Sublimes créatures

20423052.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxEthan Wate, un jeune lycéen, mène une existence ennuyeuse dans une petite ville du sud des Etats-Unis. Mais des phénomènes inexplicables se produisent, coïncidant avec l’arrivée d’une nouvelle élève : Lena Duchannes.
Malgré la suspicion et l’antipathie du reste de la ville envers Lena, Ethan est intrigué par cette mystérieuse jeune fille et se rapproche d’elle.
Il découvre que Lena est une enchanteresse dont la famille cache un terrible secret.
Malgré l’attirance qu’ils éprouvent l’un pour l’autre, ils vont devoir faire face à une grande épreuve : comme tous ceux de sa famille, Lena saura à ses seize ans si elle est vouée aux forces bénéfiques de la lumière, ou à la puissance maléfique des ténèbres…

Un être aux pouvoirs surnaturels, un mortel, une histoire d’amour interdite… toute ressemblance avec une saga pour adolescents ayant cartonné au box-office serait fortuite.

Mais Sublimes créatures ne peut échapper à l’incontournable comparaison avec la saga de Stephenie Meyer, puisqu’on y retrouve les mêmes codes : adaptation cinématographique d’un best-seller sentimentalo-fleur bleu, amour d’ados contrarié, univers fantastique où sorcières et enchanteurs se font la guerre (ah pardon : dans Twilight, il s’agissait de vampires qui se prenaient le bec avec des loups-garous) au détriment des mortels, le tout saupoudré de quelques répliques sympathiques.

Si le film de Richard LaGravenese fait preuve d’un sens de l’ironie fort appréciable, d’effets spéciaux réussis et d’un beau casting (dont le trop rare Jeremy Irons et la savoureuse Emma Thompson), il pèche hélas par bien des aspects. Un scénario simpliste (l’héroïne va-t-elle se tourner malgré elle vers le bien ou le mal? Le suspense es à son comble. Et pour ce qui est du libre arbitre au pays des sorciers, on repassera), sans le moindre effet de surprise augurant de trop nombreuses longueurs, une intrigue qui transpire le réchauffé, une caricature d’une Amérique profonde ultra conservatrice et archaïque représentée par un patelin de crétins empreints de bondieuseries, un manichéisme à outrance parfaitement exaspérant…

Gageons tout de même que Sublimes créatures, sorte de Roméo et Juliette édulcoré à la poudre de perlimpinpin, trouvera son public chez les 12-18 ans (cible clairement visée). Mais il serait tout de même bon d’élever le niveau à un moment donné…

Sortie le 27 février 2013.

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Article rédigé par : Laetitia
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