Jeu concours Festival cinéma Télérama

Le Festival cinéma Télérama vous donne rendez-vous du 24 au 30 janvier 2018 pour voir ou revoir quelques-uns des meilleurs films de 2017 et découvrir plusieurs films en avant-première !

Munis du PASS (disponible dans le magazine Télérama ou sur Télérama.fr), profitez des séances au prix de 3,50€ dans les cinémas partenaires et concoctez-vous un programme 4 étoiles : au « menu », 120 battements par minute de Robin Campillo, Grand prix du dernier Festival de Cannes, Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve, The lost City of Z de James Gray, Barbara de Mathieu Amalric, Le Caire Confidentiel de Tarik Saleh, Patients de Grand corps malade et Mehdi Idir…

A l’occasion de la 21e édition du Festival cinéma Télérama, organisée en partenariat avec BNP Paribas, nous vous proposons un jeu concours* pour tenter de remporter 5 abonnements numériques Télérama de 3 mois avec accès à la plateforme et 10 hors-séries « cinéma » Télérama.

Pour cela, il vous suffit de répondre au questionnaire en ligne ICI avant le 30 janvier 2018 23h59. Les gagnants, tirés au sort, seront contactés par mail dans les meilleurs délais.

Des PASS sont également à gagner sur cinema.bnpparibas et sur welovecinema.fr.

Plus d’informations sur la page Facebook BNP Paribas et sur le site du Festival Télérama.

Bonne chance à tous !

*valable en France métropolitaine

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Downsizing

Pour lutter contre la surpopulation, des scientifiques mettent au point un processus permettant de réduire les humains à une taille d’environ 12 cm : le « downsizing ». Chacun réalise que réduire sa taille est surtout une bonne occasion d’augmenter de façon considérable son niveau de vie. Cette promesse d’un avenir meilleur décide Paul Safranek et sa femme à abandonner le stress de leur quotidien à Omaha (Nebraska), pour se lancer dans une aventure qui changera leur vie pour toujours.

De l’aventure, de l’humour, de la science fiction, une réflexion métaphysique, de la romance aussi… Downsizing, film protéiforme signé du génial Alexander Payne (Nebraska, The Descendants...), a de quoi réjouir nombreux cinéphiles.

Derrière ses airs de fantaisie truculente, Downisizing prend le temps de développer une histoire bien plus complexe qu’il n’y paraît, où la satire politico-sociale côtoie la chronique écologique, où le drame devient comique et ou le récit initiatique donne lieu à une épopée onirique extraordinaire.

« Ce que j’aime, c’est filmer l’homme dans son environnement naturel. Je suis un vrai fan d’Anthony Mann, par exemple. Dans ses films, on se sent toujours proche de l’individu et du contexte dans lequel il évolue. Je partage ce besoin. […] On se promène dans mes films : on a les éléments dont on a besoin pour suivre l’histoire et des informations sur le contexte en plus. Il y a des choses qu’on ne peut pas écrire dans un scénario avant de les découvrir dans le film. Le scénario est juste une excuse pour explorer le monde ! C’est ça qui m’intéresse. » explique le cinéaste qui prouve une fois encore qu’il a le don d’embarquer le spectateur dans un incroyable voyage rythmé par une imagination joyeusement débridée.

L’un des points forts du film, ô combien réjouissant -, est son écriture, fluide, efficace, inventive. Les personnages,  brossés avec finesse, évoluent dans des situations réalistes ou rocambolesques avec aisance, les péripéties se succèdent de façon faussement décousue jusqu’à ce que tout fasse sens… Le casting est judicieux : Matt Damon excelle dans son rôle d’anti-héros fellinien qui finit par se réveiller d’une longue torpeur au gré de ses rencontres insolites, Christoph Waltz nous régale de sa légendaire truculence et Hong Chau fascine par sa force de caractère malgré une apparente fragilité.

Il y aurait encore  tant à dire sur les prouesse techniques remarquables, les effets de perspective judicieux, la mise en scène soignée et poétique, le twist émotionnel subtilement amené, le propos intelligent et singulier… On préfère simplement vous recommander chaleureusement ce gros coup de cœur de ce début d’année !

Sortie le 10 janvier 2018.

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Les Aventures de Pinocchio

Gepetto est un menuisier toscan sans le sou. Afin de combler sa solitude, il décide de se fabriquer un pantin de bois, qu’il prénomme Pinocchio. Son ouvrage terminé, pour oublier la faim qui le tenaille, il va se coucher. Dans la nuit glaciale, la fée Turquoise anime la marionnette qui se comporte dès lors comme un petit garçon de chair et de sang, à la grande joie de Gepetto, qui a toujours rêvé d’avoir un fils. Mais Pinocchio se révèle être turbulent. Il fait l’école buissonnière et disparaît bientôt avec un directeur de cirque et son théâtre ambulant de marionnettes. Désespéré, le pauvre Gepetto se lance à sa recherche. Commencent alors des aventures rocambolesques…

Adapté du roman de Carlo Collodi, Les Aventures de Pinocchio a d’abord été réalisé en 1972 par Luigi Comencini sous la forme d’un feuilleton télévisé en six épisodes. Face au succès rencontré par la série, la RAI (chaîne de télévision italienne) demande au cinéaste de réaliser des coupes pour en faire un long métrage de cinéma.

Voici donc la version diffusée sur grand écran en 1975 et tout récemment restaurée. Conte de fée pour petits et grands, récit initiatique par excellence, le film de Comencini émerveille, enthousiasme et bouleverse toujours autant plus de quarante après sa réalisation.

L’intelligence du cinéaste a été de proposer une libre adaptation du livre de Collodi : « La trouvaille essentielle de Pinocchio est d’avoir renversé le rapport entre le pantin et la Fée. Dans [l’œuvre originale], la Fée et le grillon sont les piliers de la morale du pantin qui lui promettent : « Si tu fais ci ou ça et si tu es gentil, tu finiras par devenir un vrai petit garçon, en chair et en os. » Moi, j’ai anticipé et retourné ce rapport : grâce à l’intervention de la Fée aux cheveux bleus, ce pantin devient tout à coup réel, sous réserve cependant que, s’il n’est pas gentil et obéissant, le gamin redeviendra marionnette. Donc, au lieu d’un pantin à qui on promet une récompense pour qu’il se conduise bien, on a un enfant qui est toujours menacé de redevenir pantin. En un sens, le chantage est peut-être plus atroce, mais il est aussi plus évident.

Luigi Comencini propose une lecture réaliste du conte de Collodi, et met en avant la liberté et l’insoumission de Pinocchio plutôt que de faire l’apologie de l’obéissance. L’enfant-marionnette (Andrea Balestri) prend les traits d’un garnement plein d’espièglerie, défiant l’autorité, prenant systématiquement la mauvaise décision et n’écoutant que son envie du moment sans penser aux conséquences ; Gepetto (Nino Manfredi) est un artisan généreux mais sans le sou qui se laisse mener par le bout du nez par son fils ; quant à la fée Turquoise (Gina Lollobrigida), elle apparaît terrible et implacable derrière sa douceur trompeuse.

Malgré la dureté de l’histoire, prétexte au cinéaste à une sorte de reportage social sur l’Italie de l’époque, Comencini séduit par la délicatesse avec laquelle il filme ses personnages, notamment la quête du père et du fils, mise en scène avec une infinie poésie.

Voici un film qui n’a pas fini d’enchanter plusieurs générations de cinéphiles.

Ressortie au cinéma en version restaurée le 20 décembre 2017.

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