Marius ++

21010780_20130606181736864.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxSur le Vieux-Port de Marseille, Marius, qui aide son père, César, à tenir le Bar de la Marine, ne rêve que d’embarquer sur un des bateaux qu’il voit souvent passer et prendre le large vers les pays lointains. Fanny, jeune et jolie marchande de coquillages, aime secrètement Marius depuis l’enfance. Ce dernier, sans l’avouer, a toujours aimé Fanny.
Pour retenir Marius, pressenti pour un engagement sur un navire d’exploration, Fanny lui dévoile son amour pour lui et parvient à attiser sa jalousie en provoquant une vive dispute entre le jeune homme et un vieil ami de César, le maître-voilier Panisse, qui, beaucoup plus âgé, courtise Fanny.
Partagé entre l’appel de la mer et son amour pour Fanny, Marius renonce à son projet et finit par s’unir à Fanny qui s’offre à lui. Mais, alors que César et Honorine, la mère de Fanny, sont prêts à les marier, Marius est repris par sa folie de la mer. Poussé par Fanny qui se sacrifie par amour pour Marius, ce dernier monte à bord du navire en partance, abandonnant Fanny bouleversée, qui retient ses larmes et cache à César le départ de son fils.

S’atteler à revisiter l’oeuvre de Pagnol n’est pas chose aisée, qui plus est lorsqu’il s’agit de reprendre un rôle d’anthologie campé magistralement par le grand Raimu. Mais pour Daniel Auteuil, avignonnais d’origine qui obtint ses galons d’acteur grâce à l’ami Marcel*, nul doute possible lorsqu’il s’agit de mettre en scène sa belle Provence et de raconter cette histoire bouleversante de destins contrariés.

Premier volet de la trilogie marseillaise, Marius, campé par un Raphaël Personnaz parfait dans le rôle de l’aspirant navigateur à l’âme taciturne, évoque l’insouciance d’une jeunesse rêveuse et amoureuse. Tandis que ce pauvre César – Daniel Auteuil, tout en émotions –  se désespère d’apprendre à son fils « peut-être neurasthénique » l’art du « picon-citron-curaçao », la jolie Fanny – Victoire Bélézy, formidable découverte – n’a de cesse de chercher à rendre jaloux le beau Marius.

Placée sous le signe de la comédie, Marius se distingue par sa tonalité lumineuse et enjouée. Quel plaisir de retrouver cette langue provençale imagée et poétique, de se laisse bercer par le chant des cigales rythmé par les battements de coeur de Marius et de Fanny, de jouer à la manille en maniant l’art de la triche et de la mauvaise foi, de rire et de pleurer avec ce doux accent du sud qui fleure bon le soleil… et la tempête aussi. Car n’oublions pas que nous sommes en méditerranée où l’honneur fait loi. Et que, ce qui nous est merveilleusement raconté est bien « une immense histoire d’amour ratée »…

 Sortie le 10 juillet 2013.

* Son rôle d’Ugolin dans Jean de Florette et Manon des Sources, adaptés des romans de Marcel Pagnol par Claude Berri, fut récompensé par le César du meilleur acteur en 1987.

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And the winners are…

Oscars-2013-en-direct-Shirley-Bassey-rend-hommage-a-James-Bond_yahooExportPaysageCe week-end, le cinéma était à l’honneur puisque l’Hexagone décernait ses 38e Césars tandis que deux jours plus tard, le pays de l’oncle Sam remettait ses 85e Oscars.

Passons sur la qualité soporifique de la cérémonie des Césars, qui peine à se renouveler et à sortir d’un conformisme apathique voire affligeant pour nous concentrer sur le palmarès, hélas sans grande surprise (Noémie Lvovsky a d’ailleurs vu ses craintes se confirmer en repartant bredouille malgré les 13 nominations de Camille redouble, comédie fort sympathique mais de bien peu de poids face à l’Amour d’Haneke) :

Meilleur film : Amour de Michael Haneke

Meilleur réalisateur : Michael Haneke pour Amour

Meilleur acteur : Jean-Louis Trintignant pour Amour

Meilleure actrice : Emmanuelle Riva pour Amour

Meilleur court-métrage : Le Cri du homard de Nicolas Guiot

Meilleurs costumes : Christian Gasc pour Les Adieux à la reine

Meilleur montage : Juliette Welfling pour De Rouille et d’os

Meilleur décor : Katia Wyszkop pour Les Adieux à la reine 

Meilleur documentaire : Les Invisibles de Sébastien Lifshitz

Meilleure second rôle féminin : Valerie Benguigui dans Le Prenom

Meilleur scénario original : Amour de Michael Haneke

Meilleure musique originale : Alexandre Desplat pour De Rouille et d’os

Meilleur film étranger : Argo de Ben Affleck

Meilleur son : A. Deflandre, E. Tisserand, G. Boulay pour Cloclo

Meilleure photo : Romain Winding pour Les Adieux à la reine

Meilleur espoir masculin : Matthias Schoenaerts pour De Rouille et d’os

Meilleure espoir féminin : Izia Higelin dans Mauvaise fille

Meilleure adaptation : Thomas Bidegain et Jacques Audiard pour De Rouille et d’os

