop tard », à l’heure de la déprime politique mondiale. Elle vient d’une famille de militants, mais sa mère a abandonné son combat politique du jour au lendemain pour déménager, seule, à la campagne, et sa sœur a choisi le monde de l’entreprise et a épousé un cadre – au bord du « burn-out ». Seul son père, ancien maoïste chez qui elle retourne vivre, est resté fidèle à ses idéaux. En colère, déterminée, Angèle s’applique autant à essayer de changer le monde qu’à fuir les rencontres amoureuses…
Que lui reste-t-il de la révolution, de ses transmissions, de ses rendez-vous ratés et de ses espoirs à construire? Tantôt Don Quichotte, tantôt Bridget Jones, Angèle tente de trouver son équilibre dans un monde qui a changé.

Traiter de l’héritage de mai 1968 et de la fin des idéologies avec truculence et fantaisie… Telle est l’idée réjouissante de Judith Davies, qui réalise Tout ce qu’il me reste de la révolution, un tourbillon loufoque et chaotique aux propos sagaces.

Inspiré de Tout ce qu’il nous reste de la révolution, c’est Simon, premier spectacle créé en 2008 par le collectif « L’avantage du doute » – troupe dont elle fait partie ainsi que la plupart des acteurs du film -, cette comédie romantico-politique séduit par bien des aspects : son impétuosité, son intelligence fulgurante, sa grogne superbe et volubile… Mais pas seulement. Car ce tempérament rageur – et très drôle – qui s’échine à vouloir changer le monde, cache quelques fêlures qui s’exposent peu à peu, révélant de jolis moments de tendresse.

A la fois rocambolesque, pertinent mais dénué de tout jugement moralisateur, Tout ce qu’il nous reste de la révolution est une bonne surprise, aux dialogues ciselés, servis par des interprètes en tout point parfaits (Malik Zidi, Claire Dumas, Mireille Perrier…). Une belle réflexion sur la vie citoyenne -et la vie, tout court ! -, dont l’ardeur et la finesse d’esprit nous a conquis.

Sortie le 6 février 2019

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