Free fire

Une vente d’armes clandestine doit avoir lieu dans un entrepôt désert. Tous ceux qui y sont associés se retrouvent face à face : deux Irlandais, Justine, l’intermédiaire, et le gang dirigé par Vernon et Ord. Mais rien ne se passe comme prévu et la transaction vire à l’affrontement. C’est désormais chacun pour soi… pour s’en sortir, il va falloir être malin et résistant.

Vous aimez les films bien écrits, autour d’un scénario construit, de personnages dessinés avec soin, d’une mise en scène recherchée ? Mieux vaut passer votre chemin. Free Fire – réalisé par Ben Wheatley – fait plutôt dans la castagne balourde, à coup de petits et gros calibres, à laquelle se livrent des benêts antipathiques à souhait.

Le réalisateur explique s’être inspiré de récits de fusillades des années 1970 et 1980 consignés dans les annales du FBI : « Ce qui ressortait, c’était l’impression de chaos et d’horreur. Ces types étaient surentraînés et il semble que personne ne soit arrivé à tirer droit… C’est complètement fou de lire ça et ce témoignage m’a hanté pendant longtemps, au point que j’ai eu envie d’en faire un film. […] J’ai imaginé ce que cela donnerait dans la réalité – tout en restant bien sûr dans un cadre divertissant ».

Pour ce qui est du chaos, c’est plutôt bien vu. Pour ce qui est du divertissement, cool, drôle et bien pensé, c’est raté. Wheatley se contente de faire du sous-Tarantino, et se complaît dans un film de sales gosses qui, soit, semblent prendre beaucoup de plaisir à se dézinguer les uns les autres dans la bonne humeur, mais qui n’intéressent en rien le spectateur.

Bourrin, simpliste et insignifiant. Mieux vaut se contenter à la rigueur de la bande annonce, seul élément réussi.

Sortie le 14 juin 2017.

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Jeu concours – Retour à Montauk

Un nouveau jeu concours sur Des films et des Mots ! Des places sont à gagner pour Retour à Montauk, le nouveau film de Volker Schlöndorff, avec Stellan Skarsgård et Nina Hoss, en salles le 14 juin prochain.

Il y a un amour dans la vie, que tu n’oublies jamais, peu importe à quel point tu essaies. L’écrivain Max Zorn arrive à New York pour promouvoir son dernier roman. Sa jeune femme Clara l’a précédé de quelques mois pour contribuer à la parution du livre aux Etats-Unis. Dans son roman, Max raconte l’échec d’une passion dans cette ville, il y a 17 ans. Presque par hasard, il revoit Rebecca, la femme en question. Originaire d’Allemagne de l’Est, elle est devenue entre temps une brillante avocate et vit depuis 20 ans à New York. Ils décident de passer encore une fois un weekend ensemble. C’est l’hiver à Montauk, le petit village de pêcheurs au bout de Long Island. Deux transats vides, face à l’océan. Ils attendent deux personnes qui s’étaient perdues pendant très longtemps. Maintenant ils reviennent à Montauk, plein d’espoir et de regrets sur une vie commune manquée.

Pour tenter de remporter 2 places de cinéma* pour cette histoire d’un amour manqué, adapté du roman de Max Frisch, il vous suffit de répondre au questionnaire en ligne ici avant le 14 juin 2017 (23h59). Les gagnants, tirés au sort, seront contactés par mail et recevront leurs places de cinéma par voie postale dans les meilleurs délais.

Bonne chance à tous!

 *Valables en France métropolitaine

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70e Festival de Cannes : le bilan

Le 70e Festival de Cannes vient de tomber le rideau, laissant planer quelques bruissements tumultueux. Comme bien souvent, la Palme d’or ne fait pas l’unanimité : le français Robin Campillo et ses 120 battements par minute semble avoir davantage conquis la critique française que le suédois Rube Östlund, récompensé du prix suprême pour The Square, une comédie acerbe qui tourne en dérision le monde de l’art et de la bonne société ; le prix de la mise en scène à Sofia Coppola pour Les Proies, adaptation gentillette du roman éponyme de Thomas P. Cullinan sur un pensionnat de jeunes filles pendant la guerre de session, ne convainc guère ; le prix spécial du 70e anniversaire remis à l’omniprésente Nicole Kidman a également provoqué quelques froncements de sourcils (David Lynch, venu présenter la troisième saison de sa série culte « Twin Peaks », aurait, selon certains, été plus légitime)…

Comme chaque année, le festival divise ; presse étrangère et presse française, professionnels et amateurs, festivaliers et festivalières. Et pourtant, tous se pressent avec la même euphorie de salle en salle, courent les projections, patientent des heures dans l’espoir de voir « leur » film, échangent avec passion sur leur coup de coeur du jour ou au contraire dézinguent sans pitié la cruelle déception provoquée par un film jugé médiocre.

Comme chaque année, les badauds courent après une invitation inespérée, les robes de soirée se portent en journée, les stars déambulent sur le tapis rouge sous l’objectif des photographes avant de disparaître de la Croisette, éphémères et insaisissables.

Et malgré un contexte pesant et déroutant, cette petite bulle cannoise où, le temps de quelques jours, des histoires du monde entier résonnent de toute part, provoquant l’éclat d’émotions inattendues, semble plus que jamais  ô combien nécessaire.

Voici le palmarès de ce 70e festival de cannes, décerné par le président Pedro Almodovar et par son jury :

Palme d’or : The Square de Ruben Ostlund
Prix spécial du 70e anniversaire : Nicole Kidman
Grand prix : 120 battements par minute de Robin Campillo
Prix de la mise en scène : Les Proies de Sofia Coppola
Prix d’interprétation masculine : Joaquin Phoenix pour You Were Never Really Here, de Lynne Ramsay
Prix d’interprétation féminine : Diane Kruger pour In the Fade, de Fatih Akin
Prix du jury : Faute d’amour d’Andrey Zvyagintse
Prix du scénario : Yorgos Lanthimos et Efthimis Filippou pour Mise à mort du cerf sacré, et Lynne Ramsay pour You Were Never Really Here
Palme d’or du court-métrage : Une nuit douce de Qiu Yang
Mention spéciale du jury du court-métrage : Le Plafond de Teppo Airaksinen
Caméra d’or : Jeune femme de Léonor Séraille

 

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