Des trésors à (re) découvrir…

18464060.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxQui dit mercredi dit jour de sortie en salles pour les nouveaux films.

Cette semaine, l’occasion est donnée de découvrir le très attendu Zero Dark thirty, film choc de Katheryn Bigelow, mais aussi Blancanieves, l’adaptation espagnole du conte de Blanche-Neige par Pablo Berger, Mariage à Mendoza, un road movie sympathique signé Edouard Deluc, ou encore Cookie, une comédie dramatique touchante où Léa Fazer réunit Alice Taglioni et Virginie Efira…

Mais pour les amoureux des grands classiques, cette semaine est surtout l’occasion de retrouver Audrey, Alfred, Tipi, Sean, Catherine, Vicente et bien d’autres mythes qui ont composé avec maestria l’Histoire du cinéma.

« Des films et des mots » vous propose une sélection des trésors du septième art à (re) découvrir bien calé dans son fauteuil, les yeux grands ouverts et le sourire béat :

Diamants sur canapé, de Blake Edwards, à la Filmothèque du quartier latin* (9 rue Champollion, Paris 5e)
Alors qu’il y a 20 ans disparaissait la gracile et légendaire Audrey Hepburn, la Filmothèque lui rend18455481.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx hommage en diffusant la célèbre adaptation du roman de Truman Capote.
Séances Mercredi, jeudi, vendredi, lundi : 13h40, 15h45, 19h55, 22h
Mercredi, jeudi et lundi : 18h
Samedi, mardi : 13h40, 15h45, 17h50, 19h55, 22h
Dimanche : 14h, 16h30, 19h, 21h30
Plus d’informations sur le site de la Filmothèque

Cycle Audrey Hepburn au Reflet Médicis* (3 rue Champollion, Paris 5e)
Hommage toujours avec la diffusion de trois films signés William Wyler : Vacances romaines (mercredi 23, vendredi 25, samedi 26, dimanche 27 et mardi 29 janvier à 13h50 et 18h40, jeudi 24 et lundi 28 janvier à 13h50), Comment voler un million de dollars (jeudi 24 janvier à 15h30), La Rumeur (mercredi 23, vendredi 25, dimanche 27 et mardi 29 janvier à 15h30), et de Gigi de Vicente Minnelli (samedi 26 janvier à 11h25).
Plus d’informations sur le site du Reflet Médicis

Les Amants de Vérone, d’André Cayatte, au Grand Action* (5 rue des Ecoles, Paris 5e)
Serge Reggiani, Anouk Aimée et Pierre Brasseur partagent l’affiche dans cet autre Roméo et Juliette aux dialogues signés Jacques Prévert.
A noter : la séance sera suivie d’un débat avec Carole Aurouet, spécialiste de Prévert. Jeudi 24 janvier, 20h15.
Plus d’informations sur le site du Grand Action

20420616.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxCycle CinéMaVille dédié au Paris des écrivains au Forum des images (Forum des Halles, 2 rue du cinéma, Paris 1er)
Le temps retrouvé, de Raoul Ruiz, avec Marcello Mazzarella, Catherine Deneuve, sera projeté ce vendredi 25 janvier à 21h.
Plus d’informations sur le site du Forum des images

Mini cycle Hitchcock à la Cinémathèque (51 rue de Bercy, Paris 12e)
Sir Alfred à l’honneur! Au programme ce week-end, Les oiseaux (samedi 26 janvier à 18h45), Pas de printemps pour Marnie (samedi 26 janvier à 21h15), La Cinquième colonne (dimanche 27 janvier à 16h30) et Frenzy (dimanche 27 janvier à 21h).
Plus d’informations sur le site de la cinémathèque

Django au Nouveau Latina* (20 rue du Temple, Paris 4e)
Le western de 1966 de Sergio Corbucci aurait inspiré un certain Quentin Tarantino…
Plus d’informations sur le site du Nouveau Latina

* Les cartes UGC illimitées sont acceptées dans ces cinémas

 

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Tous les soleils

Il arrive parfois que la conjoncture cinématographique soit en parfait alignement avec la position des planètes. Je vous rassure : ce délire « filmographico-astral » ne provient pas d’une surexposition au soleil printanier mais d’un très heureux hasard qui me permet de vivre actuellement de très beaux moments dans les salles obscures.

Car finalement, malgré les critiques ou le nombre de spectateurs qui encensent – ou pas – tel ou tel long métrage, peut-on vraiment prédire quelles émotions provoquera l’histoire qui nous est racontée ? D’ailleurs, chacun a ses propres critères pour estimer les qualités d’un film. Celui-ci nous interpelle en fonction de notre vécu, de notre personnalité, de notre regard, de notre humeur du moment. Et lorsqu’une histoire réunit les spectateurs autour d’une même émotion, on ne peut alors que parler de magie du cinéma.

Bon, il est temps d’arrêter ces divagations qui peuvent paraître assez confuses et d’étayer mes propos.

En l’espace de deux jours, j’ai eu l’agréable surprise de visionner trois petites merveilles radicalement différentes et qui pourtant m’ont toutes fait voyager dans leur univers avec le même plaisir. Pour ce qui est de Moi, Michel G., Milliardaire, Maître du monde, de Stéphane Kazandjian, et de Benda Bilili de Renaud Barret et Florent de la Tullay, j’aurai l’occasion d’en reparler dans un autre post. Quant à Tous les soleils de Philippe Claudel, sorte de condensé d’émotions dont la scène finale me déclencha une petite incontinence lacrymale aiguë, laissez-moi vous en toucher deux mots.

Alessandro, un professeur italien de musique baroque et veuf vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans, dont l’une des principales préoccupations est de trouver une nouvelle compagne a son père pour que ce dernier soit moins sur son dos.  Autre membre de la famille, l’oncle Crampone, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir.
Si Alessandro se rêve en père modèle, il en a oublié de reconstruire sa vie amoureuse, d’autant plus que sa bande de copains à la fantaisie burlesque l’empêche de se sentir seul.

Tel est le monde – plus ou moins merveilleux – dans lequel évolue Alessandro, entouré par une galerie de personnages tous plus attachants les uns que l’autre. Ça rigole, ça complote, ça s’aime, ça pleure, ça s’amuse, ça hurle – surtout en italien -, ça chante aussi, bref, ça vit dans ce film pétillant rempli d’humour et de tendresse.

Stefano Accorsi (Romanzo criminale) en papa poule nous charme, la folie douce de Neri Marcore nous contamine, la jeune Lisa Cipriani est pleine de promesses et Anouk Aimée, sur qui le temps n’a définitivement aucune emprise, y est sublime. Même Clotilde Courau – qui a pourtant le don de m’hérisser le poil – est convaincante dans le rôle de la femme mystérieuse qui ranimera le cœur apathique de notre bel italien.

A l’issue de ce film, j’ai repensé à cette phrase de Jean-Luc Godard : « La télévision fabrique de l’oubli, le cinéma fabrique des souvenirs ». Cela tombe bien : il me reste encore de nombreux voyages cinématographiques à réaliser et tout plein de place dans ma valise à souvenirs ! La suite à la prochaine escale.

Sortie en DVD le 7 septembre 2011.

 

Bande annonce

 

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