London house

Dans un quartier résidentiel de Londres, Kate et Justin, trentenaires bientôt parents, occupent un grand appartement au premier étage d’une belle maison bourgeoise. Lorsque Theresa et Jon, un couple aisé également dans l’attente d’un enfant, emménagent dans l’appartement du rez-de-chaussée, les deux couples se lient d’amitié. Kate est fascinée par Theresa mais au fil d’événements troublants, elle est envahie par un sentiment d’inquiétude qui va se transformer en un véritable cauchemar

Pour son premier long métrage, David Farr s’illustre par la réalisation d’un thriller angoissant particulièrement soigné.

London House n’a de charmant que son titre : derrière les apparences coquette et bourgeoise de la maison et de ses habitants se joue un huis-clos troublant, à coup de miroir déformant, de manipulation sournoise, de mystère et de folie.

L’étau se resserre autour de Kate et de Justin, l’atmosphère oppressante livre peu de répit, et bien que l’on devine très vite l’issue fatale de l’histoire, ce petit théâtre de l’intime de l’horreur exerce une étrange fascination.

Servi par un quator inspiré (Clémence Poésy en tête) et une mise en scène tenue – malgré un scénario attendu -, London House dérange et intrigue. Un premier film prometteur.

Sortie le 22 mars 2017.

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127 heures

Le 26 avril 2003, Aron Ralston, tête brûlée adepte des sensations fortes, se met en route pour une randonnée dans les gorges de l’Utah. Aimant vivre sa vie à cent à l’heure façon loup solitaire, le jeune alpiniste expérimenté qui collectionne les plus beaux sommets de la région crapahute au coeur de la vallée rocheuse.

C’est au fin fond d’un canyon reculé que l’impensable se produit. Au-dessus de lui, un rocher se détache et emprisonne son bras dans le mur de rocaille. Le voilà pris au piège, menacé de déshydratation et d’hypothermie, en proie à des hallucinations…
Il parle à son ex-petite amie, à sa famille, et se demande si les deux filles qu’il a rencontrées dans le canyon juste avant son accident seront les dernières.
Cinq jours plus tard, comprenant que les secours n’arriveront pas, il va devoir prendre la plus grave décision de son existence…

Voilà un synopsis des plus alléchants qui promet de nous emmener sur les montagnes russes du septième art à la vitesse grand V. L’attente est d’autant plus vive lorsque l’on sait que c’est Danny Boyle (Trainspotting, Slumdog Millionnaire…) qui est aux commandes.

C’est donc avec une légère crainte que je me suis rendue à la projection, ne sachant pas vraiment à quoi m’attendre et redoutant que le génie ait finalement des limites.

Bon, je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps : j’avoue m’être pris une nouvelle claque cinématographique  – qu’il s’agisse du scénario aiguisé telle une lame de rasoir qui ne laisse rien au hasard, de la mise en scène tantôt fiévreuse tantôt poétique, ou de l’interprétation enlevée que nous sert un James Franco remarquable à qui l’on prédit d’ores et déjà une petite statuette dorée aux prochains Oscar.

Boyle n’a pas son pareil pour faire monter l’angoisse progressivement et placer le spectateur dans une position d’attente assez déroutante. Quand le drame arrive, c’est presque un soulagement. Or, c’est à ce moment-là que l’étau se resserre et que nos nerfs vont être mis à rude épreuve.

Nous voici « emprisonnés » au même titre que Ralston : la folie guette, la mort menace, la douleur est infernale, la soif assèche les gorges et l’espoirs est vain, jusqu’à ce que soit prise « l’ultime décision » (une scène proche de l’insoutenable).

Adapté d’une histoire vraie, 127 heures est un film fort, vif et nerveux qui vous prend aux tripes et ne vous relâche qu’au générique de fin… voire même un peu après. Et même si l ‘on sait qu’on ne sortira pas complètement indemne de cette aventure à couper le souffle, un avertissement semble cependant nécessaire : claustrophobes et âmes sensibles, s’abstenir!

Sortie en DVD le 20 juillet 2011.

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