La Bataille de Solférino

aff_712748201401061615266 mai 2012, deuxième tour des élections présidentielles. Laetitia, journaliste télé, doit couvrir l’événement au cœur de la foule, rue de Solférino. C’est également le jour où Vincent, son ex, débarque, sûr de son droit de visite, pour revoir ses deux petites filles. C’est parti pour la bataille !
Autour d’eux, les gamines déchaînées, un baby-sitter submergé, un nouveau mec légèrement « pot de colle », un avocat misanthrope, la jubilation et la détresse des français. Aujourd’hui, c’est dimanche, tout s’emmêle, rien ne va plus…

Pour son premier long métrage, Justine Triet met en scène le quotidien sans dessus dessous d’un couple – ou du moins, ce qu’il en reste – qui se livre une guerre sans merci sur fond d’actualité électorale.

Sans complaisance ni fioriture, la cinéaste capte ses personnages sur le vif, dans une urgence permanente, qu’il s’agisse de la mère dépassée par les événements et angoissée de voir son ex imprévisible débarquer à l’improviste (Laëtitia Dosch), du père à la fois attendrissant et terrible dans ses excès de colère, bouleversé par le fait d’être privé de la garde de ses enfants (Vincent Macaigne), du baby-sitter sous payé qui ne semble pas comprendre grand choses à la situation…

Embarqué dans ce tourbillon effréné, le spectateur assiste à ce vaste bazar, fascinant et effarant, où l’intime se fait aussi anxiogène que l’extérieur.

C’est là le point fort de La Bataille de Solférino :  filmer la petite histoire au service de dans la grande – à moins que ce ne soit l’inverse – comme pour mieux en révéler les interactions. Ce mélange des genres, Triet le conçoit comme « une façon de dire que notre vie à une toile de fond, et que les événements se contaminent, ce qu’il y a de plus intime avec ce qui appartient à tout le monde ».

Ce que l’on retient surtout de ce film à mi-chemin entre le documentaire et la comédie sociale est ce brouhaha permanent, ce rythme excessif, cette incompréhension entre les personnages qui nous font souvent perdre pied.

Une bataille épique, fastidieuse, hystérique et exaspérante dont on ressort éreinté.

 

La Bataille de Solférino, film français de Justine Triet, en DVD depuis le 1er avril 2014 (distribué par Shellac).

Une sélection de tous les meilleurs films de 2013 est à retrouver sur le site www.cinetrafic.fr

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Jeu concours Sous les jupes des filles

446077.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxParis. 28 premiers jours du printemps. 11 femmes.
Mères de famille, femmes d’affaires, copines, maîtresses ou épouses…
Toutes représentent une facette de la femme d’aujourd’hui : Complexes, joyeuses, complexées, explosives, insolentes, surprenantes… Bref, un être paradoxal, totalement déboussolé, définitivement vivant, FEMMES tout simplement !

Pour son premier long métrage en qualité de réalisatrice, Audrey Dana s’offre un casting faramineux : Isabelle Adjani, Vanessa Paradis, Sylvie Testud, Audrey Fleurot, Alice Taglioni… des grands noms du cinéma français qui se partagent l’affiche d’un film féminin, enthousiasmant et plein de promesses !

Envie de découvrir cette comédie de chic et de choc? En partenariat avec Myskreen et Cinétrafic, Des Films et des Mots met en jeu 10 x 2 places de cinéma. Pour tenter votre chance, il vous suffit de répondre au formulaire en ligne avant le 4 juin 2014 minuit. Attention : pas plus d’une participation par personne !

Les gagnants seront tirés au sort puis contactés par mail et recevront leur lot de la part de Cinétrafic.

Bonne chance à tous (et à toutes) !

Bande annonce « Sous les jupes des filles

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Les Conquérants +

21030334_20130823122718965.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxGalaad et Noé se retrouvent à l’enterrement de leur père. Demi-frères, ils n’ont pas grand-chose en commun, si ce n’est une collection d’échecs personnels. Persuadé que le mauvais œil les poursuit depuis que leur père a dérobé une relique sacrée, Galaad convainc Noé d’agir. S’improvisant aventuriers, les deux hommes partent en quête de l’objet volé, et de la chance qui les fuit.

« La malchance, c’est un truc qu’il faut prendre très calmement ». Derrière cette sentence pleine de sagesse que nous devons à Galaad, philosophe du dimanche que la vie semble vouloir accabler (il faut dire qu’avec un tel prénom, le garçon semble ne pas partir gagnant…), se cache une tonalité résolument décalée qui caractérise la comédie que nous livre Xabi Molia.

« Quand plus rien ne va, comment y fait-on face? » Telle est la question dont tentent de se dépatouiller les frères poissards, Galaad (Denis Podalydès, merveilleux en clown blanc plein d’élégance et de délicatesse) et Noé (Mathieu Demy, génial en entraîneur de foot has been mais à l’inventivité sans limite), ces Conquérants qui partent à l’aventure pour reprendre leur vie en mains.

Et voilà comment cette « déconquête » du Graal les emmène au fin fond des Pyrénées, sur un parcours semé d’embûches dont l’atmosphère onirique rappelle fortement celle des légendes fantastiques : on croise alors une licorne perdue dans la brume, un ours pas franchement sympathique, des jeunes femmes aux allures de nymphes, une grotte secrète…

Burlesque, inattendue mais aussi touchante, cette comédie épique portée par son merveilleux duo d’acteurs aurait toutefois gagné en rythme, qui a tendance à s’essouffler bien vite, et nous laisse avec un sentiment d’éphémère.

Un film sympathique, qui ne laisse pas une grande impression si ce n’est d’avoir passé un bon moment. Ce qui n’est déjà pas si mal.

En DVD depuis le 12 février 2014 (distribué par Pyramide Films dont vous pouvez consulter la  page facebook ici).

Retrouvez toutes les comédies 2014 sur le site de notre partenaire et bien d’autres films à découvrir par là sur Cinetrafic.
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