New York Melody

345859.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxGretta et son petit ami Dave débarquent à New York pour y vivre pleinement leur passion : la musique. Leur rêve se brise et l’idylle vole en éclats quand, aveuglé par son succès naissant, Dave plaque Gretta pour un carrière solo… et une jolie demoiselle.
Son billet de retour pour Londres en poche, la jeune femme décide de passer une dernière nuit sur place. Encouragée par son meilleur ami, Gretta se retrouve malgré elle à chanter sur scène dans un pub de la ville.
Dans la salle, un producteur de disques désabusé et à la dérive la remarque. Une rencontre enchantée qui pourrait bien finir en chansons…

Il y a sept ans, John Carney avait conquis les cinéphiles mélomanes avec Once, un petit bijou musical aux allures de balade folk qui narrait la rencontre de deux solitaires réunis par  une même passion.

New York Melody aurait pu être la suite de cette histoire. Le temps a passé et les deux amoureux s’envolent pour les Etats-Unis où la carrière du jeune homme est en pleine ascension. Mais cette fois-ci, le cinéaste s’intéresse aux conséquences du succès au sein du couple de musiciens.

Une tonalité douce et légère, une dominante joviale teintée de légers accents mélancoliques, des mélodies savoureuses, des interprètes justes et bourrés de charme (Mark Ruffalo, dépressif alcoolique en pleine rédemption, en tête), une mise en scène lumineuse et pour décor, Manhattan-la-captivante… Nous voici sous le charme de cette romance naissante, certes un peu naïve, mais qui nous transporte dans un ailleurs où les cauchemars peuvent redevenir de beaux rêves.

Tout le génie de Carney est là : sublimer les petites histoires en leur insufflant une magie particulière. Cette magie, c’est celle qui se dégage des rues new-yorkaises. C’est l’ambiance des bars où l’on vient écouter jouer des anonymes autour d’une bière ; c’est celle de la ville, animée, grouillante, électrisante, imprévisible et fantasque ; c’est celle des quartiers, huppés ou modestes, où les « penthouses » toisent de leur superbe les studios hasardeux où l’on improvise un lit mezzanine pour gagner quelques mètres carrés ; c’est la démesure de la réussite face à la galère qu’implique vivre sa passion ; c’est l’Empire State Building, Essex Street, Broadway Avenue, Greenwich Village, The Electric Lady Studios…

Avec New York Melody, John Carney signe une partition toute simple aux accords parfaits qui vous donne le sourire.. et l’envie furieuse de prendre un aller simple pour la Grosse Pomme!

Une belle récidive.

Sortie le 30 juillet 2014.

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All about Albert ++

21053020_20131025171524518.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMère divorcée, Eva se passionne pour son métier de masseuse. Très attachée à sa fille, elle redoute le jour – désormais imminent – où celle-ci va quitter la maison pour aller à l’université. A l’occasion d’une soirée, elle rencontre Albert, un homme doux, drôle et attachant qui partage les mêmes appréhensions qu’elle. Tandis qu’ils s’éprennent l’un de l’autre, Eva devient l’amie et confidente de Marianne, une nouvelle cliente, ravissante poète qui semblerait parfaite si seulement elle n’avait pas un énorme défaut : dénigrer sans cesse son ex-mari. Soudain Eva en vient à douter de sa propre relation avec Albert qu’elle fréquente depuis peu.

« Comment arrive-t-on à se libérer d’un échec sentimental et à prendre le risque de tomber amoureux à nouveau? » Une question universelle à laquelle Nicole Holofcener tente de répondre à travers la rencontre d’Eva et d’Albert, deux divorcés fragiles qui se cachent derrière l’humour pour masquer leurs fêlures et leur manque d’assurance.

Avec délicatesse, la cinéaste met en scène ces personnages attendrissants, révélant leurs failles, qu’il s’agisse de la crainte de voir leur enfant unique quitter le nid et de la solitude qui en découlera, la peur de vivre une nouvelle déception amoureuse, et plus généralement l’angoisse liée au changement.

