Calvary

437689.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLa vie du père James est brusquement bouleversée par la confession d’un mystérieux membre de sa paroisse, qui menace de le tuer. Alors qu’il s’efforce de continuer à s’occuper de sa fille et d’aider ses paroissiens à résoudre leurs problèmes, le prêtre sent l’étau se refermer inexorablement sur lui, sans savoir s’il aura le courage d’affronter le calvaire très personnel qui l’attend…

Univers décalé et humour noir sont les maîtres mots de John Michael McDonagh, qui nous avait déjà régalés avec L’Irlandais, une comédie grinçante aussi corsée qu’une bonne Guinness sur un duo de flics improbable et explosif.

Pour son deuxième long métrage, le cinéaste a souhaité pousser la noirceur à son extrême, dépeignant des personnages narquois, désabusés et irrécupérables avec un cynisme glaçant.

Calvary est une histoire de pardon aussi pittoresque que déroutante, à la tonalité désespérée, qui se distingue par une photographie sublime et un casting parfait. Le merveilleux Brendan Gleeson (Bons baisers de Bruge, L’Irlandais...) y déploie tout son talent dans le rôle du prêtre « condamné », en lutte contre ses propres démons et se dépatouillant comme il peut au milieu de ses « brebis galeuses ». Un personnage attachant et émouvant qui vient contrebalancer le pessimisme ambiant du film, dont la violence de certaines scènes aurait pu être évitée.

McDonagh signe une comédie dramatique aux allures de polar qui marque les esprits par son atmosphère froide et cinglante mais dont le propos aigre et sarcastique finit à la longue par être pesant.

En salles le 26 novembre 2014.

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs.

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Shadow Dancer +

20400605.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxCollette, une jeune veuve, est républicaine et vit à Belfast avec sa mère et ses frères, de fervents activistes de l’IRA*. Suite à son arrestation après un attentat avorté au cœur de Londres, Mac, un agent secret du MI5 (les services secrets britanniques) lui offre le choix : passer 25 années en prison et ainsi perdre ce qu’elle a de plus cher, son fils, ou espionner sa propre famille. Elle décide de faire confiance à Mac, et retourne parmi les siens…

Adapté du livre éponyme de Tom Bradby – qui signe  également le scénario du film -, Shadow Dancer est un thriller à l’esthétisme soigné, motivé par un désir d’authenticité. Soucieux de mettre en lumière les tensions permanentes qui régnaient en Irlande du Nord, James Marsh place sa caméra dans l’intimité d’une famille militante dont l’un des membres va devoir faire face à un terrible dilemme et choisir de trahir les siens pour sauver son fils.

Si la distribution, brillante (de la subtile Andrea Riseborough à Clive Owen, tout en charisme), ne manque pas de convaincre – la situation parallèle que vivent les personnages de Colette et Mac et la relation de confiance qui se tisse peu à peu entre ces deux antagonistes étant le passage le plus intéressant -, il est regrettable qu’un film d’espionnage – qui plus est, primé d’un Hitchcock d’or au dernier Festival du film britannique de Dinard – manque à ce point de rythme et de relief.

A trop vouloir travailler les personnages, le réalisateur en oublie l’intrigue et passe à côté de son sujet. Dommage.

* L’Irish Republican Army  est une organisation paramilitaire nationaliste créée en 1919, qui combat l’autorité britannique en Irlande dans le but de réaliser l’union et l’indépendance du pays.

Sortie le 6 février 2013.

 

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