En solitaire

20282436.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxYann Kermadec voit son rêve se réaliser quand il remplace au pied levé, son ami Franck Drevil au départ du Vendée Globe, le tour du monde à la voile en solitaire. Habité par une farouche volonté de gagner, alors qu’il est en pleine course, la découverte à son bord d’un jeune passager va tout remettre en cause.

Filmer l’une des courses nautiques les plus célèbres du monde d’un point de vue intime. Révéler les espoirs, les difficultés, le courage, la persévérance, les doutes, le rêve d’un passionné amené à braver, seul, les océans et à déjouer les affres du vent, le temps d’un tour du monde. Mettre en avant les qualités humaines telles que le dépassement de soi, la confiance aux autres, la solidarité entre concurrents. Voilà tout ce que révèle En solitaire, de Christophe Offenstein qui, pour son premier film derrière la caméra, n’a pas eu peur de placer la barre haute.

Tourner en équipe réduite et en situation réelle, en pleine mer, a imposé de nombreuses contraintes pas toujours évidentes dont le fait de réunir 18 personnes sur un monocoque de 18m de long sur 5m de large.

Une prouesse technique qui laisse admiratif lorsque l’on connaît la difficulté des conditions de tournage, justifiée par une souci d’authenticité de la part du réalisateur mais également de François Cluzet, qui campe avec justesse un skipper déterminé à aller à la victoire mais qui va se retrouver à gérer une situation à laquelle il n’était pas préparé.

Les splendides couchers de soleil que Kermadec envoie chaque soir à sa fille, les conversations par skype avec sa compagne, celles avec l’équipage resté à terre ou encore les boutades échangées avec certains concurrents pour palier à la solitude permanente, la lutte constante contre les éléments, contre la fatigue qui se ressent peu à peu et qui se fait sournoise au point de coûter la victoire, les problèmes techniques rencontrés qui font perdre des places dans la course, les tempêtes essuyées, le risque de voir le bateau se retourner, l’indispensable vigilance qui peut s’avérer salvatrice… Offenstein n’a omis aucun détail pour nous immerger avec un réalisme avéré dans ce défi sportif d’une belle intensité.

Un sacré challenge relevé haut la main.

Sortie le 6 novembre 2013.

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Les Saveurs du palais ++

« Il est une heure où se rencontrent

Tous les grands vins dans un festin

Pomard en souriant regarde

Glisser le doux Brand-Mouton

Nul ne dit à Latour : « Prends garde! »

Pas même le bouillant Corton. »


Éloges de la cuisine française
. Tel est le titre du livre de recettes composé par Edouard Nignon, un poète hédoniste et fin gourmet, dont sont issus ces quelques vers. Tel pourrait être également le sous-titre du nouveau film de Christian Vincent, où l’art culinaire est à l’honneur pour le plus grand plaisir de nos papilles.

Hortense Laborie est une cuisinière réputée qui vit dans le Périgord. A sa grande surprise, le Président de la République la nomme responsable de ses repas personnels au Palais de l’Élysée. Malgré les jalousies des chefs de la cuisine centrale, Hortense s’impose avec son caractère bien trempé. L’authenticité de sa cuisine séduira rapidement le Président, mais dans les coulisses du pouvoir, les obstacles sont nombreux…

Librement inspiré de l’histoire de Danièle Delpeuch, première femme chargée de cuisiner les plats de François Mitterrand à l’Élysée, Les Saveurs du palais est une ode à la gastronomie française, présentée comme un art de vivre.

Pain de viande et ses petits légumes, chou farci au saumon, boeuf de Coutancie, pâté de foie gras, brouillade de cêpes au cerfeuil, jonchée rochefortaise, tarte pâtissière aux fruits rouge, Saint-Honoré à la crème mémé… la merveilleuse Catherine Frot s’amuse à faire chanter les assiettes, à défendre les produits du terroir, à respecter les saisons, et met toute sa grâce, son charme un tantinet désuet et sa classe irrévérencieuse au service du goût, de l’authentique et de la simplicité. Elève de Danièle Delpeuch pendant une semaine, elle reconnaît avoir appris « le plaisir des gestes, des couleurs et des formes de la nourriture ».

Face à cette cuisinière hors-pair au phrasé aussi précis que sa technique, un jeune premier à l’élégance inégalée, au regard malicieux, à l’allure insolente : Monsieur Jean d’Ormesson, qui fait ses premiers pas sur grand écran en prenant un plaisir infini à former avec Catherine Frot ce duo jouissif qui lève le voile sur les « cuisines » du pouvoir du 55 faubourg Saint-Honoré.

Christian Vincent livre un film généreux, à la mise en scène parfois inégale mais au scénario soigné, « concocté » par Etienne Comar (Des Hommes et des dieux).

Un joyeux délice qui régalera les gastronomes, les gourmets et tous les gourmands.

A savourer sans modération!

En salle depuis le 19 septembre 2012.

La bande annonce

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