Sket, le choc du ghetto –

Il y a des fois au cinéma où, sans vraiment savoir pourquoi, on se laisse embourber dans des histoires sans queue ni tête qui nous exaspèrent à tel point que quitter la salle semble être la seule échappatoire salutaire. On a beau essayer de s’accrocher au film, d’attendre que le miracle ait lieu, qu’une scène, une action, un dialogue ou n’importe quoi nous saisisse soudainement, l’agacement est parfois trop fort et finalement c’est l’ennui qui triomphe. C’est hélas ce que l’on ressent devant Sket, le choc du ghetto, un film sur la violence qui sévit dans les bas quartiers anglais et dans laquelle évolue une jeunesse désabusée et sans repère.

A la suite du meurtre cruel et brutal de sa grande sœur par un gang violent, Kayla, 16 ans, n’a plus qu’une idée en tête : la vengeance. Pour parvenir à ses fins, l’adolescente intègre un gang rival. Mais elle va devoir apprendre à survivre dans la jungle urbaine où seules les règles de la rue font loi…

« Personne ne m’empêche de faire ce que je veux où je veux ». « T’as du cash? Tu mériterais que je te saigne ». « Quand on est trop fragile, on devient vite une proie. [Les mecs] repèrent tes faiblesse et là, t’es morte ». « Tu te sers de tes copines pour les commander ». « Dégagez! Ou j’appelle mes hommes pour vous violer »…  Ce florilège choisi parmi les répliques ô combien navrantes restitue parfaitement « l’esprit » du film de Nirpal Bhogal. Sous prétexte de mettre en avant la violence des ghettos urbains, le réalisateur se complaît dans une vulgarité sans borne et une médiocrité inacceptable, et se contente d’accumuler les plans insignifiants en oubliant d’étayer son propos.

Au mieux, une perte de temps. Au pire, un film lamentable.

N’est pas Ken Loach qui veut!

En DVD depuis le 5 septembre 2012

Bande annonce

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Article rédigé par : Laetitia
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