Robot and Frank +

Frank est un ancien cambrioleur, retraité renfrogné et kleptomane, qui s’ennuie ferme et passe le plus clair de son temps à dévaliser les boutiques de souvenirs. Ses enfants, inquiets de ses pertes de mémoire, lui achètent un robot humanoïde supérieurement intelligent, programmé pour veiller sur lui et améliorer sa santé mentale.
Ce n’est pas du goût de Frank de se faire materner par un tas de ferraille… Mais lorsque la librairie du coin est menacée de disparaître, il entrevoit l’occasion de la sauver en complotant, avec l’aide du Robot, ce qui pourrait bien être son tout dernier casse…

Pour son premier long métrage*, Jake Schreider met en scène une amitié insolite entre un vieil homme dont les souvenirs s’effacent et un robot à la mémoire infinie. Au service de cette belle histoire aux allures futuristes, le grand Franck Langella (terrifiant Dracula dans la version de John Badham de 1979), qui incarne à merveille ce tendre bourru espiègle et malicieux, amoureux de la charmante bibliothécaire (sublime Susan Sarandon) au bien lourd secret. A leurs côtés, Liv Tyler et James Madsen complètent le tableau de cette famille devenue distante (la fille est en mission humanitaire de l’autre côté de l’océan, le fis a du mal à jongler entre son quotidien et la maladie de Frank) mais qui tente de venir en aide à leur père chacun à sa façon.

Avec humour et tendresse, Schreider filme cet ex-taulard qui se sait perdre la mémoire – et de la même façon, son autonomie – sans pour autant verser dans le pathos mélodramatique. Et si le film souffre d’un manque de relief certain et d’un rythme qui s’essouffle bien vite, l’intelligence du scénario teinté d’humour, de tendresse et de folie douce fait de Robot and Frank une comédie peut-être pas inoubliable mais certainement plaisante.

Un bon début.

* Robot and Frank a fait l’ouverture du 38e Festival de Deauville.

Sortie le 19 septembre 2012.

Bande annonce

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Article rédigé par : Laetitia
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