Meilleur film d’animation : Ernest et Célestine

Meilleur second rôle masculin : Guillaume de Tonquedec pour Le Prénom

Meilleur second rôle féminin : Valérie Benguigui pour Le Prénom

Meilleur premier film : Louise Wimmer de Cyril Mennegun

Une compilation des « meilleurs moments » de la cérémonie est à découvrir ici :

 

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Quant aux Oscars, point de surprise non plus en confirmant les vainqueurs des Golden Globes :

Meilleur film : Argo de Ben Affleck

Meilleur acteur : Daniel Day Lewis pour Lincoln

Meilleure actrice : Jennifer Lawrence dans Happiness Therapy

Meilleur réalisateur : Ang Lee pour L’Odyssée de Pi

Meilleur scénario original : Quentin Tarantino pour Django Unchained

Meilleure adaptation : Chris Terrio pour Argo

Meilleure chanson : Skyfall par Adèle

Meilleure musique : Mychael Danna pour L’Odyssée de Pi

Meilleur décor : Lincoln

Meilleur montage : Argo

Meilleure actrice dans un second rôle : Anne Hataway pour Les Misérables

Meilleur acteur dans un second rôle : Christoph Waltz dans Django Unchained

Meilleur montage son : Zero Dark Thirty et Skyfall

Meilleur mixage son : Les Misérables

Meilleur film étranger : Amour de Michael Haneke

Meilleur documentaire : Sugar Man

Meilleur court-métrage documentaire : Inocente

Meilleur court-métrage de fiction : Curfew

Meilleur maquillage et coiffure : Les Misérables

Meilleurs costumes : Anna Karenine

Meilleurs effets spéciaux : L’Odyssée de Pi

Meilleure photographie : Claudio Miranda pour L’Odyssée de Pi

Meilleur long-métrage d’animation : Rebelle

Meilleur court-métrage d’animation : Paperman

Un joli court-métrage  que nous vous proposons de découvrir ici :


Paperman by Spi0n

Des cérémonies en demi-teinte qui font espérer une prochaine cuvée bien plus diverse et enthousiasmante.

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Les Cinq Légendes ++

Un père Noël tatoué aux yeux tout émerveillés, un lapin de Pâques aux allures de guerrier et au coeur tendre, une fée des dents joyeuse et protectrice, un marchand de sable plein de sagesse mais qu’il ne vaut mieux pas énerver, un ado facétieux et quelque peu frondeur qui manier le froid en un coup de bâton, un croquemitaine terrible qui plonge le monde dans le désespoir, des lutins légèrement susceptibles, des yétis aux airs de Choubaka, des petites fées adorables… pas de doute, l’esprit des fêtes a bel et bien soufflé sur la planète DreamWorks!

Dans la continuité de la saga romanesque Guardians of childhood dans laquelle William Joyce imagine l’histoire extraordinaire de chacune des légendes qui bercent notre enfance, Rise of the Guardians (Les Cinq Légendes, en français) se déroule 300 ans plus tard, au moment où Pitch, le redoutable Croquemitaine, refait surface pour insuffler peur et désenchantement. Les quatre Gardiens – Nord (le Père Noël), Bunny (le Lapin de Pâques), Sab (le marchand de sable) et la Fée des dents (cousine de la petite souris) – répondent alors à l’appel de l’Homme de la Lune et réunissent leurs forces pour protéger l’espoir, les rêves et l’imaginaire de tous les enfants. Ils vont pouvoir compter sur l’aide précieuse de Jack Frost, adolescent rebelle et solitaire, qui peut créer grâce à sa canne magique de la glace, du vent et de la neige. Invisible aux yeux des enfants, Jack Frost ne connaît rien de son passé et n’a pas conscience de l’étendue de son pouvoir. Mais en s’engageant aux côtés des quatre légendes dans un combat sans merci contre le mal, il va enfin se révéler à lui-même et aux enfants du monde entier.

Une esthétique élégante, des décors somptueux aux détails foisonnants – où la 3D apporte pour une fois un « petit plus »  indéniable – , une intrigue palpitante servie par la musique féérique d’Alexandre Desplat (De battre mon coeur s’est arrêté, The Queen…), une production signée Guillermo del Toro (l’un des maîtres du fantastique et du merveilleux), de la magie éblouissante qui provoque des rires scintillants, de l’aventure à couper le souffle – dont de trépidantes courses poursuites en traîneau – , un méchant presque attachant et cinq fabuleuses légendes qui réveillent de bien beaux souvenirs… Pour son premier long métrage, Peter Ramsey nous gâte en confectionnant un cadeau enchanteur, lumineux, plein de charme… tout simplement magique.

Petits et grands applaudiront… et en redemanderont!

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le très beau site des Guardians of childhood.

Sortie le 28 novembre 2012.

Bande annonce

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