Jeu concours L’Amour debout

Premier jeu concours de l’année sur Des Films et des Mots ! Nous vous proposons de tenter votre chance pour gagner deux places de cinéma pour L’Amour Debout, premier long métrage de Michaël Dacheux, sélectionné à l’ACID, au Festival de Cannes 2018. Un film frais, pop et joyeux sous forme de ballade musicale et sentimentale à travers Paris, sur quatre saisons (en salles le 30 janvier 2019).

L’histoire est celle de Martin, qui, dans un dernier espoir, vient retrouver Léa à Paris. Ils ont tous deux vingt-cinq ans et ont vécu ensemble leur première histoire d’amour. Désormais, chacun s’emploie, vaille que vaille, à construire sa vie d’adulte…

Pour participer au jeu concours*, il vous suffit de répondre au questionnaire en ligne en cliquant ICI avant le 28 janvier 2019 23h59.  Les gagnants, tirés au sort, seront contactés par mail et recevront leurs places de cinéma par voie postale.

Bonne chance à tous !

*Jeu concours valable en France métropolitaine

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Mon Top 10 des films sortis en 2018

Clap de fin pour 2018, bienvenue 2019 ! 365 nouvelles pages à écrire, pleines de nouvelles aventures et de découvertes à vivre sur grand écran. Je vous souhaite une merveilleuse année cinématographique, remplie de belles émotions, d’étoiles plein les yeux, et d’histoires qui vous font battre le cœur très fort  !

L’occasion de revenir sur cette année écoulée et de me prêter au jeu du « top 10 ». Sur les près de 700 films (!) sortis en France en 2018, je dois admettre n’en avoir vu « que » 84. Beaucoup de bons films, une poignée de grands crus, et quelques loupés à déplorer. En dépit de ce panorama « réduit », voici mes coups de cœur, que vous partagez peut-être :

10. Melle de Jonquières, d’Emmanuel Mouret, pour la beauté de la langue française

9. Capharnaüm* de Nadine Labaki, Prix du Jury au Festival de Cannes 2018, sur lequel j’ai écrit quelque temps plus tôt

8. My Lady, de Richard Eyre, une belle surprise avec Emma Thompson

7. La Tendre indifférence du monde, de Adilkhan Yerzhanov, autre surprise (kazakhe qui plus est) également découverte à Cannes

6. Cold War, de Pawel Pawlikowski, Prix de la mise en scène à Cannes

5.  Phantom Thread, de Paul Thomas Anderson (une mise en scène sublime et puis, Daniel Day Lewis quoi !)

4. Razzia, de Nabil Ayouch (une jolie claque)

3. Le Poirier sauvage*, de Nuri Bilge Ceylan, injustement boudé par le jury cannois, dont je vous avais parlé en août 2018

2. Girl, de Luka Dhont, récompensé de la Caméra d’or au Festival de Cannes

1. Call me by your name, de Luca Guadagnino, Oscar du meilleur scénario en 2018… Il fait partie de ces films que « j’aime d’amour » pour des raisons évidemment subjectives – l’Italie, la Lombardie, le parfum nostalgique, Timothée Chalamet, la mise en scène solaire, la musique sublime, le scénario de James Ivory – mais assumées

Bref, un palmarès international, que l’on peut juger consensuel au vu du nombre de films qui concouraient dans diverses sélections cannoises (5/10) mais qui démontre une belle créativité à l’échelle mondiale. Et ça, c’est plutôt enthousiasmant !

Allez, vous vous prêtez au jeu ? Dites-moi en commentaire quels ont été vos coups de coeur (et/ou vos coups de gueule d’ailleurs) en matière de films en 2018 !

*Les critiques de ces deux films sont en ligne sur Des Films et des Mots

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The Happy Prince

À la fin du XIXe siècle, le dandy et écrivain de génie Oscar Wilde, intelligent et scandaleux, brille au sein de la société londonienne. Son homosexualité est toutefois trop affichée pour son époque et il est envoyé en prison. Ruiné et malade lorsqu’il en sort, il part s’exiler à Paris. Dans sa chambre d’hôtel miteuse, au soir de sa vie, les souvenirs l’envahissent…
Est-ce bien lui celui qui, un jour, a été l’homme le plus célèbre de Londres ? L’artiste conspué par une société qui autrefois l’adulait ? L’amant qui, confronté à la mort, repense à sa tentative avortée de renouer avec sa femme Constance, à son histoire d’amour tourmentée avec Lord Alfred Douglas et à Robbie Ross, ami dévoué et généreux, qui a tenté en vain de le protéger contre ses pires excès ?
De Dieppe à Naples, en passant par Paris, Oscar n’est plus qu’un vagabond désargenté, passant son temps à fuir. Il est néanmoins vénéré par une bande étrange de marginaux et de gamins des rues qu’il fascine avec ses récits poétiques. Car son esprit est toujours aussi vif et acéré. Il conservera d’ailleurs son charme et son humour jusqu’à la fin : « Soit c’est le papier peint qui disparaît, soit c’est moi… ».

Je préfère vous l’avouer d’emblée : étant « naturellement » conquise par Rupert Evett et Colin Firth (je ne résiste pas au flegme anglais !) et lectrice admirative d’Oscar Wilde, j’ai découvert The Happy Prince dans un état d’esprit particulièrement enthousiaste et peu objectif (mais une chronique est-elle vraiment appelée à être objective ? Non ? Nous sommes bien d’accord).

Pour son premier film derrière la caméra, Rupert Everett porte à l’écran les dernières années de Wilde, brossant avec élégance le portrait d’un génie voué aux gémonies. Le réalisateur, qui incarne également l’écrivain, parvient à restituer la flamboyance et le fantasque de l’auteur du Portrait de Dorian Gray pourtant miné par le bagne et l’alcool, et filme avec une belle intensité l’exil tragique du dandy déchu.

« Je ne voulais pas écrire un biopic classique », raconte Everett. « J’avais décidé d’aborder l’exil par l’aspect religieux de son histoire et sa fascination pour le Christ. Et puis j’adore les scènes de mort : la chambre mortuaire d’Oscar Wilde me fascine, dans ce petit hôtel, dans une odeur de pisse et de tabac froid. J’adore les ténèbres, la fin du XIXe siècle. Quand j’étais petit, je n’avais en tête que Proust et Wilde. J’adore ce qui évoque la mémoire, c’est pour ça que j’aime aussi autant Proust ou Sergio Leone. »

Une fascination que l’on retrouve dans chaque élément du film, qu’il s’agisse des différentes ambiances créées selon les décors parisiens, napolitains ou dieppois, les dialogues savoureux, sublimement écrits, ou encore la mise en scène maîtrisée. Quant aux acteurs (Colin Firth, Colin Morgan, Emily Watson, ou les jeunes Benjamin Voisin et Matteo Salamone, impressionnant par sa maturité de jeu), tous sont remarquables de justesse.

Certes, la qualité de l’image, qui manquait de luminosité, m’a laissé chagrine. Mais The Happy Prince n’en reste pas moins un bel hommage et propose un instant de cinéma réussi.

En salles le 19 décembre 2019.

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