Jurée au Grand Prix Cinéma Elle 2014 – 1e partie

CAM00224Jovialité, impatience, euphorie, gourmandise, élégance, rencontres, partage, rires, larmes, émotions, découvertes… comment restituer au mieux l’état d’esprit qui a été le mien le week-end dernier?

Vivre de cinéma et d’eau fraîche (l’eau fraîche en question étant composée de petites bulles exquises et d’une appellation AOC) en qualité de jurée du Grand Prix Cinéma Elle fut une expérience inespérée que je tenais à vous raconter.

Le mois dernier, le célèbre magazine féminin lançait un appel à candidature pour participer à la 4e édition de ce Grand Prix. 120 lectrices qui s’improvisent critiques de cinéma ; 7 films sélectionnés par la rédaction ; 2 jours et demi de projections et de délibérations en folie. Je ne pouvais pas passer à côté d’une telle aventure!

Sélectionnée pour participer à ce week-end de cinéphilie intensive (la nouvelle me fit improviser un double salto arrière triple lutz piqué digne de Michelle Kwan, la grâce et la technique en moins), je pointais le bout de mon nez, guillerette et enthousiaste, au nouveau complexe Pathé Beaugrenelle, où se déroulait l’événement.

Après un accueil sympathique et la remise de notre badge sésame, nous nous sommes dirigées vers « notre » salle de cinéma (elle fut « nôtre » pendant près de 3 jours… ça crée des liens, forcément!), munies de notre carnet d’ (ano)notations. C’est alors que la journaliste Florence Ben Sadoun*, « maîtresse de cérémonie » disponible et chaleureuse, nous révéla la programmation alléchante que nous avaient concocté les journalistes du magazine.BFD

Pour ouvrir les festivités, Céline Sciamma et sa Bande de filles (qui avait également ouvert la Quinzaine des Réalisateurs lors du dernier Festival de Cannes). Je craignais une nouvelle caricature des banlieues, j’ai été bouleversée par ces quatre filles solidaires et bienveillantes, confrontée à la violence et à ce « putain » d’honneur dont elles sont prisonnières.

Après une pause cocktail et une interview express au micro de Françoise Delbecq** (un exercice peu aisé quand on est encore sous le choc de ses émotions), retour en salles pour Une nouvelle amie, de François Ozon, une comédie dramatique adaptée d’une nouvelle de Ruth Rendell, qui reprend les sempiternelles thématiques « ozoniennes » (homosexualité refoulée, milieu petit bourgeois, mise en scène kitsch…). Bref, passons…

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* Florence Ben Sadoun est rédactrice en chef adjoint du magazine Elle et journaliste cinéma.

** Françoise Delbecq est grand reporter et journaliste cinéma à Elle.

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Jeu concours Robert sans Robert

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Les Neiges du Kilimandjaro, Marius et Jeannette, Marie-Jo et ses deux amours, Le Promeneur du champs de Mars… autant de pépites populaires que nous devons à Robert Guédiguian, le réalisateur marseillais pour qui « l’art doit être enchâssé dans la réalité ».
Son acolyte depuis plus de 30 ans, Bernard Sasia, qui a assuré le montage de plusieurs films de Guédiguian, a souhaité rendre hommage à l’auteur de Rouge Midi dans un documentaire d’un autre genre. Il s’est ainsi amusé à démonter les films du cinéaste pour leur donner une autre perspective dans laquelle les personnages de l’univers de Guédiguian se répondent selon un scénario intuitif.
Décalé et inattendu, Robert sans Robert sort en salles le 2 octobre prochain. L’occasion rêvée pour vous faire gagner 5 x 2 places ou 5 affichettes du film, grâce au partenariat de la société ZED.
Venez tenter votre chance en répondant au formulaire en ligne !

Attention
: vous avez jusqu’au dimanche 29 septembre à 23h59 pour participer.
Comme toujours, les gagnants seront tirés au sort et contactés par mail.
Bonne chance!
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Fanny ++

21010774_20130606175633015.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxFanny, amoureuse et abandonnée, apprend qu’elle attend un enfant de Marius. Elle se retrouve en position dramatique de mère-fille, incapable d’assurer son propre avenir et celui de son enfant.
Elle accepte alors, avec l’approbation de sa mère et du grand-père de son enfant, César, de se marier avec un commerçant prospère du Vieux-Port, Honoré Panisse ; celui-ci est âgé de trente ans de plus qu’elle. Il reconnaît son enfant et l’élève comme le sien. Panisse leur apporte une prospérité certaine, une honorabilité sociale retrouvée et un avenir confortable.
Quelques mois après le mariage et la naissance du bébé, Marius, prenant conscience de son amour pour Fanny durant son voyage lointain, mais qui n’a pas de situation sérieuse, revient et cherche à reconquérir Fanny, toujours amoureuse de lui et à reprendre son enfant.

Plus sombre que le premier volet de la « trilogie pagolesque », Fanny voit sa protagoniste prise au piège d’un cruel dilemme et perdre bien vite son insouciance juvénile et sa joie de vivre, qu’elle ne peut retrouver qu’aux côtés de Marius.

Drame teinté d’un humour coloré où chaque réplique fait mouche – « c’est sûr qu’avec un homme, on a plus de chances d’attraper un enfant que le million! » -, Fanny révèle, sous des aspects de faux-semblants joyeux, les secrets de famille qui laissent présager de bien lourdes conséquences. Et qu’importe si personne n’est dupe, tant que l’honneur est sauf.

Avec un amour sincère et communicatif, Daniel Auteuil propose une nouvelle lecture de Marius et de Fanny pour raconter la trajectoire d’individus qui n’accomplissent pas leur propre vie. « Et c’est une tragédie de ne pas pouvoir accomplir son propre destin et c’est ça qui me bouleverse et c’est ça que je raconte, la vie des autres ».

Sublimés par la musique d’Alexandre Desplat et interprétés par des acteurs talentueux qui servent le texte d’un grand écrivain qui ne cessa jamais de nous régaler de ses bons mots, Marius et Fanny nous font vibrer et résonnent en nous bien après le générique de fin.

César, le dernier volet, n’est pas encore tourné mais est déjà attendu avec impatience!

Sortie le 10 juillet 2013.

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