Un Sac de billes

285393.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxDans la France occupée, Maurice et Joseph, deux jeunes frères juifs livrés à eux-mêmes, font preuve d’une incroyable dose de malice, de courage et d’ingéniosité pour échapper à l’invasion ennemie et tenter de réunir leur famille à nouveau.

Après Jappeloup et Belle et Sébastien, l’aventure continue, le québecois Christian Duguay adapte le roman à la tonalité autobiographique de Joseph Joffro, Un sac de billes, porté une première fois à l’écran par Jacques Doillon en 1975.

A travers une mise en scène lumineuse, Duguay place sa caméra à hauteur d’enfants pour conter l’étonnant périple de ces deux frères inséparables, solidaires et intrépides, qui tentent de survivre malgré les dangers de chaque instant et l’insoutenable réalité.

Émouvante et pleine d’espoir, cette histoire de fratrie et de bravoure convainc grâce à l’interprétation complice et éloquente des jeunes Baptyste Fleurial et Dorian Le Clech, à la photographie pleine de poésie de Christophe Graillot et à la musique, sobre et délicate, d’Armand Amar.

Si hélas, l’aspect mélodramatique est bien trop présent – le sujet est suffisamment poignant pour ne pas tomber dans l’écueil du pathos – et que quelques longueurs viennent alourdir le rythme du film, Un Sac de billes reste un film touchant aux personnages attachants.

En salles le 18 janvier 2017.

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Jappeloup ++

20452765.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxDécouvrir, apprendre et s’émouvoir. Espérer, craindre, s’enthousiasmer. Se laisser prendre au jeu lumineux des acteurs, bercé par les mélodies délicates qui illustrent chaque moment fort et vibrer face à la mise en scène sous haute tension, intense et ô combien élégante. Vivre ainsi mille et une émotions par procuration, en l’espace de deux heures à peine, et partager une passion qui nous est pourtant étrangère. Autant de belles surprises que Christian Dugay révèle dans Jappeloup.

Au début des années 80, abandonnant une carrière d’avocat prometteuse, Pierre Durand se consacre corps et âme à sa passion, le saut d’obstacle. Soutenu par son père, il mise tout sur un jeune cheval auquel personne ne croit vraiment : Jappeloup. Trop petit, trop caractériel, trop imprévisible, il a de nombreux défauts mais une détente et des aptitudes remarquables. De compétition en compétition, le duo progresse et s’impose dans le monde de l’équitation. Mais les Jeux olympiques de Los Angeles sont un terrible échec et Pierre prend alors conscience de ses faiblesses. Avec l’aide de Nadia, sa femme, et de Raphaëlle, la groom du cheval, Pierre va regagner la confiance de Jappeloup et construire une relation qui va les mener aux JO de Séoul en 1988.

Librement adapté du roman Crin Noir de Karine Devilder et inspiré de la vie de Pierre Durand, champion olympique de saut d’obstacles au parcours atypique, Jappeloup narre l’incroyable rencontre entre deux êtres au tempérament de feu que l’opiniâtreté et la confiance vont conduire au sommet.

Guillaume Canet – acteur et scénariste du film – excelle dans la peau du cavalier émérite, entouré par la gracieuse Marina Hands, dans son élément au milieu des chevaux – rappelons que les deux acteurs sont passionnés d’équitation -, par un Daniel Auteuil plein de tendresse, un Jacques Higelin fabuleux mais aussi – et surtout – par une formidable Lou de Laâge, jeune talent prometteur que l’on ne se lasse pas de découvrir. Ajoutez à cette distribution prestigieuse une réalisation soignée et un rythme soutenu – malgré l’emploi exagéré de ralentis dans les scènes de saut – et vous obtiendrez un film poignant qui s’adresse aussi bien aux amoureux du monde équestre qu’aux spectateurs novices.

Une belle réussite.

Sortie le 13 mars 2013.

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