La loi de la jungle

imageMarc Châtaigne, stagiaire au Ministère de la Norme, est envoyé en Guyane pour la mise aux normes européennes du chantier GUYANEIGE : première piste de ski artificielle d’Amazonie destinée à relancer le tourisme en Guyane. De mésaventure en mésaventure, on lui affuble un coéquipier. Pas de chance c’est une pin-up. Pire : elle a du caractère.

Imaginez une histoire rocambolesque au fin fond de la pampa guyanaise où les personnages seraient les dignes héritiers des Charlots, le sergent Frank Drebin, l’agent Bob Sinclar, de Funès, Bourvil, Bud Spencer et Terence Hill… Bienvenue dans l’univers joyeusement foutraque et génialement déjanté d’Antonin Peretjako, qui nous avait déjà offert une sympathique caresse à rebrousse-poil avec la farfelue Fille du 14 juillet.

La Loi de la jungle reprend les mêmes ingrédients réjouissants : une ambiance empreinte de nostalgie – qui n’est pas sans rappeler les comédies des années 80 -, une mise en scène faussement désinvolte aux teintes surannées, des pauvres bougres qui multiplient les accidents de parcours et les rencontres saugrenues, un humour mêlant absurde et burlesque.

S’ajoutent ici des scènes de castagne irrésistibles, des gags à gogo servis par des dialogues affûtés, quelques instants romantiques plus ou moins alcoolisés, de l’aventure à foison, une course-poursuite insensée, une faune inquiétante et des acteurs au top de leur forme (dont les « héros » Vincent Macaigne, brillant clown pince-sans-rire, et Vimala Pons, merveilleuse Indiana Jones aux jambes interminables).

Voilà une satire socio-politique mordante et trépidante des plus savoureuses!

Sortie le 15 juin 2016.

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La fille du 14 juillet ++

20537269.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxHector qui a rencontré Truquette au Louvre le 14 juillet, n’a qu’une préoccupation : séduire cette fille qui l’obsède. Le meilleur moyen c’est encore de foncer l’emmener voir la mer et Pator ne saurait lui donner tort, surtout si elle est accompagnée de sa copine Charlotte…
Flanqués de l’inévitable Bertier, ils empruntent les petites routes de France dont les caisses sont vides. Car c’est la crise ! Il faut remettre la France au boulot et, en plein été, le gouvernement décide d’avancer la rentrée d’un mois.
Un chamboule-tout et quelques liasses de billets plus tard, le groupe se disloque à l’image d’une France coupée en deux, entre juillettistes et aoûtiens jaloux. Mais rouler en sens inverse du travail n’effraie pas le trio restant, bien décidé à retrouver La Fille du 14 juillet et à vivre un été débraillé.

Farfelu, décalé, pittoresque et un effet foutraque totalement assumé. Pour son premier long métrage, Antonin Peretjako nous livre une comédie pleine de fantaisie sur fond d’actualité bien sentie.

Nous voici donc embarqués dans ce « road movie » d’un autre genre, où nous croisons Truquette, jeune diplômée qui cherche du travail mais qui n’a pas de logement, et qui ne peut pas s’inscrire au Pôle emploi sans logement et qui ne peut pas se loger sans travail et qui s’improvise marchande de guillotines de poche le jour de la fête nationale pour se payer des vacances (vous suivez?) ; le Dr Placenta, en cavale dans sa delorean futuriste depuis que la police a découvert qu’il pratiquait la médecine sans être diplômé, et dont l’un des passetemps est d’endormir son fils à coup de balles au chloroforme ; le jeune Hector, un gardien de musée au coeur amoureux ; Pator, le poète aux cheveux gras ; Charlotte, la belle blonde dont le frère lourdaud va s’enticher de Truquette la brunette et compromettre une histoire d’amour naissante…

Qualifié de « film de départementales » par le réalisateur – qui ajoute : « si j’avais fait un blockbuster, les personnages auraient pris l’autoroute » -, La Fille du 14 juillet affiche sa bonne humeur communicative, revendique son style désuet, prend des airs de joyeux foutoir, s’entoure de personnages follement singuliers et nous régale de moments savoureux rythmés par des répliques truculentes (citons cette tentative de séduction des plus élégantes du frérot pataud qui lâche avec conviction à la pauvre Truquette : « Tu es craquante et légère comme une chips »).

Le meilleur remède anti-crise qui ait été filmé. A voir sans modération!

En DVD depuis le 2 janvier 2014 (distribué par Shellac : plus d’infos sur la page facebook).

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