One Kiss

Lorenzo, Blu et Antonio sont lycéens dans une petite ville du Nord de l’Italie. Rejetés par les autres qui les considèrent comme marginaux, ils se lient d’amitié et forment rapidement un trio inséparable. Mais « un baiser » va venir tout bouleverser …

Aborder l’âge complexe et délicat de l’adolescence en y insufflant fantaisie, peps et tendresse est le pari relevé haut la main par Ivan Cotroneo, qui adapte son roman sur grand écran.

One Kiss met en scène un trio truculent, unis par un sens commun de l’anticonformisme. Lorenzo s’invente un monde multicolore dans lequel il est adulé, pour mieux supporter les railleries du lycée ; Blu jongle avec les mots pour s’évader d’un quotidien qui l’ennuie profondément ; Antonio se confie à son frère disparu pour garder la tête hors de l’eau. Trois histoires, trois personnalités, trois destins.

Dessiné en deux parties, le film perd peu à peu ses couleurs acidulées pour adopter une mise en scène plus sombre et mélancolique. La comédie pop et désinvolte, rythmée par les mélodies de Mika ou de Lady Gaga, bascule alors dans le drame à mesure que les chemins s’entrecroisent. Une façon pour le réalisateur d’aborder avec finesse des thèmes difficiles tels que le viol, le suicide, le harcèlement.

« One Kiss est un film sur la fragilité de la jeunesse, les blessures et les joies soudaines, le danger qui se cache derrière une vulgaire insulte. Un film sur l’âge où tout ce qui arrive prend une importance capitale : une non-invitation à une fête, une insulte écrite sur le mur d’une école, les mots inélégants d’un adulte. Une comédie pleine de vie… jusqu’à ce que surviennent les dangers. Un film sur l’amour et sur comment il peut mal tourner. Un film que j’aime à penser romantique au sens fort du romantisme. » explique Ivan Cotroneo.

Servi par trois jeunes acteurs impeccables (Rimau Grillo Ritzberger, Valentina Romani et Leonardo Pazzagli), One Kiss est un film poignant aux allures de journal intime pudique, qui se distingue par sa mise en scène imaginative et ses propos d’une belle intelligence.

Sortie le 26 avril 2017.

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Si je reste

542031.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMia a 17 ans. Un petit ami, rock star en herbe. Des parents excentriques. Des copains précieux. Un petit frère craquant. Beaucoup de talent et la vie devant elle. Quand, un jour, tout s’arrête. Tous ses rêves, ses projets, ses amours. Là, dans un fossé, au bord de la route. Un banal accident de voiture… Comme détaché, son esprit contemple son propre corps, brisé. Mia voit tout, entend tout. Transportée à l’hôpital, elle assiste à la ronde de ses proches, aux diagnostics des médecins. Entre rires et larmes, elle revoit sa vie d’avant, imagine sa vie d’après… et doit prendre une terrible décision.

Raconter une romance adolescente sans verser dans le sentimentalisme ingénu peut s’avérer ardu (n’est pas Shakespeare qui veut). En adaptant le roman éponyme de Gayle Forman, R.J Cutler (The September Issue) n’évite malheureusement pas les écueils du genre et nous sert une bluette doucereuse sans grand intérêt.

En dépit d’une mise en scène tenue et d’un casting honnête porté par Chloë Grace Moretz (Kick-Ass, Sils Maria), jeune pousse montante du cinéma américain, la tonalité sucrée de ce film somme toute gentillet mais bien trop mielleux finit par rester sur l’estomac (1h46 de mièvrerie, même avec la meilleure volonté du monde, c’est long).

En bref, si vous avez plus de 16 ans, passez votre chemin.

 Sortie le 17 septembre 2014.

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