Marvin ou la belle éducation

Marvin Bijou est né dans une famille où la culture n’a pas sa place, où la télévision tonitruante règne en maître, où les repas dominicaux sont composés de nuggets et de frites et arrosés allègrement de pastis. Marvin Bijou est né dans un monde rustre et populaire auquel il n’appartient pas. Trop sensible, trop délicat, Marvin est un étranger parmi les siens. Il fuit les brimades auxquelles l’exposait tout ce qui faisait de lui un garçon « différent ». Envers et contre tout, il s’est quand même trouvé des alliés. D’abord, Madeleine Clément, la principale du collège qui lui a fait découvrir le théâtre, et dont il empruntera le nom pour symbole de son salut. Et puis Abel Pinto, le modèle bienveillant qui l’encouragera à raconter sur scène toute son histoire.
Marvin, devenu Martin, va prendre tous les risques pour créer ce spectacle qui, au-delà du succès, achèvera de le transformer.

Libre adaptation d’En finir avec Eddy Bellegueule, roman autobiographique d’Edouard Louis, Marvin ou la belle éducation narre le parcours initiatique d’un jeune homme fuyant une réalité qui n’est pas la sienne, attiré par un monde extraordinaire, plus exaltant, plus fascinant, mais dont les codes lui sont alors inconnus.

Anne Fontaine s’est emparée de cette histoire, qu’elle porte à l’écran avec une élégance teintée de mélancolie, et propose une passionnante réflexion sur le métier de comédien. Peu à peu, on assiste à l’éclosion d’un artiste, qui se révèle au gré de ses rencontres à l’effet cathartique.

Au-delà du récit d’un homme qui se construit seul et s’éduque à travers les arts et la culture, le film aborde avec justesse des sujets essentiels que sont la lutte contre la différence, l’homophobie mais également la maltraitance en milieu scolaire.

Servi par l’interprétation sur le fil d’acteurs merveilleusement inspirés, qu’il s’agisse de Grégory Gadebois, de Vincent Macaigne, ou des révélations Finnegan Oldfield (Les Cowboys, de Thomas Biguedain) et le jeune Jules Porier, Marvin ou la belle éducation n’est pas sans rappeler Billy Elliot tant ce récit bouleversant évoque avec la même émotion la quête d’identité et le dépassement de soi. Un film poignant et intense.

Sortie le 23 novembre 2017.

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Gemma Bovery

326431.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMartin est un ex-bobo parisien reconverti plus ou moins volontairement en boulanger d’un village normand. De ses ambitions de jeunesse, il lui reste une forte capacité d’imagination, et une passion toujours vive pour la grande littérature, celle de Gustave Flaubert en particulier. On devine son émoi lorsqu’un couple d’Anglais, aux noms étrangement familiers, vient s’installer dans une fermette du voisinage. Non seulement les nouveaux venus s’appellent Gemma et Charles Bovery, mais encore leurs comportements semblent être inspirés par les héros de Flaubert. Pour le créateur qui sommeille en Martin, c’est l’occasion rêvée de se mêler au destin de ces personnages en chair et en os. Mais la jolie Gemma Bovery, elle, n’a pas lu ses classiques, et entend bien vivre sa propre vie…

Un visage gracieux clairsemé de touches de rousseur, une bouche pulpeuse qui croque dans un quignon de pain avec une gourmandise communicative, un regard de chat qui vous hypnotise, des courbes affriolantes qui se dessinent sous des petites robes légères, une voix mutine qui se fait tour à tour grave et charmeuse, une gestuelle tout en sensualité (pétrir une boule de pain relève désormais du fantasme de bien des spectateurs)… Charnelle et voluptueuse, Gemma Arterton est Gemma Bovery, jeune londonienne pleine de fraîcheur qui va bien vite chercher à tromper l’ennui dans les bras d’un bel amant, au grand dam du boulanger (Fabrice Luchini, évidemment parfait), voisin un tantinet intrusif qui s’improvise narrateur fantasque de cette histoire romanesque pour notre plus grand plaisir.

Adapté du roman illustré de Posy Simmonds (auteur de Tamara Drewe, également incarnée à l’écran par Miss Arterton), Gemma Bovery est une comédie noire pleine de verve aux dialogues percutants qui souligne avec une ironie plaisante les travers de chaque personnage (de l’héroïne un brin naïve à l’apollon pleutre en passant par la bourgeoise bêcheuse ou le mari crédule).

Un régal à voir et à écouter. Mais trêve de mots, place au film!

En salles le 10 septembre 2014.

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Jeu concours Gemma Bovery

326431.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLa rentrée nous réserve de bien belles surprises cinématographiques. Pour preuve, la sortie mercredi prochain de Gemma Bovery, pépite bucolique signée Anne Fontaine, inspirée du roman éponyme de Posy Simmonds.

L’histoire est celle de Martin, un ex-bobo parisien reconverti plus ou moins volontairement en boulanger d’un village normand. De ses ambitions de jeunesse, il lui reste une forte capacité d’imagination, et une passion toujours vive pour la grande littérature, celle de Gustave Flaubert en particulier. On devine son émoi lorsqu’un couple d’Anglais, aux noms étrangement familiers, vient s’installer dans une fermette du voisinage. Non seulement les nouveaux venus s’appellent Gemma et Charles Bovery, mais encore leurs comportements semblent être inspirés par les héros de Flaubert. Pour le créateur qui sommeille en Martin, l’occasion est trop belle de pétrir – outre sa farine quotidienne – le destin de personnages en chair et en os. Mais la jolie Gemma Bovery, elle, n’a pas lu ses classiques, et entend bien vivre sa propre vie…

Encore sous le charme de l’irrésistible Gemma Arterton et de l’inénarrable Fabrice Luchini, des Films et des Mots vous propose un jeu concours afin de découvrir cette comédie teintée de drame et de romance, grâce au partenariat de Gaumont.

Il vous suffit de répondre au questionnaire en ligne ici avant le mardi 9 septembre minuit. Les gagnants seront contactés par mail après tirage au sort et recevront leurs places de cinéma de la part de Gaumont.

Bonne chance à tous!

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