Quelques minutes après minuit

287491_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxConor a de plus en plus de difficultés à faire face à la maladie de sa mère, à l’intimidation de ses camarades et à la fermeté de sa grand-mère. Chaque nuit, pour fuir son quotidien, il s’échappe dans un monde imaginaire peuplé de créatures extraordinaires. Mais c’est pourtant là qu’il va apprendre le courage, la valeur du chagrin et surtout affronter la vérité…

Après L’Orphelinat (film d’épouvante) et The Impossible (mélodrame inspiré de faits réels), Juan Antonio Bayona s’intéresse à la littérature enfantine et porte sur grand écran le roman de Patrick Ness, Quelques minutes après minuit.

Inquiétant et onirique, ce conte fantastique aborde les peurs enfantines, le délicat passage à l’adolescence, le rapport de l’enfance à la mort. Mais au lieu de traiter ces questions frontalement, Bayona s’amuse à brouiller les pistes et mêle réel et imaginaire, horreur et merveilleux.

Le récit se fait alors initiatique à travers l’irruption de l’arbre-monstre dans le quotidien du jeune Conor, qui a grandi trop vite pour prendre soin de sa mère malade. Au gré de leurs rendez-vous nocturnes, le monstre, aussi terrifiant que bienveillant, invite le garçon à méditer sur les histoires qu’il vient lui conter chaque soir. Mais l’issue de ces rencontres s’annonce inéluctable pour Conor, amené à affronter sa plus grande peur.

Servi par un casting impeccable (Lewis MacDougall, Sigourney Weaver, Felicity Jones), Quelques minutes après minuit séduit par son esthétique poétique – qui n’est pas sans rappeler celle du Labyrinthe de Pan ou du  Bon gros Géant, alternant prises de vue réelles et séquences animées de toute beauté. S’ajoutent un propos plein de sagesse dénué des traditionnels poncifs moralisateurs, un imaginaire foisonnant, terrible et merveilleux et une atmosphère mystérieuse propice à l’aventure. Le charme opère.

Sortie le 4 janvier 2017.

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Article rédigé par : Laetitia
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