Volta à terra

343269.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxA Uz, hameau montagnard du nord du Portugal vidé par l’immigration, subsistent quelques dizaines de paysans. Alors que la communauté se rassemble autour des traditionnelles fêtes d’août, le jeune berger Daniel rêve d’amour. Mais l’immuable cycle des 4 saisons et les travaux des champs reprennent vite le dessus…

Pour son premier film, Jao Pedro Placido a choisi de poser sa caméra au coeur des montagnes pour capter le quotidien d’une famille d’agriculteurs qui pratiquent leur métier tel un art ancestral. Le temps semble s’être arrêté là où l’on vit encore au rythme de la lumière du jour, où les journées se terminent après un dur labeur… et où la solitude se fait souvent pesante.

Volta à terra est un documentaire différent, qui détonne avec le panorama cinématographique habituel. L’oeil de Placido est à la fois bienveillant et implacable : aucun détail ne lui échappe. De la beauté des paysages à la rugosité du quotidien des paysans, de la torpeur latente qui se dégage des journées pourtant bien chargées à la liesse des fêtes du village, des discussions en famille autour de la table aux silences qu’impose la nature, le cinéaste donne à voir autant qu’à écouter.

Voici les moutons tondus aux ciseaux, les airs d’harmonica qui ponctuent le travail auprès des bêtes, le curé qui, invité à déjeuner lors des fêtes religieuses, s’improvise médecin à la demande de ses hôtes, le grand-père d’une rare élégance qui part labourer la terre en tracteur et en pantalon de costume… Et puis il y a le jeune Daniel, déjà mature et lucide, qui aimerait tomber amoureux et échapper à ce profond sentiment de solitude.

Et malgré quelques scènes difficiles, Volta à terra est un documentaire fascinant, au charme insaisissable. Un bel hommage au monde paysan, courageux, ardu et travailleur.

Sortie le 30 mars 2016.

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Jeu concours Volta a terra

343269.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxA Uz, hameau montagnard du nord du Portugal vidé par l’immigration, subsistent quelques dizaines de paysans. Alors que la communauté se rassemble autour des traditionnelles fêtes d’août, le jeune berger Daniel rêve d’amour. Mais l’immuable cycle des 4 saisons et les travaux des champs reprennent vite le dessus.

Pour son premier film, Jao Pedro Placido a choisi de poser sa caméra au coeur des montagnes pour capter le quotidien d’une famille d’agriculteurs qui pratiquent leur métier à la manière d’un art ancestral. Le temps semble s’être arrêté là où l’on vit encore au rythme de la lumière du jour, où les journées se terminent après uy dur labeur… et où la solitude se fait souvent pesante.

Voici un documentaire différent, qui détonne avec le paysage cinématographique habituel, que nous vous porposons de découvrir aujourd’hui à travers un nouveau jeu concours.

Le principe reste inchangé : pour tenter de remporter 2 places de cinéma pour Volta a terra, il suffit de remplir le questionnaire en cliquant ici  avant le 30 mars 2016 minuit.

Les gagants, prévenus par mail, recevront leur lot par voie postale.

Bonne chance à tous!

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Spartacus et Cassandra

arton3522Deux enfants Rroms sont recueillis par une jeune trapéziste dans un chapiteau à la périphérie de Paris. Un havre de paix fragile pour ce frère et sa soeur de 13 et 10 ans, déchirés entre le nouveau destin qui s’offre à eux, et leurs parents vivant dans la rue.

« J’ai compris que pour vivre sans mes parents, il fallait que j’accepte que mes parents puissent vivre sans moi ». Ces paroles sont celles de Cassandra, une fillette aux yeux clairs dont la maturité bouleversante résume tout l’esprit du documentaire de Ioanis Nuguet. Derrière sa caméra Super 8, le jeune cinéaste capte le quotidien de ces deux enfants devenus « les parents de leurs parents ». Le père est à la dérive. La mère n’a plus toute sa tête. La famille est menacée d’expulsion du territoire français. L’avenir des enfants repose sur leurs frêles épaules. Ils doivent se décider : partir avec leurs parents dans un autre pays et poursuivre cette vie d’errance et d’incertitudes ou être placés en foyer d’accueil, loin de leur famille, mais avec la promesse de jours meilleurs.

Le film s’ouvre sur une scène de funambule : Spartacus y pose sa voix et nous livre sa vie en quelques mots. Une intimée partagée avec pudeur, criante de vérité. La caméra tourne, les images défilent, saisissantes, vertigineuses. Nous sommes dans un cirque. Celui que Camille a installé au milieu d’un campement de rroms afin que les enfants puissent y apprendre le jonglage, l’acrobatie… Très vite, le cirque a pris une autre dimension sociale : on y fait de l’aide aux devoirs, on accompagne les familles aux rendez-vous avec le juge, on aide à trouver des solutions… Camille a fait la connaissance de Spartacus et Cassandra dans la rue. Un lien rare s’est tissé peu à peu entre ces trois-là. Et c’est aussi de ces rencontres précieuses qui peuvent vous construire, de ces évidences capables d’influer sur le cours de nos vies dont nous parle Ioanis Nuguet dans son premier film qui résonne de façon universelle.

Présenté par l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (ACID) au Festival de Cannes, Spartacus et Cassandra est un documentaire bouleversant et généreux, qui met à mal les clichés concernant la communauté rrom et redonne un peu d’espoir à travers le regard de ces enfants qui ont grandi trop vite.

Sortie le 11 février 2015.

Pour en savoir plus, retrouvez notre interview de Ioanis Nuguet dans l’article suivant.

 

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