D’emblée, la complicité s’instaure :  les rires fusent au cours d’un dîner, les histoires se dévoilent peu à peu et le plaisir de se retrouver sonne comme une évidence. Mais les belles émotions des premiers temps ne sont pas faites pour durer. Du moins, c’est ce que pense Eva, rapidement en proie aux doutes et qui, pour se rassurer, cherche des réponses… quitte à faire fausse route.

Une mise en scène faite de clair-obscures épars sublimée par une merveilleuse bande son, des acteurs tout en justesse (de Julia Louis-Dreyfus au regretté James Gandolfini en passant par Catherine Keener et Toni Collette), de la douceur, de la simplicité et de la tendresse… autant d’ingrédients qui font d’All about Albert une jolie comédie romantique qui vous donnera le sourire pour un petit moment.

Sortie le 26 mars 2014.

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Les Croods ++

20502151.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLorsque la caverne où ils vivent depuis toujours est détruite et leur univers familier réduit en miettes, les Croods se retrouvent obligés d’entreprendre leur premier grand voyage en famille. Entre conflits générationnels et bouleversements sismiques, ils vont découvrir un nouveau monde fascinant, rempli de créatures fantastiques, et un futur au-delà de tout ce qu’ils avaient imaginé.
Les Croods prennent rapidement conscience que s’ils n’évoluent pas, ils appartiendront à l’Histoire.

Avouons-le, la nouvelle production des studios Dreamworks (Shrek, Madagascar) a fait craindre une sorte de remake de la famille Pierrafeu sans plus d’originalité. « On ne juge pas un livre à sa couverture » dit pourtant le proverbe. Une maxime que je tâcherai désormais de garder en mémoire !

Car c’est une jolie surprise débordante de folie, de drôlerie et d’émotions que nous livrent Chris Sanders (Lilo et Stitch) et Kirk DeMicco.

L’histoire des Croods nous est contée par Eep (Emma Stone en VO, Bérengère Krief en VF), une ado tête brûlée bien décidée à braver les nombreux interdits imposés par Grug, un papa poule format XXL garant de la survie des siens qui a pour leitmotiv « Ne jamais ne pas avoir peur » (les amis de la litote apprécieront). Ugga, la mère compréhensive à qui il vaut mieux ne pas trop chercher des poux dans la tête, Gran, l’irréductible mamie, Thunk, le fils obéissant mais pas très futé et Sandy, le bébé teigneux aux dents ultra-acérés viennent compléter ce tableau de la famille des temps préhistoriques .

Chasse, courses poursuites et contes terrifiants au coin de la grotte rythment le quotidien du dernier clan de l’ère « croodéolithique » (lorsque Mère Nature en était aux premières étapes de ses expériences nous explique-t-on). Mais après un terrible tremblement de terre, la tribu est contrainte à partir à la recherche d’une nouvelle caverne. C’est alors qu’intervient Guy (Ryan Reynolds en VO, Kev Adams en VF), un jeune nomade curieux et astucieux – le bougre préfère se servir de sa tête que de ses muscles – accompagné de Brassé, un adorable paresseux multifonction (et future coqueluche des cours de récré). Un passionnant périple rocambolesque commence alors, au milieu d’une faune et d’une flore aussi belles que dangereuses.

Des personnages loufoques et attachants, des animaux plus délirants les uns que les autres (de l’ancêtre du chien au look bien étrange au tigre-chat aux dents de sabre en passant par les oiseaux carnivores, les lémuriens siamois à la queue bariolée ou encore les macaques boxeurs), des paysages gorgés de couleurs flamboyantes mais qui n’en restent pas moins hostiles, des aventures palpitantes, de l’action, du suspense, de la tendresse, de l’humour bien calibré,  des rires qui fusent toutes les deux minutes… Autant de bonnes raisons de devenir accros aux Croods.

Sanders et DeMicco signent l’un des meilleurs films d’animation de ces derniers temps, qui s’illustre tant par ses qualités artistiques que par son scénario inventif, ses dialogues travaillés et sa fantaisie savoureuse.

Que dire de plus… si ce n’est « Ta-ta-taaa »!

Sortie le 10 avril 2013.

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